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 Paddy is coming
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Paddy White
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Ex-Lionne

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Messages : 382
Date d'inscription : 04/05/2015

Dossier
Statut Statut: Commercante en apprentissage
Argent Argent: 10 000 gallions
Points Points: 80

MessageSujet: Paddy is coming   Lun 4 Mai 2015 - 0:17
~ Informations de base ~

Nom(s) : White
Prénom(s) : Lilas Paddy
Âge :17 ans
Surnom(s) :Paddy / Pad's
Sexe :Féminin
Pays d'origine :Ecosse

Statut :Elève
Classe : Septième année
Familier : Une petite chouette Hulotte masculine (Je n'en suis pas très sûre) du doux nom de Elliot
Baguette : Bois de Sycomore et plume de phénix, 28cm, flexible.
Orientation sexuelle : Techniquement Bi. Après tout, on tombe amoureux d'une personne, pas d'un sexe, n'est-ce pas? Mais j'ai tendance à préférer les hommes.
Particularités :  Capitaine de l'équipe de Quidditch
Personnage sur l'avatar : Shailene Woodley


~ Parlons de moi ~

♦ Mon moi extérieur :

Me voilà devant le miroir et la seule chose que je trouve à dire c'est « bizarre ». Il n' y a rien d'étrange qu'une jeune fille de dix-sept ans, ou presque, ou un peu plus -peu importe- se regarde dans le miroir. Mais moi ? Ben... C'est moi quoi. Et je suis la même qu'il y a deux ans. La même qu'il y a six ans, la même qu'il y a douze ans. Juste en un peu plus grande, un peu plus formée. Pas que j'ai été un jour déformée, enfin je crois pas. Mais il arrive un moment dans la vie d'une fille où elle ressemble et bien... à une fille plus qu'à une planche à pain. Quoique, certaines filles n'ont pas de croissance à ce niveau là. Et parfois c'est mieux pour elle. Pas que j'ai d'énormes seins, donc tout va bien. Les miens sont d'une taille plutôt correcte, je trouve. Mais les filles avec des gros seins ? Les pauvres ! Ça ne provoque que mal de dos et problèmes pour s'habiller.

Hum... Est-ce que je viens de me rendre compte que je me présente physiquement à partir de la description de la taille de mes seins ? Oui, tout à fait. Est-ce que j'ai honte ? Disons que je me sens légèrement gênée, mais le mal est fait, n'est-ce pas ? Et puis, le ridicule ne tue pas.

Maintenant que j'ai commencé par quelque part, autant me décrire en entier. Je suis grande. Enfin j'aimerais l'être mais en vérité j'ai une taille plutôt petite. Dans les alentours d'un mètre soixante-cinq, quelque chose comme ça. Pas évident de donner un taille exacte quand la dernière fois qu'on m'a a mesuré remontait à mes cinq ans. C'est aussi la dernière fois qu'on m'a pesé, donc pas la peine de demander. Je pense juste que je suis fine, même si je mange plus qu'un ogre affamé à chacun de mes repas. La nourriture est une vraie passion pour moi. Même si je brûle toute la nourriture que je tente de cuisiner, je suis sans pareil pour savourer les bons petits plats. Manger, c'est une institution ! Et que celui qui pense le contraire prenne garde !

Hum toujours est-il que je suis petite et musclée. Pas comme ces moldus bizarroïdes qui prennent des produits encore plus bizarres et gonflent, gonflent, gonflent puis prennent des photo en bikini. J'en ai des frissons en y pensant. De dégoût, les frissons. Toujours est-il que si j'ai un peu de muscles, c'est surtout à cause des entraînements de Quidditch et de ma passion pour grimper à toute sorte de chose en hauteur. Pas que ça se voit énormément. C'est juste que voilà : je sais me servir de mes bras et de mes jambes.

Alors, que pourrais-je dire d'autre. J'ai des cheveux. Et oui, comme pas mal de gens, j'ai des cheveux. Ils sont longs et me dérangent parfois, alors je les attache en queue de cheval serrée, pour éviter qu'ils gênent ma vision. Parfois je les adore alors je prends du temps pour les coiffer, parfois je les déteste et je les laisse comme ils sont : fougueux et vraiment embêtants. Dans tous les cas, je trouve leur couleur originale. En dessous ils sont châtain, si foncés qu'il pourraient parfois se confondre avec du brun. Au dessus, des éclats de blés se mêlent à des fils de feu et des rayons de nuits. Mais les rayons du soleil semblent avoir établi des chemins lumineux sur ma tête jusque sur mes épaules et s'y baladent sans arrêt.

Sinon ? Sinon j'ai découvert chez les moldus quelque chose de merveilleux que l'on appelle des tatouages. Je me demande pourquoi les sorciers ne l'ont pas déjà adapté. Ça aurait pu être marrant, d'avoir un petit chat sur la peau qui se déplace selon son grès. Ou peut-être qu'ils l'ont fait, auquel cas je ne suis pas au courant. Et je m'en moque. Je voulais quelque chose qui reste à l'endroit où j'ai choisi de le mettre. Ainsi pour mes seize ans, avec l'argent de mon job d'été, j'ai fait faire ce dessin indélébile entre mon sein gauche (décidément on en parle beaucoup aujourd'hui!) et ma clavicule. Une envolée d'oiseau comme s'envole la liberté. Et c'est beau, n'est-ce pas ?

♦ Mon moi intérieur :
Il arrive parfois que Josh me demande comment je me vois, comment je suis ? Au début je ne comprenais pas. Ce qu'il veut savoir c'est qui je suis, comment je suis, à l'intérieur. Les premières fois je lui disais qu'à l'intérieur j'étais rouge. Qu'il y avait aussi du rose, un peu de noir et sûrement du vert aussi quelque part, mais qu'avant tout j'étais rouge. C'était une blague pas très drôle que j'aimais lui faire, parce que c'est bien vrai, nous sommes tous rouge à l'intérieur, hein ? C'est la couleur de tous les sangs, « purs », « impurs », ceux des moldus, des cracmols ou bien des être « hybrides » comme les lycans. Le sang est rouge. Le même rouge pour tout le monde. Et quand il s'écoule, la douleur est tout autour, toujours. Bien sûre ma blague s'arrêtait juste au moment où Josh comprenait que je parlais de mon moi intérieur anatomiquement parlant.

C'est étrange, les questions d'un enfant. J'ai parfois l'impression qu'il me comprend sans un mot. Comme si nous étions jumeaux, des jumeaux avec dix ans d'écart. Il me demande toujours comment je me vois quand je me sens mal. Parce que je me sens mal, de temps en temps, comme tous les presque adultes que nous sommes tous.

L'année prochaine, je quitte Poudlard et je ne sais pas ce que je vais faire de ma vie. Du Quidditch ? Des potions ? De la métamorphose ? Je ne sais pas. Peut-être que je rentrerais juste à l'orphelinat, aider Madame Cowen, ça me paraît bien également.

J'ai toujours aimé les enfant. Ce serait bête que ce soit l'inverse, moi qui ait toujours vécue entourée d'enfants. Ils me fascinent. Leur imagination me fascine. Leur capacité de création aussi et leur gentillesse. Un enfant méchant est un enfant qui n'a pas été bien élevé. Leur facilité à se faire des amis et à montrer leur sentiments aussi. C'est une chose que j'ai plus ou moins du mal à faire.

En vérité, je suis plutôt une fille enjouée. Je n'aime pas paraître fragile aux yeux des autres. J'ai appris à l'âge de huit ans qu'il fallait sourire, sourire pour la vie, pour rendre heureux les autres. Être courageux et sourire. Et c'est ce que je me dis chaque matin : « sois gentille, soit courageuse, sourit ». Et j'y arrive ! La plupart du temps. Parfois, certaines personnes me sortent de mes gonds, ce qui est plutôt facile, en fait. C'est pour ça que je m'arrange pour m'entendre avec à peu près tout le monde. Comme ça, je suis tranquille. Et j'ai pas trop besoin de me forcer, j'ai la mauvaise tendance à voir du bien dans chacun. Eux par contre...

Avec comme devise « soit courageuse et sourit » il m'est impossible de rester en place. Je n'aime, de toute façon, pas être calme. Ça me rappelle une année que je ne cherche pas à oublier mais dont je ne veux pas me rappeler non plus. Alors je bouge. Je cours, je sautille, je grimpe un peu partout quand j'en ai envie. Je vole dès que je peux et je passe mon temps à l'extérieur. J'aime être à l'extérieur. J'aime le soleil, quand il est là. J'aime passer du temps sous la pluie. Je me sens en osmose avec la terre. Je me sens calme. Le seul moment où je m'assagit est quand il neige. J'aime regarder la neige tomber. Ça m'hypnotise mais je ne sais pas pourquoi, c'est comme ça.

Mais parlons de ma passion du Quidditch. Je ne sais pas trop comment ça a commencé, ni quand. Mais une fois que mes pieds n'ont plus touché le sol j'ai sentit.... j'ai sentit ce sentiment me grignoter de toute part. Je pouvais tomber et si je le faisais, j'allais me faire très mal. Mais je volais, je volais entre les oiseaux et il était hors de question que j'arrête. J'ai appris plus tard que ce sentiment s'appelait adrénaline et qu'il n'était pas très bon de trop le consommer, ni pour le cœur, ni pour le corps. Mais j'aimais volais et j'aimais l'idée que je pouvais tomber, que seule la maîtrise complète de mon corps pouvait m'en empêcher. J'étais vivante, et libre. Et je n'ai pas arrêté de voler.

Mes autres passions consistent à faire la pitre, la plupart de temps sans vraiment le vouloir, fabriquer des petits objets faits à partir de récupération pour les enfants de l'orphelinat et me balader dans des endroits qu'on a pas encore découverts. C'est comme ça d'ailleurs que j'ai trouvé la Salle sur demande. J'y vais régulièrement, me vider la tête et arrêter de sourire. Là-bas, personne ne peut être malheureux si je ne suis pas joyeuse. Alors dès que je me sens triste j'y vais. Il y a aussi d'autres pièces marrante, comme le vieux salon derrière la petite fille à la balançoire au deuxième étage.

Et voilà. Si peu de choses finalement et en même temps beaucoup trop. Je suis tout ça, tout ça c'est moi mais je ne suis pas que ça. Parce qu'un être humain est complexe et que je ne me connais moi-même pas assez bien pour dire si je suis vraiment tout ça à la fois ou pas. Une chose est sûre, demain en me levant je penserais à Madame Cowen. Je penserais à mes amis proches, un petit louloup notamment. Je penserais à la journée qui arrive et surtout je penserais à Elliot et puis je me dirais, comme un mantra pour commencer la journée : Soit courageuse et souris.




~ Il était une fois une histoire banale  ~


J’aurais pu dire que ma mère m’a faite au milieu d’un champ de fleurs colorées, en plein mois de mai, alors que les roses fleurissent dans les haies moldues et que le soleil ré-apparaît pour offrir à la terre ses rayons chaleureux. Et c’est comme ça que j’imagine ma naissance, souvent. Au milieu de la nature, alors que tout est calme. Pourtant, pourtant je ne peux pas m'en souvenir. Et personne n'est là pour me dire comment ça s'est passé. Je ne suis peut-être même pas née le 15 mai, comme on pourrait le penser.

Je m'appelle Paddy. Étrange comme nom, n'est-ce pas ? C'est parce que ce n'est pas un nom véritable. Mais c'est comme ça que je veux être appelée. Ainsi, très peu de gens connaissent ma véritable « identité ». Paddy. Ce mot est comme un masque pour moi, un masque de super-héros qui me permet d'aller de l'avant. Je ne suis pas Lilas White, la fille abandonnée à la naissance mais Paddy, juste Paddy. Et cette Paddy est, je l'espère, extra-ordinaire. Enfin, je tente de l'être. Personne n'est vraiment extra-ordinaire, hein ? Ou alors peut-être est-ce tout le monde qui l'est... Comme le disent souvent les gens « à trop vouloir en sortir, on entre dans la masse ». Et c'est comme ça que je me sens, ou plutôt que je me sentais il y a quelques temps. Mais je ne suis pas là pour parler philosophie.

La première information sûre qu'on ait à mon sujet est la suivante : j'ai été trouvée il y a environ dix-sept ans, aux portes de l'orphelinat de Gills, petite ville côtière à l'extrême nord de l'Ecosse. Toute personne étant déjà allée à Gills a bien du courage. Là-bas ? La mer, quelques bicoques et notre maison à nous, les orphelins de Gills. Pas grand chose à vrai dire... Mais cette terre est notre château, notre réconfort. Un chez nous là où l'on en avait pas. Enfin, une sorte de chez moi, pour ma part. J'y ai vécu des tonnes d'aventures. Bref. Déposée dans un panier, entourée de journal devant la porte, me voilà qui entre dans le monde. Super, n'est-ce pas ? C'était le 15 mai et, comme souvent à Gills, il pleuvait des cordes. Cependant, c'est encore mon imagination qui me joue des tours. Je ne sais pas le temps qu'il faisait. Je ne sais pas quel jour c'était, si c'était un jour spécial pour le pays ou juste complètement commun. J'aime l'idée d'être née un Jeudi, allez savoir pourquoi. L'histoire du journal, par contre, est plutôt vraie. Toujours est-il que mes géniteurs avaient jugé bon de me donner un prénom et un nom. Comme si j'allais, plus tard, vouloir les chercher. Et quel prénom mes amis !

Lilas. Lilas White. Un nom qui sied parfaitement à un enfant qu'on a pas le temps de connaître. Un nom doux, innocent et gentil. Un nom qui n'apporte que le bien. Je ne suis pas si bienveillante. Je ne suis pas si calme. Je me sens souvent comme un feu pris dans une rivière avant les crues. Comme un torrent pris dans un barrage. Comme un oiseau dans une cage. Et Lilas est cette cage. Ou alors c'est un diamant que je ne veux pas partager. Je ne sais pas.

Mais voilà, moi, Lilas Paddy White, voilà comment j'ai fait mon entrée dans la vie. En vérité, même si ce que je viens d'écrire peut paraître plein de regrets, je n'en veux même pas à mes parent de m'avoir laissée là. J'ai compris, avec le temps, que c'était une période critique. C'était la guerre, le retour de Voldemort (non je n'ai pas peur qu'il surgisse de sous mon lit  en entendant son nom comme le disent ces crétines de légendes) venait d'être annoncé et avoir un enfant pouvait s'annoncer vraiment difficile, par les temps qui courraient, voir dangereux, très dangereux. Parfois j'ai peur, peur que mes parent aient été du mauvais côté. Et puis je m'énerve toute seule, parce qu'il n'y a pas de mauvais ou de bon côté. Il y avait des tueurs de chaque côté, des morts de chaque côtés et des enfants qui pleuraient leur parent perdus de chaque côté. Il avait des courageux de chaque côté, des froussards de chaque côté et des traîtres des deux côtés aussi. Il y avait seulement de bonnes et de mauvaises convictions, de bonnes ou de mauvaises éducations, de bonnes ou de mauvaises raisons, de bons ou mauvais choix. Et puis parfois de la cruauté, encore une fois des deux côtés. Et maintenant, de la discrimination, pour les enfants des perdants.

Madame Cowen m'a raconté, qu'à une époque où j'étais trop petite pour m'en souvenir, l'orphelinat avait accueilli bien plus d'enfants qu'il n'en avait la capacité. Mais tous les orphelinats de Grande Bretagne étaient pleins. Et les enfants n'avaient pas tous la chance de pouvoir être rapatriés dans une famille quelconque. Et puis, la bâtisse s'était vidée petit à petit. Je me souviens toutefois d'une période durant laquelle nous dormions à deux dans un lit conçu pour un adulte seul. Nous construisions des cabanes de draps et de coussins, nous cachions sous les lits et finissions parfois endormis. Et Madame Cowen faisait semblant de nous chercher partout, le lendemain.

J'ai grandi dans cet orphelinat. Jamais adoptée, jamais laissée de côté. Il arrive parfois, même maintenant que je suis à Poudlard, que les parent me prennent pour la fille de Madame Cowen (Alicia de son joli prénom). Quand les gens me demandent, je me sens si fière, si importante, que je pourrais exploser de joie. Non je ne suis pas sa fille. Mais je ne pourrais rêver de meilleure mère. D'une mère pas tout le temps douce, parfois un peu trop sévère. Aimante, toujours. Elle occupe une place de premier choix dans le cœur de chacun des résidents, ceux qui restent comme ceux qui partent. Et si elle n'est pas notre maman, alors elle est si proche de nous qu'aucun mot ne pourrait la définir. Finalement, même « maman » reste trop peu élogieux.

Mais revenons-en à moi, comme c'est étrange de dire ça. Vivre entre les collines escarpées de l'intérieur des terres et le littoral de Gills a permis à mon imagination sans faille de grandir, grandir, grandir ! Moi et mes compagnons, à la manière d'une sorte de roi Arthur féminin et de ses chevaliers, nous n'avions de cesse de partir à la recherche de dragons, de bêtes étranges et d'ennemis invisibles. Je n'étais pas une enfant très sage, pas une enfant très douée pour rester en place d'ailleurs et même aujourd'hui, il me semble que je peux être partout à la fois, sans jamais m'en lasser. J'adorais grimper aux arbres, ce dont j'excellais. Je n'étais tombée que quelques fois, me cassant, à l'occasion, un coude. Un coude de cassé sur 17 ans, ce n'est rien du tout n'est-ce pas ?

Une enfance plutôt paradisiaque, en fin de compte. Et puis, il m'arrivait parfois de pouvoir rester calme. L'année de mes huit ans, spécifiquement, un an après la découverte de ma magie. Quelle surprise de voir que j'étais une sorcière, surtout quand, sans le vouloir, j'avais transformé la soupe du soir en sorte de bouillasse informe ! Madame Cowen avait semblé surprise. Moi aussi, à l'époque. Maintenant je suis ravie de voir que cette manifestation était comme une annonce de ma disposition pour la métamorphose.

Je n'ai pas été plus surprise que ça par la découverte de ma magie. Après tout, ce pensionnat gardait aussi bien des enfants cracmols, des moldus ou bien des sorciers. Toujours est-il que l'année de mes huit ans fut étrangement calme. Moi qui était tout le temps fourrée dehors autrefois, je passais toutes mes journées à l'intérieur, en compagnie de mon nouvel ami trop fragile pour jouer dehors. Elliot. C'était son nom.

C'est étrange de voir comment marche la mémoire. Je ne me souviens pas de mon cinquième anniversaire. Je me souviens pas de la première dent que j'ai perdu. Je ne me souviens pas exactement de la douleur que j'ai ressentie en cassant mon coude. Mais la douleur de comprendre que la magie ne pouvait pas tout réparer,  la douleur de comprendre qu'Elliot nous avait quitté n'a jamais voulu diminuer dans mes souvenirs.

Je me souviens de son visage blanc, de son crâne sans cheveux que je caressais les soirs de tempêtes, de ses lèvres pales étirées en un sourire plus lumineux que le soleil, de ses yeux recouverts d'un nuages blancs. Il ne voyait pas. Aveugle, c'est comme ça qu'on disait, apparemment. Peut-être qu'il ne voyait pas les fleurs. Peut-être qu'il ne voyait pas le bleu du ciel, ni les mots formés par les lettres, ou bien les ailes, grandes ouvertes, d'un papillon posé sur le rebord de la fenêtre. Mais il pouvait sentir. Il ressentait tout. Et c'était merveilleux. C'était sa façon de voir. C'était sa façon de me voir. Il me touchait les joues et savait, il savait comment je me sentais. Il était mon protecteur alors qu'il était si fragile. Il me réconfortait avec la gentillesse d'un nouveau né qui apprend le monde. Et moi, moi je voyais son état s'aggraver, encore et encore. Mais jamais je ne pleurais. Parce qu'il l'aurait su, n'est-ce pas ? Il aurait été malheureux, ce garçon qui était comme mon frère. Il aurait été malheureux, le peu que sa vie aurait duré. Alors je riais, et je le faisait rire.

Et après ? Après j'ai continué à sourire. Pas pour moi, mais pour les autres. Alicia me l'avait dit, il fallait être courageuse. Parce que le courage et la bonté rendait les gens heureux. Je ne sais pas être bonne tout le temps. Mais courageuse, je pouvais le faire. Éviter de pleurer pour éviter de faire pleurer les autres, c'était possible. Sourire pour les faire sourire, tout à fait jouable. Et c'est dans cet état d'esprit que j'ai continué de grandir.

Quand arriva l'année de mes dix ans, un bébé fut laissé à la porte de l'orphelinat, comme moi, dans une corbeille. Mais c'était tout. Rien n'avait été ajouté, ni papier journal, ni papier griffonné, ni couverture. Rien. Juste un bébé hurlant dans le courant d'air froid de février, aux portes de notre vieille bâtisse. Madame Cowen le ramassa et il devint rapidement le petit bébé de tout le monde, surtout le mien. Josh était MON petit frère. Je lui avais donné son nom. Je lui avais donné le biberon. Je me levais plus rapidement qu'Alicia la nuit quand il hurlait. Il était un cadeau du ciel après ce qui était arrivé à Elliot. Il était mon frère, comme mon sang. Et je le protégeais de tout.

À l'âge de onze ans, je reçus ma lettre de Poudlard, accompagnée d'une bourse d'étude, comme c'était habituel de le faire pour les enfants nés moldus. Je me fichais pas mal de la « pureté de mon sang » ou bien d'être sans le sous. La bourse était déjà bien suffisante. Pour le reste, je savais déjà qu'il faudrait travailler. Mais je n'y pensais pas trop, j'avais onze ans après tout. Visiter le Chemin de Traverse fut une expérience réellement délicieuse. Énorme, en réalité. Alicia eut du mal à me tenir, tellement j'étais curieuse de tout. J'avais d'abord adoré prendre la poudre de cheminette. L'arrivée était difficile à négocier mais c'était tellement marrant de finir couverte de cendres. J'avais du me secouer à la sortie et avait été fascinée par les cendres voletant dans la lumière, comme un chaton est attiré par un bout de ficelle. Choisir ma baguette avait été aussi quelque chose d'exceptionnel. Elle m'avait choisie, moi ! Elle avait voulue de moi comme on choisit un enfant. Ma baguette m'avait adoptée et je la chérissais pour ça. Et puis après ? Après il y avait eu Elliot, mon nouvel ami : une toute petite chouette hulotte qui semblait m'adorer. Son regard brumeux et pourtant si clair m'avait clairement guidé quant à son appellation.


Mon entrée dans l'école de sorcellerie magique se fit sans encombre. J'intégrais ma maison avec joie, suivais mes cours avec toute l'attention que je pouvais leur donner. En vérité, je ne m'intéressais qu'à très peu de matières, incluant la métamorphose et les potions, et obtenais tout juste la moyenne dans les autres, m'appuyant sur mes facilités.

Les années se déroulèrent tranquillement. J'étais à la fois proche des membres de ma maison et éloignée. J'aimais passer du temps avec eux, faire des bêtises avec eux, rire avec eux, là n'était pas le problème. Et si je connaissais presque chaque membre de ma maison plus ou moins personnellement, aucun d'eux ne semblait me connaître réellement. J'étais la fille marrante, celle qui aidait en potion ou en métamorphose, la fille qui volait bien sur un balais et faisait des figures près des gradins et des poteaux pendant les matchs juste pour le goût du risque. Mais personne ne voyait derrière le sourire.

Et puis ma cinquième année changea tout ça. Tout d'abord, j'intégrais l'équipe de ma maison au poste de batteur, en tant que titulaire et non plus remplaçante. Ensuite, un soir de tempête de neige, j'aidais un camarade Puff', plus âgé, à s'éloigner du monde, dans ma salle préférée : la Salle sur Demande. Et puis tout dérapa et son secret me fut dévoilé. Nous dirons que se faire presque tuer par la version lupine d'un aveugle, ça crée forcément des liens. De forts liens d'amitié que même son départ de Poudlard ne permit pas de casser. Il me manque un peu, parfois, mais sinon tout va bien. Et puis, nous ne sommes qu'à un hibou.

Et maintenant ?

Maintenant nous sommes au petit matin de la Saint-Valentin et je me prélasse dans mon lit alors qu'Elliot roucoule sur mon oreiller. J'ai jamais pu le faire dormir à la volière. Non pas qu'il ne veuille pas ou que je ne veuille pas, mais, je ne sais pas. Lui et moi sommes inséparables depuis que je l'ai.

Je pense à tous ces amoureux. Je pense au bonheur ambiant et au miens, de bonheur. Peut-être que Damien est venu, en ce jour si spécial, faire un coucou à Poudlard. De toute façon, il sait où me trouver. Je me lève de mon lit et m'habille rapidement de l'équipement de Quidditch aux couleurs de ma maison. Je souris doucement à ma chouette et lui ouvre la fenêtre, le regardant s'envoler après un dernier hululement à mon encontre. Puis j'attrape mon balais, un grand sourire sur les lèvres : ce n'est pas parce que j'ai annulé l'entraînement d'aujourd'hui que je ne peux pas aller voler. Après tout, un capitaine doit toujours être au top !

~ Le Moi réel (Facultatif) ~

Pseudo : Paddy (quelle question !)
Prénom : Milie (comment ça, c’est un pseudo ?)
Âge :21 ans  
Comment avez vous connu le forum? DC de Link Brown
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MessageSujet: Re: Paddy is coming   Mar 5 Mai 2015 - 17:19
Bien le bonjour à toi, jeune demoiselle ♪

C'est du lourd, ce que tu nous as pondu là. Du très lourd. J'ai même failli verser ma p'tite larme en lisant l'histoire. Faire presque pleurer le Choixpeau, tu te rends compte? Mécréante! Enfin, là n'est pas le sujet. Je vais te valider sur ce forum, tu t'en doutes bien. Mais où vais-je t'envoyer? Bonne question.

Comme tu le sais, vu que je te l'ai dit sur la CB, ton personnage me plonge dans un profond dilemme. Poufsouffle, ou Gryffondor? Dur choix que voila, ta petite Paddy étant prédisposée aux deux maisons. Mais je suis le Grand Manitou des Répartitions. Je ne peux donc hésiter longtemps. Désormais, le rouge est ta couleur. Te voila Gryffondor !

N'oublie pas de faire ton carnet de bord, et d'activer ta fiche de personnage. Amuses-toi bien avec ton DC ♪
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Paddy is coming
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