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 Tournois sur la côte Normande [Solo]
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MessageSujet: Tournois sur la côte Normande [Solo]   Dim 21 Sep 2014 - 22:17
Emmitouflé dans ma veste je regardais le nuage de bué qui s’élevait au dessus de nos têtes, il faisait un froid de détraqueur malgré le monde agglutiné sur les quais. Avec toutes les économies que j’avais faites j’avais décidé de faire un petit séjour au pays de la gastronomie, la France. Je voulais me changer les idées, mettre certaines choses en place avec plus de clarté, et pour ça quoi de mieux qu’un petit tournoi dans un autre pays, un changement de paysage et de nouvelles rencontres pouvaient me faire du bien. Mon billet était bien à l’abri dans ma poche revolver, je faisais la queue pour monter à bord du train ; les gens se bousculaient sans vraiment prêter attention à ceux qui les entouraient, ils se précipitaient comme si le train était en train de partir, pourtant il devait démarrer seulement dans un quart d’heure. De plus il y avait des places assises pour tout le monde, il n’y avait donc aucune raison de s’agiter comme ça, à moins que ce soit la seule façon pour eux de donner un peu d’action dans leur train-train quotidien. Si c’était vraiment le cas, les moldus étaient vraiment tombés bien bas ; en même temps, ils faisaient exactement la même chose tous les jours jusqu’à devenir vieux et rabougris plus capables de rien, mais c’était le même cas pour nous les sorciers finalement.

Moi, j’avais décidé de vivre librement, sans être sous les ordres du premier couillon ayant un titre au dessus du mien, qui lui permettrait de me traiter comme un être inférieur. De toute façon je ne me laisserai jamais marcher sur les pieds j’étais  plus fort qu’eux, j’étais entièrement indépendant, absolument rien ne me retenait de faire quoique ce soit, ni l’amour,  l’argent, ni même la famille. J’avais oublié toute mon enfance et avant de recevoir le sort d’oubliette j’avais fugué, donc plus de famille, j’ai toujours su me débrouiller sans argent, même si pour de petit plaisir je coupais quelques têtes, et l’amour… Je ne revoyais presque jamais les quelques personnes que je fréquentais, sauf pour les « petites boulots », je n’avais même pas d’amis donc pour tomber sur les rails de l’amour ce n’était pas évident, je ne cherchais pas non plus à en trouver un.

Je montais dans le train, les sièges étaient disposés par des rangées de trois, ou de deux face à face avec une table entre ; je trouvais mon numéro de siège en quelques secondes, et je m’y installais tranquillement. J’étais content que ma place soit près de la fenêtre, comme ça je pourrais voir le paysage défiler et m’imaginer courir aussi vite, ce serait si exaltant de faire une course équitable avec un train… Les deux autres emplacements avaient été pris par deux jeunes qui discutaient en français je suppose, car je n’y comprenais rien. En tout cas ils avaient l’air passionnés et concentrés, c’était agréable à voir et à entendre ; ça changeait des abrutis qui balançaient des mots latins pour faire apparaître des illusions par le bout d’un bâton ou aussi ceux qui balançaient autant d’ordures que d’argent, en s’insultant les uns les autres, juste histoire de se divertir. C’était affligeant mais on ne pouvait pas tous être libre d’esprit avec la capacité de réfléchir un peu plus loin que le bout de son nez. En attendant que le train démarre, je regardais les autres passagers, quatre vieilles anglaises assises autour d’une table parlaient avec soulagement de l’amélioration du confort et de l’hygiène des trains, et des nouvelles sécurités sur les quais et pendant le trajet. Quand le train démarra dans un bourdonnement des plus coquets, elles commençaient à s’exclamer de joie de la disparition de la fumée noire et des hurlements stridents de la locomotive. Je tournais la tête et repérait un jeune couple anglais avec leur petit bambin qui avait l’air de dormir paisiblement. Puis non loin des hommes d’affaires anglais et français déblatéraient sur un peu de tout, l’immobilier, les espaces culturels, les emplois et l’argent, encore l’argent, toujours l’argent, c’était impossible qu’ils arrêtent d’en parler même pas cinq minutes. Le reste de notre wagon était occupé par une bande de filles, qui regardaient en autres directions en pouffant et rougissant tout excitées, mais impossible de savoir si c’était moi ou les deux jeunes à côté qui n’avaient pas l’air de les avoirs remarquées. Les derniers fauteuils que je pouvais apercevoir étaient occupés par des vieux anglais qui se prenaient la tête en se plaignant silencieusement de je ne sais quoi.

Je calais ma tête contre la vite et je m’enfonçais dans mon siège en soupirant, qu’ils s’entendent ou pas ils avaient tous de la compagnie ; ils étaient incapable de voir la chance qu’ils avaient, ils ne comprenaient pas non plus que c’était grâce à cette sociabilité naturelle que l’homme a pu être la puissance du monde. Les animaux peuvent être sociaux entre eux mais la dominance règne en maître, ils finissent donc par s’entre-tuer pour de la nourriture, trop préoccupés à ne penser qu’à eux pour se méfier plus des hommes accompagnés de leur barbaries. Quand les animaux seront morts, éparpillés dans la brousse, les hommes se regrouperont encore plus nombreux pour fêter leur massacre ; fière de ce qu’ils ont fait, ignorant les conséquences désastreuses qu’ils engendrent. Mais il est trop tard pour y songer maintenant,  le mal était déjà répandu. Le train roulait à vive allure dans le tunnel qui passait sous la Manche, qui aurait pu faire une chose aussi dangereuse ? Des tunnels au fond de l’eau qui traverse toute une mer, d’un continent à un autre. C’était plutôt effrayant d’y penser, mais pas de là à s’inquiéter, ils existent depuis longtemps et jamais il n’y a eu de catastrophe alors pourquoi cela arriverait aujourd’hui, le jour où j‘étais à bord ? Puis contrairement aux autres, je pouvais transplaner pour m’échapper même s’il faudrait que je parcoure tout le souterrain, à moins qu’il y ait des échelles de secours ? J’arrêtais de penser à toutes ces sottises, quelques minutes plus tard je sombrais.

Je me réveillais de mauvaise humeur, je passais rapidement une main dans mes cheveux pour les remettre en état, on voyait de nouveau le paysage ce qui signifiait qu’on arriverait bientôt. Le train devait s’arrêter à Caen, cela faisait cinq heures de voyage, j’avais des fourmis dans les jambes, j’avais besoin de marcher. J’étais content d’avoir trouvé le trajet Londres-Caen sans avoir à passer par Paris, des gens partout qui se bousculent comme du bétail en panique, la description qu’on m’avait faite était inenvisageablement insupportable à imaginer. De plus il aurait peut être fallu prendre le métro, c’était encore pire qu’un abattoir de poussins ! Alors pour se changer les idées, mieux valait aller dans une ville pas très grande avec beaucoup d’étendues tranquilles, personne pour me bousculer ou entendre toutes ces brailleries ! Nous n‘étions pas encore arrivés que les hommes d’affaires se levaient déjà pour être les premiers à sortir, je me demandais où ils trouvaient autant d’énergie à faire chier le monde…

Le train ralentissait, les jeunes se levaient pour attendre derrière les costards man ;  il n’y avait que les personnes âgées et moi qui attendaient assis gentiment que le train s’arrête. Je regardais par la fenêtre et remarquais qu’il n’y avait pas de neige contrairement à l’Angleterre qui était recouvert de son manteau blanc. Quand ce fut à l’arrêt, un composteur était posté juste à l’entrée pour vérifier les billets des personnes qui quittaient le wagon une par une ; pour une fois que j’étais dans les règles, ça me faisait bizarre, en tout cas c’était très amusant. Quand je récupérais mon billet je le jetais dans la première poubelle que je croisais, je ne devais pas m’encombrer de babioles inutiles. En plus d’avoir les jambes meurtries mon ventre grognait comme un troll et ma gorge était aussi sèche que celle d’un dragon ; je devais trouver de quoi me remplir l’estomac, je devais être en pleine forme pour ce soir.

Je partais de la gare et marchais jusqu’à l’office du tourisme, qui se trouvait juste à côté. Une fois à l’intérieur, je regarder les étagères un peu paumé, c’était si bizarre chez les moldus. Comme j’étais incapable de m’y retrouver je me dirigeais vers l’accueil et lui demandais la route à prendre, elle parlait très bien anglais et me proposa des tonnes de visites. Comme je lui avais expliqué vite fait que je n’avais pas le temps pour toutes ces visites sur des musées consacrés à des guerres, ça ne m’intéressait pas de toute façon, j’insistais sur le fait que je voulais juste me rendre au « American cimetery memorial ». Elle me précisa que ce n’était pas la porte à côté  et qu’il y avait trois quart d’heure en voiture, à vol d’oiseau certainement moins, je pourrais donc faire le voyage en transplanant sans trop me fatiguer.

Avant de  m’élancer vers le lieu de rendez-vous je devais manger, j’allais donc troquer ma monnaie contre celle de la France, l’Euro. Puis je partis directement à la recherche d’un McDonald’s, j’étais déjà allé manger là-bas, c’était de la nourriture essentiellement à base de graisse mais c’était bon. Je me commandais trois maxi Best Of et les dévorais avec un appétit gargantuesque. Une fois mon ventre plein je faisais un rapide tour aux toilettes, et j’entamais une petite sieste digestive. Le tournois n’avait lieu qu’au crépuscule, j’avais donc tout l’après midi et la soirée pour y aller.

Je ne dormais pas longtemps, à peine une demi-heure ; j’avais passé la matinée à dormir dans le train, il était temps de partir au lieu de rencontre, il fallait aussi évaluer le terrain en cas d’imprévu. Ces petits challenges étaient excitants et très attractifs mais ils étaient très dangereux, il n’y avait aucune sécurité ; les organisateurs étaient quand même très minutieux à ce qu’il n’y aurait pas d’intrusion, comme la police magique ou des fauteurs de trouble.

Finalement je n’avais pas envie de transplaner, je décidais de prendre un taxi, même si je trouvais la résistance de leurs moyen de transport douteuse, j’appréciais la vitesse qu’ils pouvaient atteindre. Le chauffeur de taxi avait roulé tellement vite qu’on arriva là bas en une demi-heure, mais vu son regard ça devait être normal. Je le payais, puis je me dirigeais vers l’entrée du musée qui fût payante, je donnais donc ce qui me restait d’euro. L’air était plutôt doux malgré le vent glacé, mais il n’y avait pas la moindre trace d’un seul flocon de neige. Une fois passé la grille je fis le tour du périmètre afin de trouver un surplomb éloigné, je savais qu’on n’allait pas se battre au beau milieu du cimetière, c’était trop risqué.

C’était espacé, calme, un endroit magnifique pour se décomposer en toute tranquillité ; j’appréciais cette endroit, une étendu verte parsemée de petites croix blanches. L’ambiance serait plus douce que d’habitude, même si ce n’était pas la première fois que cela se passait dehors. Les organisateurs vous trouvent au départ dans les caves des Tavernes ou par hasard ; ils vous évaluent et ensuite vous invitent dans des manoirs de particuliers, où une grande salle est réservée pour les combats, avec des balcons pour les spectateurs, des cerbères sont là pour ne pas que ça dégénère. Car ce ne sont pas des combats à mort, parfois il y a des mort certes mais ce n’est pas « voulu », souvent un problème de fierté, les deux ne veulent pas perdre et se batte jusqu’à la défaite fatale. Habituellement les combats sont arrêtés au premier sang, dès qu’un des deux participants commence à perdre une certaine quantité de sang il a perdu, ou quand il ne peut plus se relever par perte de connaissance ou autres. Et parfois ça se passe dans des endroits incongrus, comme celui-ci, où il n’y a ni garde, ni spectateur ;  en règle général, cela se déroule comme dans les manoirs mais parfois certain font trop de zèle et ça finit en vraie boucherie. C’était une organisation des plus secrète possible, mais j’étais sûr que certaines personnes s’en doutaient, il y avait tellement de préparation et de vigilance ; tous les participants étaient surveillé de près, il nous était interdit d’en parler, ceux qui en parlaient se faisaient tuer dans les heures qui suivaient.  Et de toute façon il n’y avait pas des milliers d’animagus non déclarés qui s’entredéchirait dans des combats illégaux organisés par de riches particuliers ; pour arriver au stade d’animagus il fallait travailler dur et il y avait rarement des abrutis à arriver aussi loin, il y avait vraiment très peu de personnes qui en parlaient. Les déclarés pouvaient participer eux aussi mais ils étaient fichés par la justice, donc leurs fait et geste étaient limités car ils pouvaient être suspectés et interrogés plus facilement que nous autres.

Après m’être légèrement écarté du cimetière pour aller vers la côte, je repérais un surplomb dégagé ; le sol était poussiéreux, composé de gravillons et de sable, un endroit adéquat pour les combats. Maintenant il ne me restait plus qu’à attendre  le crépuscule, qu’est-ce que je pourrais bien faire tous ce temps ? J’avais assez dormi, le cimetière ne m’occuperait que deux ou trois heures, je pouvais toujours m’échauffer, et m’entraîner.

Comme j’avais plusieurs heures à perdre, je décidais de m’entraîner un peu. Je commençais par un échauffement complet, puis je démarrais par des exercices de musculation, ensuite quelques coups et mouvements dans le vide comme je n’avais pas de matériel à portée de mains, ça en devenait une habitude. Pour finir, je m’étirais longuement, il ne faudrait pas que j’attrape une crampe en plein combat. Le soleil était tombé dans l’horizon depuis un moment, j’avais certainement le temps de faire une petite sieste avant l’arrivée de tous les participants. Je savais qu’il n’y avait pas que moi à arriver en avance, de plus, le dernier arrivé était souvent mal vu par tous les autres.

Ma sieste fût de courte durée, une petite demi-heure environ ; c’était un éboulement de cailloux qui me réveilla, quelqu’un descendait en direction du surplomb. Je le suivais jusqu’à l’endroit dégagé que j’avais repéré tantôt, il y avait déjà trois personnes sur place avec, avec nous deux nous étions cinq. Le plus probable serait un tournois de huit, c’était le plus courant, il en manquait donc trois. Il n’avait pas fallut attendre longtemps pour que les deux arrivent ; le dernier mit une bonne quinzaine de minutes avant de débarquer, il s’excusa rapidement et nous commencions tous à écrire notre race sur un petit bout de parchemin. Quand tous les papiers furent posés au centre du cercle que nous formions, un sort très simple mélangea les parchemins dans une tornade miniature. Ensuite, chacun reçu la race d’un autre, ce qui permettait de savoir qui combattaient contre qui sans aucune triche.

Je me retrouvais contre un autre chien, le carcajou tomba lui sur une hyène, le loup contre un caracal, et le troisième chien était contre un puma. C’était rare qu’ils mélangeaient les canidés et les félins, à cause de leurs griffes qui étaient beaucoup plus tranchantes que les nôtres ; avec on pouvait peut être ouvrir un humain, jamais on ne pourrait éventrer un puma.  Les organisateurs faisaient attention à ce genre de détails pendant les tournois de découvertes, mais quand l’envie leur prenaient ils pouvaient faire en sorte de déclencher « accidentellement » des boucheries. Mais celui-là avait l’air d’être réglo, il avait une mine sérieuse et aucun signe de psychopathie. A part la hyène qui avait une tête de con et l’un des chiens recouvert de tatouages suspects, tout le monde était à peu près normal. Une fois les binômes en place, tous le monde se métamorphosa sous sa forme d’animagus, puis les premiers à s’avancer commencèrent leur combat.

C’était désormais à mon tour de combattre, mon premier adversaire était le bull tatoué et, à première vue, court sur patte. Ma race était l’une des plus grandes en taille, cela m’offrait un avantage de base pour beaucoup de mes combats.

Je m’avançais au milieu du cercle, ne quittant pas le regard de mon rival ; on avait beau être des sorciers à la base, l’instinct canin reprenait toujours légèrement le dessus, surtout au moment des combats. Un petit duel de dominance ne ferait donc pas de mal, sauf bafouer son amour propre, avant les choses sérieuses. Comme deux vraies bêtes, les têtes légèrement baissées, les oreilles en arrière, on se tournaient autour ; les crocs à découvert, de légers grognements sortaient de nos gorges. Le regard lourd d’un passé violent, on attendait que l’autre dévoile une faille de faiblesse, quelque chose qui permettrait de dominer l’autre. Il trébucha légèrement et cela me suffit pour étinceler le combat, je lui bondis dessus enflammé de férocité ; déséquilibré il chavira sous mon poids, j’en profitais pour lui mordre le cou, mais telle une tortue retournée, il agitait les pattes frénétiquement tentant de me labourer le ventre. Je me dégageais vivement ce qui lui permit de se relever et sans perdre un instant il bondit sur moi, m’empoignant les babines avec ses griffes tordues, il me mordait l’oreille en tirant dans tous les sens.  Si je ne réagissais pas très vite elle allait pisser le sang et j’aurais perdu. Repoussant mon instinct, comme tout à chacun, de tirer ma gueule pour m’extirper les griffes en me lacérant les lèvres ; je tournai la tête dans l’autre sens pour faire entrer sa patte entière sous mes crocs et je lui perçais les coussinets d’un coup sec, cela fit éclater une ou deux veines, elles ne tardaient pas à faire dégouliner du sang dans ma gueule qui s’écrasa sur le sol. A ses goutes le pitt ouvrit sa sale gueule et laissa tomber mon oreille, j’en profitais donc pour lâcher sa patte et m’écarter au cas où il enfreindrait les règles en m’attaquant de nouveau. En me retournant, je le regardais reprendre sa place dans le cercle claudicant pour se mettre en sphinx et nettoyer sa patte ; de mon côté, je rassemblais le sang que j’avais dans ma bouche pour le cracher au sol, chose plus difficile en chien qu’en humain, je ne faisais pas ça pour être insultant, mais sa patte étant pleine de sable, ce n’était pas très agréable de les sentir partout entre mes babines. Le quart de final achevé, les papiers des quatre finalistes qui restaient tournoyèrent un instant avant de dévoiler les combats de demi-finale.

Il ne restait plus que la hyène, le carcajou, le puma et moi, parmi les trois adversaires disponibles, j’espérais vraiment ne  pas tomber sur le puma, surtout après l’avoir vu à l’œuvre, encore heureux qu’il était réglo, sinon il aurait pu faire de grosses blessures à ses adversaires. Heureusement, au prochain combat je serai contre le glouton ; c’était donc la hyène qui se taperait le puma, plutôt l’inverse, je doutais sérieusement sur sa réussite, même si elle arrivait à survivre plus d’une minute. Pendant leur combat, je réfléchissais à comment j’allais bien pouvoir faire saigner une boule de poil épaisse et frétillante d’énergie, il ressemblait à une sorte de chaton géant avec d’énorme griffes. Je ne quittais pas la masse de muscles en activité et reconnus que j’avais plus décris le puma que mon prochaine adversaire, il me faisait presque froid dans le dos.

Evidemment il gagnait et c’était à mon tour de combattre. J’allais au centre du groupe, fixant mon adversaire dans les yeux ; plus je le regardais et plus je trouvais que ses yeux, déjà de travers, louchaient. Amusé et surpris je laissais échapper un couinement sec, ce qui en revenait à pouffer de rire pour un chien. Vexé, il fonçait tête baissée. J’esquivais d’un pas de côté et profitais de la situation pour m’emparer à pleine dent de sa queue et la tirer violement, pas assez pour l’envoyer valser, hélas je n’étais pas un ours.  Il émit un glapissement de douleur si inattendue, qu’il me « paralysa ». J’avais déjà déclaré forfait lors de certains combats, je ne combattais jamais contre un renard, je n’y arrivais tout simplement pas, j’étais tétanisé, incapable de faire le moindre geste. Pourtant, je savais pertinemment que c’était un carcajou, son cri s’y était tellement rapproché que cela m’avait pris de vitesse. Quand je repris mes esprits j’étais sur le dos, gorge déployée, avec un glouton sur le point de me la trancher ; je me bousculais vivement sur le côté, ce qui déséquilibra suffisamment mon assaillant pour seulement m’égratigner. Il finit par tomber sur le côté, flanc à découvert, je fondis sur lui en lui agrippant l’aisselle la plus proche, le seul endroit où il y avait évidemment le moins de poils sur un animal. Enfonçant plus profondément mes crocs, je secouais énergiquement pour déchirer sa chair, qui ne tarda pas à céder, faisant jaillir suffisamment de sang pour annoncer la fin du combat. Je le lâchais lentement avant de reculer tout aussi vite. Vaincu, il se relevait péniblement pour reprendre sa place dans le cercle. Avant que l’affrontement final ne commence, ils me laissaient trois minutes de répit.

Je ne tremblais pas, je n’avais pas peur, car ce n’était pas un combat à mort et qu’il était réglo, il allait juste me saigner, ce qui ne me rassurait pas pour autant. Au centre du cercle, on se tournait lentement autour, j’épiais la moindre tension de ses muscles, prêt à esquiver car je ne savais pas ce que j’allais bien pouvoir faire à pour l’éviter. Il n’y avait pas trente-six mille endroits pour faire saigner un puma plus vite que son ombre, les oreilles, le visage, l’entre jambe, et encore il avait l’air d’avoir les muscles bien épais, trop épais à mon goût. Il me sautait dessus, impatient, comme je m’y attendais, je faisais un bond de côté pour l’éviter et m’éloignais de lui car je savais que les félins avaient d’excellents réflexes. Quand on voyait un chat attraper une souris, c’était amusant, mais quand on devenait la souris c’était beaucoup moins drôle. Ce que les gens voyaient moins c’était quand la souris trop acculée par le chat finissait par le mordre. Je n’étais pas dupe, j’allais perdre, alors autant ne pas me ridiculiser par-dessus le marché. A sa troisième tentative, je sautais sur son croupion et lui mordait l’oreille opposée. Il se débâtit un moment sans que je parvienne à le faire saigner ; soudain, il planta sa patte dans la mienne et tira violemment pour m’éjecter de son dos, ce qui ne fonctionna pas comme on l’aurait pensé, c’était des griffes qu’il avait, pas des doigts. Je lâchais quand même ma prise et me laissais tomber au sol, la douleur était aussi vive que le flux de sang qui se déversait hors de ma patte. La douleur était telle que rien ne sortait de ma gueule, ma patte ne ressemblait plus qu’à une boule de sang géante.

Le tournois était à présent fini, les animagus se retransformaient en humains pour transplaner où bon leur semblait. J’étais le dernier à redevenir bipède, ma main était en lambeau, je croyais même apercevoir mes os à travers mes bouts de chair ; sans plus attendre, je sortais mon essence de dictam de ma veste, et faisais goutter le produit sur ma main. Je poussais des jurons de toutes sortes à en faire tomber la barbe de Dumbledore ; je ne voulais pas crier, car bien que tous les combattants soient partis un corbeau était posé non loin de moi. C’était lui le « rapporteur », il était là bien avant nous, il avait tous vus et allait donner son souvenir pour que tous puissent jouir du spectacle des coulisses jusqu’à la fermeture du rideau. S’ils me voyaient crier de douleur ou verser une petite larme cela aurai été mis dans mon dossier. Au bout de plusieurs combats victorieux on finissait tous par avoir un dossier, j’en étais certain. Ma main s’était refermée doucement mais sûrement, le sang n’avait pas encore séché mais ce n’était qu’une question de temps ; en attendant je fixais le rapporteur dans les yeux, ses yeux noirs ne reflétaient qu’un regard livide, comme s’il y avait quelqu’un d’autre qui regardait à sa place.

- Lâche. Disais-je d’un tond lourd d’amertume.

S’amusant à organiser des bals masqués, on ne voyait jamais les spectateurs qui se trouvaient dans les gradins, de toute évidence des gens de grandes fortunes voulant garder leur « noble grade » en regardant néanmoins sur quelque chose de plus excitant  qu’un match de Quidditch. Le corbeau clignotait des yeux, puis avait l’air de redevenir lucide avant de s’envoler dans la nuit noire, mon message allait certainement être vu/entendu par quelqu’un et je ne savais pas si j’allais aimer la réponse qu’il m’imposerait. Quoiqu’il arriva, je ne changerais pas mes mœurs pour autant, s’ils pensaient que j’avais peur, ils en profiteraient pour me faire quelque chose de très sale à tous les coups.

Je décidais de rester où j’étais jusqu’au lever du jour, car d’ici là j’aurais certainement trouvé ce que j’allais bien pouvoir faire. Bercer par le bruit des vagues, je m’endormais quelques minutes plus tard. Le lendemain, je repris le train pour Londres sans vraiment avoir envie d’y retourner.
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