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 Cours n°1, 1ère année - Les bases de la Mythologie (Past)
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Alouarn Grimgorson
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MessageSujet: Cours n°1, 1ère année - Les bases de la Mythologie (Past)   Jeu 25 Aoû 2016 - 13:58


feat. Elèves de première année


Cours n°1 : les bases de la mythologie

Si le monde n’a absolument aucun sens, qui nous empêche d’en inventer un ?


« Tout commence et tout finit par un œuf.
L'œuf est le symbole de l'aube et du crépuscule
dans la plupart des mythologies du monde. »
Citation de Bernard Werber.






J’inscrivis quelques notes sur un morceau de parchemin avant de reposer ma plume et de boire une gorgée de ce thé aux fruits rouges. Ce dernier venait de France et, pour être tout à fait honnête, j’étais heureux d’en avoir en ma possession. Il était léger, et me permettait de rester éveillé durant ces longues soirées d’été. J’avais passé la fin de mes vacances avec mes parents et mon petit frère, et cela avait été fort agréable. Je n’avais plus l’habitude que l’on se soucie ainsi de ma personne, et c’est l’esprit serein que j’avais entamé cette nouvelle année scolaire. Il faisait encore chaud, et le soleil embrassait Poudlard de ses longs et nombreux bras jaunâtres. Si le plaisir de se promener par un tel temps dehors était encore présent après cette journée de cours, j’irais volontiers me payer quelques biéraubeurres aux Trois Balais. Et si la population était conséquente, je pousserais jusqu’à la Tête du Sanglier. Le second était un bar peu recommandable, et les verres avaient un aspect douteux, mais je préférais, et de loin, les boissons que l’on y servait. Je secouais la tête alors que Géralt, mon hibou, poussa un lugubre hululement, comme si je le dérangeais dans une de ces fastidieuses siestes improvisées. Je me levais et lui donnais une de ces petites friandises pour animal à plumes. Je tendis mon bras et, il monta dessus, comme si son perchoir ne lui convenait plus. Il tourna sa tête dans tous les sens, avant d’accepter cette petite gâterie. Il bailla, étira ses longues ailes, avant de s’envoler par la fenêtre ouverte : il reviendrait lorsqu’il aura terminé son petit tour matinal.
Je tirais de ma poche ma montre à gousset et regardais, d’un œil distrait, l’heure qu’elle indiquait. Sept heures et demie. Il était temps que j’aille vérifier que les elfes de maison aient bien tout préparé pour le cours de huit heures. Je commençais la semaine avec les premières années. Mon petit frère serait parmi les étudiants. Cela me rendait quelque peu nerveux. J’en avais longuement parlé avec mon père : je n’arrivais pas à trouver le juste milieux sur mon comportement à adopter en sa présence. Papa m’avait dit de faire confiance à mon instinct et de le traiter comme n’importe quel élève. Il fallait que j’apprenne à ne pas avoir peur d’être moi-même. L’année précédente s’était plutôt bien passée, bien que je sois arrivé suite au départ d’un autre professeur. A dire vrai, il me semblait avoir bien trouvé mes marques. Aujourd’hui, je n’étais plus sûr de rien, et j’avais beaucoup de choses à réapprendre en vue de ce qui m’était arrivé. Je secouais la tête : je n’aimais pas trop y penser.

Je quittais mon bureau, après avoir fait un tour dans ma chambre pour vérifier que mon costume était bien en place. Je dois dire que je n’aimais pas particulièrement les tenues de professeurs. Elles étaient… sobres. Je n’avais pas en grande estime le noir des uniformes. Ce que j’appréciais énormément, c’était les couleurs. Le rouge et le orange particulièrement, bien que je n’avais rien contre le vert et le bleu. Mon petit frère m’affirmait que les accoutrements que j’affectionnais particulièrement étaient celles des « baba cool ». Je n’avais pas tout compris quand à ses explications, mais il avait l’air sûr de lui, et je n’avais pas voulu le contrarier. Je finis donc dans la pièce adjacente à mon bureau : ma salle de cours. Les derniers elfes de maison s’affairaient à mettre en place les quelques chocolats chauds qui manquaient.

Je vins m’asseoir à mon bureau et me servis une nouvelle tasse de thé. Je laissais Radis, un elfe de maison qui m’avait pris en affection, me préparait mes infusions. Là aussi, je n’avais pas osé le contredire dans sa démarche. Il était heureux de le faire, et je n’avais aucune ambition quand à le contrarier. Je fis quelques exercices de respiration pour faire tomber la pression. Il y avait des nuits où l’angoisse des cours me prenait, et je n’arrivais pas à trouver le sommeil. A mon époque, lors de ma première année, j’avais été impressionné par la taille des salles et des autres pièces du château. Tout me semblait démesuré. Même les professeurs. Ils avaient tous une grande expérience de l’enseignement, et il n’hésitait à user de leurs charmes pour nous inculquer les différents savoirs qui nous seraient utiles pour notre réussite.

Huit heures sonnèrent, alors que les derniers elfes de maison transplanaient hors de la pièce. Il était temps. Je me levais et ouvris la porte de la salle de cours. Les premiers élèves n’allaient pas tarder à arriver. Le cours qui allait suivre n’allait pas être des plus amusants puisqu’il s’agissait d’une introduction à l’Histoire de la Magie. Je n’avais pas eu d’échos qu’en aux choix de mon prédécesseur concernant ses cours, mais, à mon époque, nous avions eu le droit à l’éternel professeur Binns, et je me doutais que leurs ainés en avaient tous entendu parlé, surtout de ses fiches et de sa voix monotone. Je ne voulais pas être de ces professeurs laconiques qui endormaient leurs élèves. L’Histoire de la Magie était un cours qui se vivait, et j’avais bien l’intention d’en faire profiter mes petits camarades. L’espace d’un instant, adultes et enfants se retrouvaient dans la même pièce pour parler de ce qui avait construit le présent. Certains étaient partenaires du fait que les idées du passé forgeaient celles de demain. Ils n’avaient pas, selon moi, totalement tord. Le futur était un mélange de ce passé et de ce présent.

Je revins à moi lorsque de petites voix fluettes parvinrent à mes oreilles. Un sourire joyeux et paternel vint se figer sur mon visage. Il était temps d’entrer en action. Je me levais et me plaçais devant mon bureau. Mon fessier vint s’appuyer sur ce dernier et l’une de mes jambes vint se poser sur l’autre. Mes mains s’appuyèrent sur le rebord de la table. J’invitais les retardataires à prendre rapidement place. Je me décidais à laisser la porte ouverte quelques minutes de plus pour laisser le temps à ceux qui avaient eu du mal à se lever pour le cours d’arriver. Je pris alors la parole en ces termes, imposant, du même coup, le silence dans la salle de cours :


« Je vous souhaite la bienvenue dans ce premier cours d’Histoire de la Magie. Je suis monsieur Grimgorson, et je serais le professeur qui aura la tâche fastidieuse de vous enseigner cette matière pendant vos sept années à Poudlard. Pour ce premier cours, je vous propose de siroter votre chocolat chaud pendant que je vous présente le cours dans son ensemble. Il n’est pas utile de prendre des notes pour le moment. Je vous distribuerais des parchemins, à la fin du cours, qui récapituleront ce que nous aurons dit. »

Je ne me débarrassais pas de ce sourire qui marquait mon visage. Il était sincère et vrai. Je n’étais pas là pour leur mettre des bâtons dans les roues. J’espérais leur donner goût à la matière que j’enseignais. Je n’attendais pas d’eux qu’ils soient excellents, mais qu’ils soient redoutables lorsqu’on leur parlera d’Histoire. Je repris :

« Bien. L’Histoire de la Magie a pour but de vous initier au passé. Nous verrons, au cours des différentes années, beaucoup de périodes historiques que je juge importantes. Bien sûr, ces siècles, ces époques que nous étudierons, seront beaucoup trop vastes pour que nous les examinions dans leur ensemble. Ainsi, il va de soi, que je prendrais soin de choisir, suivant l’année et le sujet étudié, des pans d’Histoire qui me paraitront intéressantes à aborder. »

Je m’arrêtais un instant, bu une gorgée de mon breuvage, avant de continuer :

« J’attends de vous de la rigueur et de l’ouverture d’esprit. J’admets volontiers que ce cours n’est pas des plus intéressants, et que beaucoup ont des aprioris. En effet, vos ainés qui sont passés sur ces bancs avant vous avaient un professeur dont ils vous ont certainement parlé. Si ce n’est pas le cas, je laisse votre curiosité chercher dans les livres de la bibliothèque. Pour en revenir à ce qui nous préoccupe, sachez que je présenterais, ou du moins j’essaierais, le cours comme une histoire, avec des anecdotes, des personnages, et bien entendu, des dates. Aujourd’hui, nous allons poser les bases. Il va de soi que je ne vous cracherais pas un cours tout prêt. En effet, l’Histoire de la Magie se doit d’être un cours vivant, où la réflexion et la curiosité sont des maitres mots. Certaines réponses se trouveront dans le livre que vous avez acquéri pour cette première année, d’autres, il faudra les chercher dans les registres de la bibliothèque ou de la salle où les cours sont dispensés. »

J’adressais un sourire paternel à mes élèves. Je parlais beaucoup, et j’avais peur de les ennuyer avec mes monologues. Mais il fallait bien passer par là pour leur expliquer le fonctionnement du cours. Je devais pourtant les garder avec moi, espérant qu’ils ne joueraient pas, dés le premier cours, à dessiner, discuter, ou je ne sais quoi. Je chassais ces idées de ma tête, et repris :

« Vous pouvez accéder, dés la première année, à trois cours ayant pour sujet l’Histoire de la Magie. Le premier est, sans nul doute, le cours obligatoire. Vous ne pouvez pas y échapper. Les leçons dispensées durant ce cours sont propres à chaque année. Elles vous permettront d’avoir les informations essentielles pour passer vos examens de fin d’année en toute tranquillité. A la fin de chaque cours, vous aurez un devoir à rendre. Ce dernier vous entrainera pour l’examen final. Il permettra aussi de développer votre curiosité et votre assiduité. Chaque information trouvée est une ouverture vers la connaissance. Il va de soi que chaque participation, aussi petite soit-elle, mérite récompense. Quelque soit le cours d’Histoire de la Magie auquel vous assisterez, il vous permettra de gagner des points. Mais, j’y reviendrais.
Le second est le cours optionnel. Il en existe un par année, et sera un complément du cours obligatoire. Il peut être considéré comme un cours d’approfondissement. Il est vivement conseillé de le suivre. Il sera effectué en petit comité, et aura lieu en fin de journée. Je pense que nous placerons le notre aux alentours de dix sept heures. Ce cours vous permettra de gagner des points bonus lors des interrogations ou des devoirs. Bien que le cours optionnel soit spécifique à chaque année, il est toutefois ouvert aux autres années. Vous êtes, bien entendu, prioritaire sur vos cours optionnels. Pour assister à ce cours, je vous laisserais venir me voir à la fin du cours pour que je vous inscrive sur la liste et vous transmette les données nécessaires telles la date et le lieu de rendez-vous. Sachez que je me réserve le droit de vous refuser l’accès à ces leçons d’approfondissement s’il s’avère que vous vous montrer indisciplinés durant le cours obligatoire. Ce cours d’approfondissement est fait pour les élèves, quelque soit leur niveau, qui veulent en apprendre plus sur le monde dans lequel nous vivons. Je ne vous cache pas qu’il y aura beaucoup d’anecdotes, de personnages et de légendes.
Pour terminer cette partie sur les cours que je propose, je m’arrête sur le cours de soutien. Ce dernier ne sera, bien entendu, ouvert qu’à votre demande. Il vise à soutenir les élèves qui auraient du mal avec la matière. Cela peut aller du cours méthodologique à l’explication de différents points abordés en cours obligatoire. Vous pouvez l’utiliser seul ou en petit comité. Il n’y a pas de honte à utiliser ce cours de soutien. Tout comme le cours d’approfondissement, les inscriptions s’effectuent à la fin du cours obligatoire. Je me réserve aussi le droit de refuser un cours de soutien si l’élève en question n’a rien suivi au cours obligatoire ou s’il l’a perturbé de quelque façon que se soit.
Je verrais également avec l’administration pour que nous effectuions une sortie scolaire, très certainement dans un musée ou dans un bâtiment qui aura un rapport avec ce que nous étudierons cette année. Cette escapade fera, bien entendu, l’objet d’un devoir. Ma foi, ne vous inquiétez pas, cette tâche sera certainement un compte rendu de ce que vous aurez pu découvrir durant la visite. »


Je me tus quelques secondes, embrassant du regard les élèves qui me faisaient face. La tasse de thé dans ma main droite, j’avais pris appui sur mon bureau. Géralt, mon hibou, entra par l’une des fenêtres ouvertes et vint se poser sur son perchoir. Je souris, me levais tranquillement et me dirigeais vers l’animal. Mes doigts suivirent alors les courbes de la tête de mon ami à plumes. Je me tournais vers mes jeunes étudiants et leur dis d’une voix paisible mais enjouée :

« Laissez moi vous présenter mon assistant. C’est un vieux hibou, répondant au doux nom de Géralt, un peu dur de la feuille, mais c’est un très bon gardien. Il veille sur la salle de cours en mon absence. Il se fera toujours un plaisir de transmettre vos messages, si vous en avez, et que je suis absent. Il adore écouter les conversations. Prenez néanmoins garde à ne pas le malmener, il voit très vite rouge, et n’hésite pas à punir les petits blagueurs en tout genre. »

Je plongeais ma main dans l’un des petits sacs accrochés à son perchoir, et en sortis une petite sucrerie que je tendis au volatil. Ce dernier s’empressa de l’attraper et de le manger. Il émit un petit hululement de contentement, et se mit à observer d’un œil inquisiteur les premières années qui se pressaient derrière leurs tables de bois. Je souris, avant de retourner poser mon derrière sur le rebord de mon bureau. Je finis ma tasse et la posais délicatement à côté de moi. Je continuais :

« Comment se déroule un cours obligatoire ? Ces informations vous seront utiles pour les années supérieures puisqu’il évoluera de la même façon, quelque soit l’année où vous vous trouverez. Les leçons dispensées s’effectueront en deux parties : durant la première phase, nous débattrons d’un sujet compris dans le thème de l’année. Je vous poserais des questions, libre à vous d’y répondre. Sachez néanmoins que chaque information ou point de vue apportés au débat vous rapportera des points. Nous reviendrons sur la répartition de ces derniers un peu plus tard. Il ne faudra pas avoir peur de prendre la parole. Même la plus petite indication pourra nous être utile. Je tiens toutefois à vous avertir que, même si je solliciterais plusieurs fois votre avis sur tel ou tel point, la discipline est de rigueur. Je vous demanderais de respecter les opinions de chacun. Nous sommes là pour réfléchir sur des situations, des personnages, des lieux. Tout ceci se doit de se dérouler dans le plus grand calme. Si certaines questions vous posent problèmes, nous formerons des petits groupes de deux ou trois élèves et nous irons chercher dans les livres qui nous entourent la réponse. Il va de soi que nous n’aurons pas le temps d’aborder tous les points concernant notre sujet, c’est pour cela que nous toucherons seulement aux plus importants d’entre eux. Nous n’avons que deux heures de cours obligatoire par semaine, ce qui est malheureusement bien peu par rapport à la masse d’informations que nous avons à traiter.
La seconde phase du cours sera, je le crains, beaucoup moins amusante que la première. Il s’agit, en effet, de la prise de notes. Je vous dicterais ce que vous aurez à retenir pour l’examen final. Je concède volontiers que ce n’est pas la partie la plus palpitante, mais nous devons passer par là. A partir de la cinquième année, je considérerais que vous serez assez grands pour prendre des notes sans que j’ai à vous dicter un quelconque cours. Ainsi, nous nous concentrerons alors sur les débats. Mais, passons, nous n’en sommes pas encore là. Les quatre premières années vous permettront de développer vos prises de notes, vous n’avez donc pas à vous inquiétez. Vous avez de nombreux talents, à nous d’étendre leurs champs de compétences. »


Je me tus quelques secondes. Je tendis la main vers une pile de parchemins qui se trouvait à ma droite. Je pris la première feuille et jetais un rapide coup d’œil aux notes que j’y avais inscrites. Je repris :

« Avant de passer au programme de l’année et au cours en lui-même, nous allons nous arrêter sur la question suivante : comment gagner des points en cours d’Histoire de la Magie ? Chaque cours auquel vous participez, qu’il soit obligatoire ou optionnel, peut vous rapporter des points. Le barème ne changera pas avec les années. La présence à un cours obligatoire vous rapportera dix points, celle à un cours optionnel vous en donnera cinq. Je vous attribuerais un certain nombre de points, pouvant aller de un à quinze, pour votre participation, du moment que celle-ci soit constructive et ne perturbe pas le cours. Je ne vous cacherais pas que s’il est aisé de gagner des points pour votre maison, je serais intransigeant avec les perturbateurs : les sanctions pourront aller d’un simple retrait de points, à des heures de colle ou à l’exclusion temporaire ou définitive du cours. Chaque rendu de devoirs vous rapportera dix points. La note que je vous attribuerais vous fera gagner des points supplémentaires pouvant aller de zéro à quinze. Vous pourrez consulter la liste des points gagnés par maison et par cours sur la porte de mon bureau. Cet inventaire sera mis à jour à la fin de chaque cours. Les points seront alors automatiquement ajoutés, ou retirés, à votre sablier. Pour avoir accès à votre fiche personnelle de points, il faudra me rendre visite. »

Je sortis ensuite ma baguette de son étui, et, à l’aide d’un sortilège informulé, j’animais la craie qui se mit à écrire sur le tableau noir. Elle inscrit : « Histoire de la Magie – Les différentes mythologies sorcières et moldues ». Elle admira son travail avant de rouler sur mon bureau et de s’immobiliser contre une vieille plume.

« Comme indiqué sur le tableau, cette année sera placée sous le signe de la mythologie. Pourquoi étudier celles qui proviennent du monde moldu, me demanderez-vous ? Sachez que, bien que certaines mythologies se retrouvent dans les deux univers, il se trouve que certains faits de l’Histoire sorcière ont grandement influencé les légendes humaines. Par exemple, Merlin ou la fée Viviane. Ce sont d’illustres personnages qui ont marqué, à leurs façons, la civilisation. Pour nous, ce sont des êtres vivants qui ont réellement existé. Pour les êtres non-magiques, Merlin et la fée Viviane ne devraient pas avoir d’influence sur leur Histoire. Et pourtant, ces individus existent belle et bien dans leur mythologie. Nous nous demanderons alors comment ces bougres se sont retrouvés dans deux mondes bien différents, dans l’un en étant des personnages à part entière, dans l’autre, une légende ? Car, après tout, nous le savons tous, une légende, ou une rumeur, se base toujours sur un fond de vérité. »

Ma théière s’anima et vint verser son liquide parfumé dans ma tasse. Une odeur de fruits rouges, que je trouvais fort agréable, envahit la pièce. Je pris le récipient et bus une gorgée. Mes doigts s’enroulèrent autour du gobelet en porcelaine : la chaleur que dégageait le thé permettait à mes mains quelque peu engourdies de se réveiller.

« Bien, avant d’entrer dans le vif du sujet, j’aimerais aborder un dernier point. Il est vrai que j’ai beaucoup parlé pour vous présenter l’ensemble du cours. Néanmoins, j’ai oublié de préciser, et je m’en excuse, que, durant les explications, les recherches ou les débats, vous pouvez poser des questions si un point vous semble obscur ou si un point de vue vous semble erroné. Je préfère, et de loin, que vous preniez la parole pour demander de plus amples explications, plutôt que vous décrochiez complètement parce que vous ne comprenez pas un événement, un personnage, une date. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises questions, elles seront toutes utiles pour notre aventure. N’attendez pas que je vous demande si vous avez des interrogations sur tel ou tel point, osez prendre la parole ! »

J’embrassais une nouvelle fois du regard les élèves qui me faisaient face. Je pris ma baguette et animais d’un geste vif du poignet la craie et le chiffon. Le torchon vint effacer les inscriptions sur le tableau, salua sa compagne et se posa tranquillement sur le bureau. La craie me lança un regard plein de défis, avant de se positionner, prête à inscrire les questions que j’allais poser.

« Maintenant que les bases des cours d’Histoire de la Magie sont posées, nous allons pouvoir rentrer dans le vif du sujet. Je vais vous poser plusieurs séries de questions. Vous pouvez répondre à n’importe quelle série, du moment que vous tentez de répondre à l’ensemble de la série puisque les questions d’un même groupe dépendent les unes des autres. Prenez la parole, tout en respectant celle de vos camarades, dés que vous vous sentez prêts à affirmer, objecter, témoigner, déclarer, et que sais-je encore ! »

Je jetais un coup d’œil à la craie qui s’était animée. Elle nota en lettres capitales « Définitions – Qu’est ce que… », puis vint mettre un premier tiret en dessous de ce titre. Mon sourire s’élargit, et je reportais mon attention sur mes élèves.

« Pour vous, qu’est ce que représente l’Histoire de la Magie ? Quelle définition mettez-vous derrière ces mots ? Quels liens pouvez-vous faire entre l’intitulé du cours et le thème que nous allons étudier ? »

Je fis une pause, attendant que la craie finisse de tracer les lettres sur le tableau noir. Je bus une gorgée de mon breuvage, avant de lancer la seconde série de questions :

« Nous allons étudier la mythologie. Qu’est ce que la mythologie ? Selon vous, le terme de « mythologie » prend-il un sens différent lorsqu’il est utilisé dans le monde sorcier et dans le monde moldu ? La mythologie peut-elle être associée aux légendes, aux rumeurs, aux contes ? Pourquoi ? Existe-il des différences entre la mythologie et les légendes, rumeurs, contes ? »

Je fis un nouvel entracte. Le crissement de la craie me donnait mal au crâne. Elle prenait un malin plaisir à grincer contre le tableau noir : à croire qu’elle me faisait payer pour le travail que je lui avais fourni.

« Pourriez-vous me citer des mythologies qui pourraient être communes au monde sorcier et au monde moldu ? Quels personnages du monde sorcier auraient pu donner naissance à des mythes dans le monde moldu ? A l’inverse, des personnages moldus auraient-ils pu entrer dans la mythologie sorcière ? »

Je me tus quelques secondes. Un sourire paternel s’était figé sur mon visage. L’année dernière, je n’avais pas vraiment abordé les cours de cette façon, bien que la présentation de ce dernier soit un peu près la même. Je me demandais si les questions posées n’étaient pas trop compliquées pour des premières années. Je secouais doucement la tête, chassant ainsi ces pensées de mon crâne : il ne fallait pas que je prenne mes élèves pour des enfants incompétents. Je pourrais être surpris de leurs capacités. Je ne connaissais pas leurs dossiers par cœur : certains auront déjà touché un peu à cette matière que j’enseignais, d’autres n’en auront jamais entendu parlé. Pourtant, je savais qu’ils avaient tous une information, quelque part, enfouie dans leur esprit. Ils avaient déjà tous eu accès à une légende, une histoire. Les livres leur permettaient de forger leurs intelligences. Je ne me fis donc pas plus de souci que cela. Je savais de quoi était capable un enfant. Enfin, je le pensais : je devais avouer qu’ils arrivaient toujours à m’impressionner, quelque soit leur âge. Je repris :

« Et bien, jeunes gens, surprenez-moi ! Je sais de quoi vous êtes capables ! Et je reste persuadé que ce n’est pas des séries de questions comme celles que je viens de vous poser qui vont vous arrêter ! »




"Nothing in life can't be improved by a cup of tea." de Pamona Falk, élève à Serpentard.


Dernière édition par Alouarn Grimgorson le Sam 28 Jan 2017 - 18:38, édité 1 fois
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Violetta Dursley
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MessageSujet: Re: Cours n°1, 1ère année - Les bases de la Mythologie (Past)   Jeu 25 Aoû 2016 - 17:55
Violetta revêtit son sobre uniforme ajouta des chaussettes montantes rouge écarlate et des chaussures noires. Elle posa sur sa tête un chapeau à l’effigie d’un panda sur lequel elle ajouta le chapeau pointu de sorcier. Une fois ceci fait, elle quitta la salle commune de Serdaigle pour rejoindre le grand hall. Elle mangea des pancakes accompagnés de jus de citrouille. Puis elle partit dans les couloirs pour rejoindre la salle de cours d’Histoire de la Magie. Elle avait largement le temps mais encore fallait-il qu’elle ne se perde pas. Après une grosse demie de marche entre coupée de mini explorations, la blondinette arriva devant la salle de cours déjà ouverte. Elle pénétra dans la salle déjà bien remplie par d’autres élèves.

Désolée, je me suis perdue.

Enfin, elle l’avait légèrement voulu en courant après un chat, comme en témoignait les traces de griffures sur sa joue droite. Mais chut. Elle s’installa à une place de libre tout au fond de la salle de classe. Elle était très fière de ne pas avoir raté le plus important puisqu’il leur souhaita la bienvenue. Un soupir de soulagement quitta ses lèvres et elle se mit à écouter le professeur avec une grande attention et une question « Allait-il parler de dragons ? ». Bon première bonne nouvelle, pas de notes à prendre du moins pas au début.

Si Violetta comprenait bien le truc, chaque année les élèves étudieront un pan de l’Histoire. Hum… Cela voulait dire que chaque année ils auraient la possibilité de parler de dragons. Une bonne nouvelle pour Violetta qui avisa enfin la tasse de chocolat chaud qui refroidissait sur son bureau. D’abord surprise, elle prit doucement la tasse et la porta à ses lèvres. Elle but une gorgée et fut très agréablement surprise. Le liquide tiède lui fit du bien.  Gardant la tasse entre ses mains, la gamine observa le professeur. Elle ignorait tout de l’autre professeur et à priori préférait qu’il en soit ainsi. Pour ce qui est des livres à étudier elle regarda autour d’elle et profita de sa position dans un coin et à côté d’une bibliothèque pour en prendre un et le feuilleter. Mais elle arrêta rapidement, gardant le livre ouvert mais ses yeux rivés sur le professeur. Ils auraient le droit à trois cours différents portant sur le même thème ? Quel drôle d’idée. Quoique, apprendre le strict minimum dans l’un, approfondir dans un autre et rattraper le retard dans le troisième intéressant. Et participer aux deux premiers devrait doubler les chances d’entendre parler de dragons, non ?

Un hibou débarqua de nulle part et alla se poser en maitre sur un perchoir. Le professeur le décrivit et le nourrit avant de revenir sur ces histoires de cours. Des débats, il était sérieux ? Comment on pouvait faire ça ? Bon écouter les autres elle savait vaguement faire et dire son point de vue, pas trop de problème. Mais était-ce vraiment débattre ? Parce que c’est les vieux politiques qui débattent et qu’au final ils n’ont pas avancé sur leur question. Fallait pas faire ça tout de même, si ? Et après il allait falloir écrire, écrire et écrire. Cela allait être ennuyant à mourir.

Violetta but une gorgée et tourna les pages du livre jusqu’à ce que Monsieur Grimgorson reprenne la parole. Elle fut impressionnée par la quantité de points qu’ils pouvaient tous gagner à chaque cours pour leur maison. Etait-ce vraiment si facile d’accumuler des ponts pour ça. Une craie s’anima et vint écrire, Violetta fit des eux avant de rire le plus doucement possible à son action. Pourquoi la craie avait l’air très fière de son travail ? Mais c’était cela qui faisait rire la gamine.

Bref passons aux choses sérieuses, les mythologies sorcières ET moldues. Violetta attendait impatiemment la suite sans penser une seule seconde que les deux types de mythologies ne pouvaient être liés. Chose que le professeur confirma en parlant de Merlin et de la fée Viviane. Violetta sourit de toutes ses dents toujours, impatiente d’entendre la suite en portant la tasse de chocolat maintenant froid à ses lèvres. Elle apprécia aussi l’odeur de thé aux fruits rouges qui se dégagea après qu’une théière ait remplit la tasse du professeur.

La craie s’anima à nouveau et après qu’un torchon ait effacé le titre, la craie vint écrire trois séries de questions qui firent fuser de nombreuses idées dans la tête de Violetta. Mais ce qui lui paraissait le plus abordable pour une née moldue qu’elle était fut la première série. Après tout cette série ne faisait que demander leur avis. Elle se leva et prit la parole directement de manière affirmée.

L’histoire de la Magie est, je pense, l’évolution de tout ce qui fait la Magie, les potions, les sortilèges et les créatures magiques, et des sorciers qui ont permis  cette évolution à travers chaque période. Parce que comme pour les sciences moldues, tout n’a pas pu être comme aujourd’hui depuis la création de ce monde. Et cela changera encore. Donc nous pouvons étudier cette évolution et apprendre à connaître tous ceux qui ont forgé cette histoire. De plus nous pouvons nous inspirer de leur histoire personnelle pour forger notre futur, non ? Et après, les mythologies sont peut-être des facettes de cette histoire peu retranscrite dont nous n’avons pas de moyens pour prouver leurs existences comme leur inexistence. Ce ne sont que des légendes, mais comme vous l’avez dit, les légendes repose sur un fond de vérité.

Violetta fixa le professeur comme à la recherche d’une approbation ou d’une désapprobation. Elle finit par s’assoir toujours fixant le professeur, les oreilles aux aguets pour entendre les autres.
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MessageSujet: Re: Cours n°1, 1ère année - Les bases de la Mythologie (Past)   Jeu 25 Aoû 2016 - 19:11
Aurora mit son uniforme, fit ses cheveux, se regarda trois fois dans son miroir de poche pour être sure d'être présentable. Elle rejoint alors la grande salle où elle prit son petit déjeuner et en profita pour terminer la lecture d'un texte qu'elle avait commencé. Elle mangea les bons petits qui étaient posés sur la table sans faire preuve de trop de gourmandise. Elle regarda alors son planning : Histoire de la Magie. Aurora sourit alors, elle était heureuse. Elle savait que ce cours allait être très théorique mais tellement fascinant, elle en avait l'eau à la bouche ou c'était simplement l'odeur des profiteroles au chocolat qui lui faisait cet effet là... Elle se rendit alors vers la salle de cours. Elle était l'une des premières à prendre place et se rendit comme à son habitude dans les premiers rangs.

Bonjour professeur !

Elle sortit alors une plume et des feuilles de parchemins, elle regarda autour d'elle et les élèves arrivèrent les uns après les autres.

« Je vous souhaite la bienvenue dans ce premier cours d’Histoire de la Magie. Je suis monsieur Grimgorson, et je serais le professeur qui aura la tâche fastidieuse de vous enseigner cette matière pendant vos sept années à Poudlard. Pour ce premier cours, je vous propose de siroter votre chocolat chaud pendant que je vous présente le cours dans son ensemble. Il n’est pas utile de prendre des notes pour le moment. Je vous distribuerais des parchemins, à la fin du cours, qui récapituleront ce que nous aurons dit. »


Le professeur avait l'air très sympathique, Aurora avait entendu les instructions du professeur, mais elle préférait quand même garder de quoi noter, c'était sans doute plus prudent. On ne sait jamais, les résumés ne reprennent pas toujours tous les détails. Le professeur expliqua alors le but du cours et ce qu'il attendait des élèves. Rigueur et précision. Aurora fut surprise lorsque le professeur dit aux élèves que l'Histoire de la Magie n’intéressait pas tout le monde.Pour Aurora, l'histoire permettait aux gens de savoir d'où ils venaient et sans savoir d'où l'on vient, comment savoir où l'on va et veut aller ! L'histoire permettait aussi aux gens de se rendre compte du chemin parcouru et des choix faits par nos ancêtres. Aurora sembalit déjà fascinée.

Maintenant que les bases des cours d’Histoire de la Magie sont posées, nous allons pouvoir rentrer dans le vif du sujet. Je vais vous poser plusieurs séries de questions. Vous pouvez répondre à n’importe quelle série, du moment que vous tentez de répondre à l’ensemble de la série puisque les questions d’un même groupe dépendent les unes des autres. Prenez la parole, tout en respectant celle de vos camarades, dés que vous vous sentez prêts à affirmer, objecter, témoigner, déclarer, et que sais-je encore ! Pour vous, qu’est ce que représente l’Histoire de la Magie ? Quelle définition mettez-vous derrière ces mots ? Quels liens pouvez-vous faire entre l’intitulé du cours et le thème que nous allons étudier ?  Nous allons étudier la mythologie. Qu’est ce que la mythologie ? Selon vous, le terme de « mythologie » prend-il un sens différent lorsqu’il est utilisé dans le monde sorcier et dans le monde moldu ? La mythologie peut-elle être associée aux légendes, aux rumeurs, aux contes ? Pourquoi ? Existe-il des différences entre la mythologie et les légendes, rumeurs, contes ? Pourriez-vous me citer des mythologies qui pourraient être communes au monde sorcier et au monde moldu ? Quels personnages du monde sorcier auraient pu donner naissance à des mythes dans le monde moldu ? A l’inverse, des personnages moldus auraient-ils pu entrer dans la mythologie sorcière ?Et bien, jeunes gens, surprenez-moi ! Je sais de quoi vous êtes capables ! Et je reste persuadé que ce n’est pas des séries de questions comme celles que je viens de vous poser qui vont vous arrêter !



Aurora fronça les sourcils en signe de concentration, elle se posa beaucoup de questions et le professeur semblait savoir exactement où mener les élèves. Elle fut surprise d'entendre une jeune fille prendre la parole en premier. Cette jeune-fille portait les couleurs de serdaigles ! Aurora était alors très contente qu'une personne de sa propre maison essaye d'amener son avis à la discussion !

L’histoire de la Magie est, je pense, l’évolution de tout ce qui fait la Magie, les potions, les sortilèges et les créatures magiques, et des sorciers qui ont permis cette évolution à travers chaque période. Parce que comme pour les sciences moldues, tout n’a pas pu être comme aujourd’hui depuis la création de ce monde. Et cela changera encore. Donc nous pouvons étudier cette évolution et apprendre à connaître tous ceux qui ont forgé cette histoire. De plus nous pouvons nous inspirer de leur histoire personnelle pour forger notre futur, non ? Et après, les mythologies sont peut-être des facettes de cette histoire peu retranscrite dont nous n’avons pas de moyens pour prouver leurs existences comme leur inexistence. Ce ne sont que des légendes, mais comme vous l’avez dit, les légendes repose sur un fond de vérité.

Aurora sourit à sa camarade et semblait plutôt d'accord.

Monsieur, si vous permettez ! L'étymologie du mot Mythologie signifie :Etude des mythes. Les mythes sont des sortes de récits fabuleux que l'on raconte à des personnes. Les mythes sont souvent des êtres qui incarnent , dans la forme symbolique des choses, des aspects de la condition humaine ou des forces de la nature. Je pense que la mythologie sert à l'homme dans le sens que cela nous permet d'imaginer comment les choses ont pu se dérouler. Par exemple dans le monde des moldus, les Dieux sont des sortes d'êtres tout puissant, ils expliqueraient l'apparition de l'homme et ce qu'il se passe tout les jours. Pour différencier la mythologie de la légende, je dirais que la mythologie apporte à l'homme une vision de sa propre création car celle-ci est plus souvent liée à des divinités. Nous n'avons aucune preuve écrite, ni matérielle qui pourrait nous prouver leur existence. La légende, comme par exemple Merlin, est issue de récits racontés, nous n'avons pas non plus de preuves matérielles qu'il a existé dans le monde moldu, mais il existe une possibilité que celui-ci ait vraiment vécu il existe une chance. Pour moi le mythe est juste le fruit de notre imagination et la création de notre imagination pour nous expliquer des choses que l'on ne comprends pas alors que la légende, est juste là pour nous donner une vision plus "fantastique" de la réalité. Imaginer la magie pour un moldu est très compliqué. En tout cas c'est ce que je crois.

Aurora espérait que ce qu'elle venait de dire était compréhensible, elle se rassit alors et attendit une réponse du professeur.
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MessageSujet: Re: Cours n°1, 1ère année - Les bases de la Mythologie (Past)   Sam 27 Aoû 2016 - 18:21
Six heure quinze ce matin et Lenny n‘était toujours pas levé. Cela faisait pourtant un bon quart d’heure qu’il était éveillé mais la motivation semblait le fuir. Aujourd’hui se déroulait le premier cours d’Histoire de la Magie. Cours qu’il redoutait plus que tout autre. Son seul espoir pour ne pas avoir de notes catastrophiques était que l’on parle souvent d’animaux. Après tout, certains animaux pouvaient avoir eu un rôle important dans l’Histoire, non ? Les dragons par exemple. Lenny adorait les dragons. Le jeune garçon se retourna et attrapa sa baguette magique posée sur sa table de chevet. Il se repositionna sur le dos et porta la baguette à hauteur de ses yeux. Il l’admirait avec une certaine tendresse. Il n’avait encore tellement eu l’occasion de s’en servir mais il l’affectionnait déjà beaucoup. Son coeur était composé d’un ventricule de dragon justement. Il savait même qu’il s’agissait d’un Noir des Hébrides, de son Ecosse natale. Le jeune garçon joua quelques instants avec sa baguette et finit par se lever, trouvant enfin un soupçon de motivation… parce qu’il avait faim. Il était habitué à se lever tôt et à petit-déjeuner tout de suite et à cette heure-ci, il avait généralement déjà terminé son repas du matin. Il se leva donc et s’habilla, puis se dirigea vers la Grande Salle où il prit un petit déjeuner frugal. Et maintenant… Arrrhhh ! Il fallait se rendre en cours. Mais le jeune sorcier se dit que de toute façon, vu l’heure il était très en avance et que le temps qu’il perdait serait plutôt du temps en moins à lire son manuel de Potions ou son manuel de Botanique. Lenny se rendit donc au premier étage d’un pas énergique. Une fois arrivé près de la salle de classe, il s’assit par-terre et ouvrit un manuel de Potions… de seconde année. En effet, il avait emprunté cet ouvrage la veille au soir dans une des petites bibliothèques de la salle commune des ravenclaws et avait à peine eu le temps de l'entamer.

Essence de Dictame, lu-t-il à voix basse, Hmmm... Voilà un soin qui lui paraissait bien utile !

Une bonne demi-heure plus tard, Lenny avait longuement étudié la théorie autour de cette essence et estimait que c’en était assez pour ce matin. Et puis il n’avait pas envie de commencer à étudier une seconde potion ce matin. Par ailleurs, il semblait que d’autres élèves arrivaient maintenant. Finalement, la cloche retentit à huit heure tapante et les jeunes sorcières et sorciers qui étaient à l’heure entrèrent. Lenny s’assit à une table au hasard et bloqua quelques secondes sur la tasse de chocolat chaud qui s’y trouvait.

« Je vous souhaite la bienvenue dans ce premier cours d’Histoire de la Magie. Je suis monsieur Grimgorson, et je serais le professeur qui aura la tâche fastidieuse de vous enseigner cette matière pendant vos sept années à Poudlard. Pour ce premier cours, je vous propose de siroter votre chocolat chaud pendant que je vous présente le cours dans son ensemble. Il n’est pas utile de prendre des notes pour le moment. Je vous distribuerais des parchemins, à la fin du cours, qui récapituleront ce que nous aurons dit. »

Voilà qui expliquait donc la présence de cette tasse incongrue. Lenny trouvait l’attention louable autant qu’étonnante. Mais il avait un prit un petit déjeuner qui lui convenait et ne donnait pas si souvent dans la gourmandise. La tasse demeurerait donc ainsi durant tout le cours, à moins qu’un autre élève n’en veulent une deuxième. Lenny espérait que le professeur remarquerait qu’il n’y avait pas touché à la fin du cours car il détestait le gaspillage. Celui-ci reprit la parole, puis but une gorgée de thé.

« J’attends de vous de la rigueur et de l’ouverture d’esprit. J’admets volontiers que ce cours n’est pas des plus intéressants, et que beaucoup ont des aprioris. En effet, vos ainés qui sont passés sur ces bancs avant vous avaient un professeur dont ils vous ont certainement parlé. Si ce n’est pas le cas, je laisse votre curiosité chercher dans les livres de la bibliothèque. Pour en revenir à ce qui nous préoccupe, sachez que je présenterais, ou du moins j’essaierais, le cours comme une histoire, avec des anecdotes, des personnages, et bien entendu, des dates. Aujourd’hui, nous allons poser les bases. Il va de soi que je ne vous cracherais pas un cours tout prêt. En effet, l’Histoire de la Magie se doit d’être un cours vivant, où la réflexion et la curiosité sont des maitres mots. Certaines réponses se trouveront dans le livre que vous avez acquéri pour cette première année, d’autres, il faudra les chercher dans les registres de la bibliothèque ou de la salle où les cours sont dispensés. »

Lenny commençait déjà à s’ennuyer. Ses parents lui avaient épargné le récit de leurs sessions avec le Pr. Binns et son a priori était tout autre. Et actuellement, le Pr. Grimgorson ne faisait rien pour contredire cet a priori. Lenny ne s’intéressait pas tellement au passé. Il ne niait pas l’utilité d’une telle matière mais préfèrerait étudier spécifiquement l’Histoire d’une discipline. L’histoire des grands potionnistes par exemples. Ou l’Histoire des grandes découvertes sur les vertues des plantes magiques. Ou même mieux, l’Histoire des découvertes majeures en faune fantastique ! Le professeur expliqua ensuite qu’il y avait trois sortes de cours, le cours de base, obligatoire, un cours d’approfondissement et un cours de soutiens. Si Lenny risquait d’avoir besoin du dernier genre, il n’avait, a priori, l’intention de n‘assister à aucun cours optionnel. Enfin bon, il était enclin à se laisser surprendre et à découvrir que cette matière n‘était pas ce qu’il craignait mais en tout cas il ne s’inscrirait pas dès le début de l’année ! Il y aurait peut-être également une sortie scolaire. Voilà qui l’intéressait un peu plus, mais c’était surtout pour la perspective d’observer plantes et animaux et non pierres et châteaux. Le Pr. Grimgorson fit une pause dans son monologue.

À ce moment-là, un hibou fit irruption dans la salle, ce qui eut le don de réveiller Lenny instantanément. Qu’il était gracieux ! L’animal se posa sur un perchoir que Lenny n’avait pas remarqué. Le professeur se dirigea vers le hibou et lui caressa la tête.

« Laissez moi vous présenter mon assistant. C’est un vieux hibou, répondant au doux nom de Géralt, un peu dur de la feuille, mais c’est un très bon gardien. Il veille sur la salle de cours en mon absence. Il se fera toujours un plaisir de transmettre vos messages, si vous en avez, et que je suis absent. Il adore écouter les conversations. Prenez néanmoins garde à ne pas le malmener, il voit très vite rouge, et n’hésite pas à punir les petits blagueurs en tout genre. »

Si Lenny n’allait peut-être pas beaucoup s’intéresser au cours, il serait cependant intraitable avec quiconque attenterait à l’intégrité physique du bel animal. Quoi qu’il en serait, ce Géralt semblait être un assistant idéal aux yeux du jeune garçon ! Mais est-ce que cela ne risquait pas de constituer une distraction supplémentaire ? Le professeur sortit une friandise pour hibou d’une petite sacoche accrochée au perchoir et la donna à son animal. Celui-ci l’engloutit et poussa un petit hululement. Oh, le son merveilleux. Lenny s’imaginait déjà en troisième année, en cours de Soins aux Créatures Magiques, en train de donner d’autres friandises à Géralt et l’écouter hululer sans jamais s’en lasser. Mais cet instant de plaisir fut de courte durée car le Pr. d’Histoire de la Magie reprit ses explications interminables sur la tenue et le contenu de son cours. Une chose que Lenny avait retenu toutefois, et qui lui plaisait, ils n’auraient pas besoin de prendre des notes pendant le cours car ils recevraient un résumé et complèteraient par une prise de notes dictée en deuxième partie du cours. S’il s’agissait du cours de Potions, Lenny aurait tout de même prit des notes mais là, c’était parfait comme ça. Le professeur poursuivit et parla des gains de points. Le jeune sorcier n’en pouvait plus. Il n’avait qu’une envie, c’était de bondir sur le hibou et de le gaver de sucreries. Ou alors de sortir observer les arbres et la faune en lisière de la Forêt Interdite (sans toutefois la pénétrer). Lenny n’avait pas encore eu l’occasion de le faire. Ou encore de se plonger dans la lecture d’un ouvrage qui parlait d’une matière qui l’intéressait.

Puis le Pr. Grimgorson commença enfin à aborder le contenu du cours. Hmmm… De la mythologie. Moui, il était possible que l’on parle d’animaux. Et notamment de dragons peut-être ! Lenny ne connaissait pas bien les mythes et légendes moldus mais il lui avait semblé comprendre que les dragons pouvaient être monnaie assez courante. Mais le professeur avait décidé de démarrer par une série de questions d’ordre général et Lenny sentait l’ennui le regagner à vitesse grand “V”. À ces questions, deux serdaigles répondirent, donnant leur avis. Lenny s’affala sur sa chaise et sentit que s’il ‘avait pas passé une bonne nuit, il se serait endormi depuis belle lurette.



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MessageSujet: Re: Cours n°1, 1ère année - Les bases de la Mythologie (Past)   Sam 28 Jan 2017 - 18:42


feat. Elèves de première année


Cours n°1 : les bases de la mythologie

Si le monde n’a absolument aucun sens, qui nous empêche d’en inventer un ?

« Tout commence et tout finit par un œuf.
L'œuf est le symbole de l'aube et du crépuscule
dans la plupart des mythologies du monde. »
Citation de Bernard Werber.

Musique conseillée pour la lecture de cette réponse : cliquer






Mon avis sur ce début de cours était un peu mitigé. Je savais que j’aimais beaucoup parlé et que l’Histoire de la Magie n’était pas une mince affaire pour des jeunes de leur âge. Néanmoins, il fallait en passer par là. Certains étudiants prirent rapidement la parole pour tenter d’apporter une réponse à l’une ou l’autre série de questions posées ; d’autres, comme celui qui était avachi sur sa chaise, ne semblaient pas vraiment intéressés par ce qui se passait dans cette salle. Il fallait que je me rende à l’évidence : mes cours ne pouvaient pas plaire à tout le monde, même si j’y mettais toute la bonne volonté que je possédais. Je pris une grande inspiration, la plus silencieuse possible, et repris ma tasse de thé dans les mains : rester accrocher à la réalité, c’était l’essentiel.

Alors que les répliques fusaient, ou du moins, que quelques réparties furent lancées dans les airs, la craie, qui s’était alors tenue tranquille jusqu’à maintenant dans un coin du bureau, se leva, fit la révérence, et s’envola avec la grâce d’un cachalot vers le tableau noir : elle batailla quelques instants face à la place qui lui restait pour noter les informations qui venaient jusqu’à elle, avant de se rendre à l’évidence que tout ne rentrerait pas sur l’ardoise. Elle prit un temps de réflexion puis jugea qu’elle écrirait pendant que la magie opérera et fera la place qu’il faut pour que le cours se déroule comme il se doit.
Je devais avouer que j’avais demander un peu d’aide à l’un de mes collègues pour enchanter le tableau : il s’avérait que j’avais toujours beaucoup de choses à dire, tant à l’écrit qu’à l’oral, et que mon ami que voilà n’était souvent pas assez grand pour accueillir toutes mes idées. Ainsi, suivant ce qui se passait dans la salle de cours, il prenait une taille différente. Cette dernière ne pouvait néanmoins pas être plus petite que ses dimensions initiales. Je devrais lui donner un nom à cette craie : mais, comme les autres, elle n’allait pas durer si elle passait son temps à écrire. Peut-être existait-il un sortilège qui l’empêcherait de s’user ? Dans ce cas, elle deviendrait une craie immortelle et je n’étais pas sur qu’elle apprécie l’immortalité. Mais, sur ce sujet, je ne pouvais pas me prononcer à sa place tant que je ne lui aurais pas tout simplement demandé. Comment ? Parler avec une craie ? Cela m’arrivait au moins cinq fois par semaine, pas vous ?

Le crissement de la craie contre le tableau s’arrêta soudain, et le silence se fit rapidement dans la salle de cours. J’avais, je le crains, écouter d’une oreille distraite mes élèves. Je me tournais vers les écrits de ma camarade de cours : elle discutait, silencieusement, avec le chiffon. Il semblerait qu’ils ne soient pas d’accord sur un accord à donner à l’un des mots inscrits. Et je devais avouer que mon niveau d’anglais, bien qu’assez bon en soit, ne connaissait pas encore toutes les subtilités de la langue de Shakespeare puisque je ne vis pas le coupable, celui là même qui était sujet de leur débat. Je pris rapidement connaissance des réponses. Bien, nous avions de la matière pour lancer ce cours d’introduction. Je souris, le regard un peu dans le vague.


« Bien, jeunes gens. Des réponses tout à fait intéressantes : elles sont logiques, tout en ayant tenu compte de vos convictions et de vos compétences. Il est temps de mettre tout ça… Disons, en pratique : j’ai entendu dire, par l’une des rumeurs des feuilles, qu’un peu d’animation dans cette salle de cours ne ferait de mal à personne. Il se trouve que certains de mes compagnons – je parle des livres, bien entendu – m’ont suggéré quelques idées pour mettre en œuvre les connaissances que nous apporterons durant ce premier cours. Entre nous, j’espère que vous passerez un bon moment : ils se sont donnés tant de mal pour vous montrer quelque chose de magiquement poétique. Savourez l’instant présent, laissez-vous porter par les histoires de l’Histoire : chaque instant est unique et se doit d’être apprécié à sa juste valeur. »

Je posais ma tasse sur mon bureau, laissant les dernières voluptés de fumée s’envoler dans les airs. Je m’avançais vers un vieux gramophone. Je le tenais de mon grand-père : je n’avais pas encore percé tous ses secrets, mais je pensais que c’était un bon moment pour partager un instant, disons, un instant unique. Je posais cérémonieusement le vinyle sur le support et mis en marche l’appareil. Les premières notes de musique s’envolèrent alors. Non, non, non, ne vous méprenez pas ! Les notes de musique sortirent du… comment qualifier ce genre d’embout de trompette ou de je ne sais quel instrument… sortirent du « haut-parleur », bien que j’avais conscience que ce mot associé au gramophone était complètement anachronique.

Elles se mirent à danser dans les airs, virevoltant au grès d’un vent inexistant. Elles suivaient les courbes du Temps, les vanités de la Mort, les excursions et les secrets de la Vie. Elles étaient vivantes, juste pour cette fois-ci, juste le temps d’une vie, la leur ! Je souris en les regardant se diriger vers certains pupitres où des feuilles de papier avaient été disposées. Une révérence, à l’unisson, devant leurs nouveaux partenaires, et tous se mirent à se trémousser sur… une valse, peut être, ou autre chose… Peu importe, après tout, si ils étaient heureux ainsi. Les notes et les prospectus prirent connaissance les uns des autres avant de s’unir : la magie de l’une animant la flexibilité de l’autre. Les notes disparurent, absorbées par les feuilles de papier. Et les feuilles de papier se plièrent, se tordirent pour devenir des origamis : elles furent des aigles, des lions, des singes, des antilopes, des crapauds, des petits dragons, des fées, des licornes, et bien d’autres êtres vivants encore.

Il était temps pour chacun d’entre eux de prendre leur envol. Ils prirent leur élan, laissant peu d’espace pour une vie dictée par des règles fantasques, par des lois qui ne tenaient plus compte des différences. Tous ces petits origamis étaient libres, libres de suivre leur voie, libres de connaître le monde à travers leurs yeux, leurs différences, leurs forces. Ils étaient eux, seulement eux, le temps d’une vie éphémère, le temps de raconter les histoires dans l’Histoire. Je souris, laissant ces petits êtres de papier monter dans les airs : ils venaient des quatre coins de notre bonne vieille planète, la terre. Ils vagabondaient dans les plaines d’herbe grasse, sautaient d’arbres en arbres dans les épaisses forêts encore vierges de toute présence humaine, se pavanaient dans les chaudes savanes, chantaient dans les eaux calmes et profondes, virevoltaient dans les cieux éternels.

La lumière du jour fut alors tamisée, laissant alors peu de place aux rayons matinaux de maitre soleil. Le Temps voulut sans doute figer cet instant, rien qu’une seconde, rien qu’une minute : le tic tac incessant de la vieille horloge ne fut qu’un lointain souvenir. Une puissante lumière venue dont ne sait où – enfin, je le savais plus ou moins puisque j’étais l’instigateur de ce cours – traversa les fenêtres. Ces dernières avaient été recouvertes de grandes feuilles vieillies et jaunies par leur longue vie passée à errer dans les couloirs du château, la plupart ayant été oubliées dans de sombres salles, au milieu des toiles d’araignées. De bien curieux paysages se mouvaient sur ces parchemins. Les ombres existaient grâce la lumière, la lumière existait parce que les ombres se mouvaient lentement sur les feuilles. Les origamis profitèrent de ce jeu entre lueur et forme fantomatique pour s’installer dans les paysages, laissant au bon soin de cette atmosphère de raconter leurs histoires.


« Mademoiselle Dursley, bien que vos propos soient tout à fait cohérents, nous nous devons d’aller beaucoup plus loin. Vous n’avez fait qu’aborder la partie émergée de l’iceberg, dirons-nous. Mais, partons de vos propos. Il est vrai, tout le monde vous le concédera, que l’Histoire de la Magie raconte l’évolution de quelque chose, d’un événement ayant un rapport plus ou moins prononcé avec la magie. Nous devons admettre que le dictionnaire nous donne un grand nombre de définition pour l’Histoire, nous ne retiendrons que celles qui concernent spécifiquement ce cours. Par chance, il se trouve que ces définitions sont les mêmes pour les historiens non-sorciers que pour les historiens sorciers. »

Une feuille, accrochée jusque là à un vieux chêne de l’une des fenêtres se trouvant à l’extrémité de la salle, se détacha soudainement, l’envie de voyager la prenant subitement. Elle commença lentement son périple, traversant tranquillement les paysages que nous offraient les ombres et la lumière. Elle laissait derrière elle une trainée non identifiée, certainement de la poussière de rêve !

« L’Histoire est, tout d’abord, si nous prenons les définitions données par le Larousse, la « connaissance du passé de l’humanité et des sociétés humaines ; c’est une discipline qui étudie ce passé et cherche à le reconstituer ». Ainsi, si nous ne tenons compte que des sociétés sorcières, cette théorie vient compléter vos dires, mademoiselle Dursley. L’Histoire ne va pas qu’étudier l’évolution de la magie en elle-même. L’Histoire est avant tout une Histoire des hommes par les hommes. La Magie, en elle-même, n’est qu’un trait de caractère parmi tant d’autres qui définit la société sorcière. Bien sûr, nous étudierons de grands personnages et leurs inventions, ceux qui ont marqué une société donnée, dans une époque déterminée. Néanmoins, cela ne constituera pas l’essentiel du cours. Nous étudierons des évènements précis, mais aussi des pans entiers d’Histoire : l’Histoire est celle d’hommes illustres puisqu’on a retenu beaucoup de noms, mais l’Histoire, c’est aussi celle des peuples. Les hommes illustres ne font rien sans le soutien d’un peuple. Le peuple, en revanche, se suffit à lui-même. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : il est vrai que les uns comme les autres sont très importants : les hommes illustres, c’est à dire, ceux dont on a retenu le nom, ont fait avancé les mœurs et les sociétés en réfléchissant sur des évènements comme les guerres de religions, sur des objets comme les potions ou l’électricité, des concepts comme les sortilèges ou la liberté et l’égalité pour tous les hommes. Néanmoins, rien ne nous indique que des hommes et des femmes dont on ne sait pratiquement rien, n’ont pas, eux aussi, aidé à contribuer à l’amélioration de la condition humaine. Le peuple est un concept assez grand pour englober un grand nombre de notion, mais nous verrons que, selon le siècle où nous nous placerons, tout le monde ne se considérait pas comme faisant parti du peuple. Les grands ont besoin des petits, et les petits ont besoin d’hommes illustres. Mais, passons, nous aurons le temps de revenir sur ce point là dans les semaines à venir, voir durant les années supérieures. »

Je pris une gorgée de ma tasse de thé : il ne faisait plus si chaud que ça, dans la salle de cours. Les ombres continuaient à danser au rythme de la lumière, et la lumière prenait en compte la cadence du vinyle. La feuille persévérait et, lorsqu’elle se sentait faiblir, les êtres vivants qu’elle croisait lui donnaient la force dont elle avait besoin pour continuer. Elle voguait au-dessus des océans, se dirigeant vers des étendues arides.

« L’Histoire cherche à comprendre notre passé : pourquoi en sommes-nous là aujourd’hui ? Dans un siècle ou deux, nous pourrons jeter un regard objectif sur les évènements qui se passent en ce moment même. Les historiens pourront étudier, sans être pris par les émotions du siècle, ce qui a poussé les sociétés, les peuples, les hommes à faire de tels choix. Vous avez raison d’affirmer, mademoiselle Dursley, que le monde d’hier n’est pas celui d’aujourd’hui, et ne sera pas non plus celui de demain. Chaque jour apporte son lot de surprises, de découvertes. L’Histoire, toujours selon le dictionnaire, est ce qui est « par opposition à la préhistoire, une période connue principalement par des documents écrits ». Cette définition est, à mon sens, un peu restrictive. Je concède qu’elle est en opposition à la préhistoire. Mettons nous d’accord sur un point : la préhistoire est toute la période qui a précédé l’apparition de l’écriture. Nous n’avons donc aucun moyen de savoir ce qui s’est passé, hormis par les recherches archéologiques : elles nous ont permis de reconstituer certains pans de l’évolution, mais, même si nous avons pu prouver certaines données scientifiquement, beaucoup d’évènements de cette préhistoire restent… comment dire… pas incertaines mais, disons que ces péripéties ne sont souvent que des suggestions : l’Histoire tente d’expliquer ce qu’elle découvre, et nous verrons que les débats entre historiens ont souvent fait rage, surtout à partir de la fin du XVIIIème siècle, pour expliquer des documents. Réfléchissons donc un peu, si l’interprétation des documents du passé porte à débat, sur plusieurs siècles, leur contenu, quand est-il ? Les mots ont évolué, le langage n’est pas le même selon les classes sociales, bien que le terme de « classe sociale » soit complètement anachronique pour une grande partie de l’Histoire. Mais, passons. Ce que j’essaie de vous dire c’est que nous ne pouvons pas nous appuyer uniquement sur les documents, les écrits que nous trouvons. L’archéologie a aussi son importance : par exemple, il serait complètement illogique pour les historiens de l’Egypte ancienne de ne s’appuyer que sur les hiéroglyphes sans faire d’archéologie, ou faire seulement de l’archéologie sans étudier les hiéroglyphes. »

La feuille venait d’arriver au-dessus d’un désert. Une caravane passait au loin. Un origami s’échappa du spectacle d’ombre, et vint voler dans la salle de cours. A en juger par sa forme, c’était certainement une fée, ou un être vivant se rapprochant de cet organisme. Néanmoins, je pourrais jurer que, dans son sillage, elle répandait de la poudre féérique : certainement un effet des notes de musique. Elle vola quelques instants au dessus des élèves avant de venir s’écraser en une myriade de petites étoiles sur le tableau, redevenu mystérieusement noir, comme si toutes les données avaient été effacées. Derrière moi, j’entendais les plumes s’agitaient : l’une prenait en notes les évènements du cours, entre autre le spectacle que les ombres et les lumières retransmettaient ; l’autre s’activait, ne laissant aucun mot, aucune parole lui échapper.

« N’hésitez pas à intervenir si des données vous semblent obscures, que votre opinion diffère de la mienne, ou que vous désiriez avoir de plus amples informations sur un sujet abordé. L’Histoire ne s’arrête pas aux deux définitions précédentes puisque, toujours selon le Larousse – vous en trouverez plusieurs exemplaires dans la salle de cours : je ne suis malheureusement pas encore allé demander au bibliothécaire si nous en avions dans la bibliothèque, mais ça ne saurait tarder – l’Histoire représente « le passé de l’humanité, la suite des évènements qui le constituent, considérés en particulier dans leur enchaînement, leur évolution ». Voilà une définition des plus étranges. Tentons de l’expliquer le plus convenablement possible. Que représente l’humanité ? Qui rentre dans cette humanité ?

On peut considérer l’humanité comme « l’ensemble des êtres humains, considéré parfois comme un être collectif ou une entité morale » ou, si nous prenons une version plus littéraire de ce terme, l’humanité est « l’ensemble des caractères par lesquels un être vivant appartient à l’espèce humaine, ou se distingue des autres espèces animales ». Selon la première, seuls les êtres humains peuvent prétendre à cette humanité. Une première approche voudrait que ces êtres humains soient ceux qui « possèdent les caractéristiques spécifiques de l’homme en tant que représentant de son espèce ». Mais l’homme, dans son ensemble, pourrait très bien être celui habite aussi notre bonne vieille planète. Ainsi, l’homme, si nous le prenons comme être pensant, ayant des qualités pour réfléchir, penser, peut s’apparenter aussi à d’autres « espèces ». Dans ce cas, nous nous rapprochons de la seconde définition.

L’humanité est-elle vraiment propre à des êtres humains ? Je pense qu’un historien non-sorcier vous répondrait que, dans sa réalité, l’humanité ne s’applique qu’aux êtres humains. En revanche, dans notre réalité à nous, nous ne pouvons certainement pas affirmer que l’humanité n’appartient qu’aux êtres humains. Vous comme moi savons que l’être humain n’est pas le seul être vivant à penser, réfléchir, parler – même si les animaux ont leur propre moyen de communication – de façon à ce que nous nous comprenons d’un continent à l’autre, d’une ethnie à l’autre, d’une espèce pensante à l’autre. Il serait difficile de ne pas affirmer que les centaures ou, plus près de nous, les elfes de maison n’aient pas une humanité. Ils possèdent les caractéristiques pouvant leur permettre de prétendre à cette humanité. Je vous avoue que certains historiens puristes réfutent cette idée car, pour eux, l’humanité appartient à l’espèce humaine. Je fais parti de ceux qui ne soutiennent pas ces puristes. L’humanité ne dépend pas de l’espèce à laquelle vous appartenez, mais à des critères précis que chaque espèce a ou n’a pas.

Ainsi, si nous revenons à notre troisième définition de l’Histoire, nous étudierons le passé de l’humanité, dans le sens où nous étudierons le passé de l’être humain d’abord, puis des êtres vivants du monde magique, possédant – ou, dans certains cas, ne possédant pas – cette humanité. Je laisse aux bons soins de votre professeur de soins aux créatures magiques de vous faire part des éléments à savoir sur les créatures magiques. Nous n’aurons certainement pas le temps de voir les histoires de toutes les créatures : nous nous cantonnerons donc à l’histoire de notre espèce, et à celles qui auront une importance dans l’histoire de notre espèce. Ces explications complètent, en parti, celle de notre définition. Nous pourrons compléter ces dires avec ce que Mademoiselle Dursley a très bien souligner : nous allons étudier l’évolution et les histoires de ceux et celles qui ont permis à notre Histoire passée de se construire, pour que nous soyons aujourd’hui dans un présent tel que nous le connaissons : nous avons tous des leçons à tirer des différentes époques que nous allons apprendre à comprendre, ressentir, découvrir. Et, comme le suggérait très bien votre camarade, peut-être trouverez-vous des réponses dans ce que nous étudierons pour que vous puissiez construire une partie de votre futur. »


Je fis une pause : j’avais conscience que ces notions pouvaient être très abstraites pour des premières années. Toutefois, je voulais leur faire comprendre la base avant d’entrer dans l’Histoire même qui, à mon humble avis, était beaucoup plus intéressante que ce premier cours de théorie. Néanmoins, la compréhension de la théorie était essentielle pour la pratique… Enfin, si on pouvait parler de pratique : je n’étais pas sûr que la « pratique » en Histoire de la Magie soit la même qu’en Défense contre les Forces du Mal, Sortilèges ou Potions. Mais, peu importe. Nous devions nous mettre en accord : il serait vraiment mal venu que nous discutions de choses et d’autres en n’ayant pas les mêmes savoirs et définitions de bases pour les grands thèmes.

La feuille que nous suivions depuis le début continuait son inlassable course : je ne savais pas où elle se rendait. Elle partait à l’aventure, tels les héros de nos légendes… Ou peut-être est-ce ceux de nos mythes ? Nous le découvrirons bien assez tôt. Elle s’arrêta au-dessus des pyramides. Grande histoire que celles des pyramides d’Égypte. Mes yeux se perdirent vaguement dans le puits de mes souvenirs, avant de reprendre pieds dans la réalité. Il était temps que nous finissions cette partie sur les définitions de la première série de question.


« Les deux dernières définitions de l’Histoire que je vais vous proposer se rapprochent, c’est pourquoi nous allons les étudier ensemble. La première affirme que l’Histoire est la « mémoire que la postérité conserve des faits et des personnages du passé, sorte de jugement qui semble découler de cette sélection ». C’est ce que nous disions il y a quelques instants : l’Histoire se construit par et pour le peuple, mais nous la connaissons aussi grâce aux faits de personnages illustres dont l’Histoire à garder le nom. L’Histoire porte un jugement sur les faits et les personnages. En effet, suivant l’époque et les évènements qui s’y rapportent, la période va retenir le nom de certaines personnes : nous ne pouvons pas choisir les grands noms de l’Histoire, c’est l’Histoire qui choisit, d’une certaine manière, les noms qui seront retenus. Pour ancrer cette partie de la définition dans le réel, je devrais plutôt dire que les « historiens » d’une époque et d’un lieu donnés reportent dans leurs livres les noms et les évènements qu’eux et le peuple jugent importants. Les hommes font l’Histoire, et choisissent, d’une certaine façon, dans la logique de l’époque, ce qu’ils légueront à la postérité.

La seconde définition met en avant le fait que l’Histoire est une « suite des évènements, des faits réels, des états marquant l’évolution d’un groupe humain, d’un personnage, d’un aspect de l’activité humaine ». Elle reprend un peu tous les éléments que nous avons évoqués plus haut. D’un certain côté, c’est celle qui se rapproche, au mieux, de ce que nous allons faire durant votre scolarité. Mais il est impossible de la comprendre sans tout ce que nous avons défini plus haut. Néanmoins, si vous ne deviez retenir qu’une seule définition, je vous prierais d’apprendre celle-ci, sans toutefois oublier ce que l’Histoire représente. Chaque mot a son importance. Vous devez vous interroger sur chacun d’eux. Se faire son opinion de l’Histoire est très important : n’oubliez cependant pas qu’une opinion sans théorie qui s’appuie sur des exemples précis est inutile.

Nous allons voir les définitions se rapportant à la Magie et les liens qui existent avant de voir si vous avez des questions et faire une petite pause, avant de passer à la suite. Je m’excuse pour ce long cours théorique : je vous promets que le prochain cours sera plus intéressant, avec pleins d’anecdotes croustillantes et des mythes succulents ! »


Je pris quelques gorgées de mon breuvage alors que les origamis sortaient lentement des paysages, se mettant alors à flotter nonchalamment dans les airs, comme s’ils étaient aux prises de l’apesanteur de l’espace. Certains poussaient de petits grognements, alors que le silence fatidique d’autres me rendaient particulièrement mal à l’aise.

« Il faut savoir que la magie, même si elle a une origine commune dans les esprits des sorciers et des non-sorciers, ne présente pas les mêmes enjeux selon le côté de la barrière dans lequel nous nous trouvons. Pour les non-sorciers, et selon le Larousse, la magie est un « ensemble de croyances et de pratiques reposant sur l’idée qu’il existe des puissances cachées dans la nature, qu’il s’agit de se concilier ou de conjurer, pour s’attirer un bien ou susciter un malheur, visant ainsi à une efficacité matérielle ». Nous pouvons voir, dans ce que nous propose cette définition, qu’il y a tout de même l’idée que la magie n’est qu’une croyance populaire parmi tant d’autres – peut-être même vu comme une croyance religieuse – et que, en aucun cas, elle existe pour la majorité des non-sorciers aujourd’hui. Selon eux, la magie était un moyen, pour nos ancêtres, selon les périodes, de s’accaparer les services d’autrui en prétendant avoir de soi-disant pouvoirs liés à la magie, ou, au contraire, de faire une chasse aux sorcières contre des personnes qui utiliseraient soi-disant cette magie. Ils arrivent que, durant certaines périodes, des peuples entiers croyaient vraiment à la magie de leur shaman ou de la personne qui intercédait en leur faveur : généralement, ces oracles ou ces shamans étaient vraiment des sorciers. Néanmoins, il est judicieux que vous reteniez que quelques uns de ces élus étaient des usurpateurs. Le monde n’est ni tout blanc ni tout noir. La magie, en tant que croyance, est un moyen comme un autre de séduire ou de rejeter certaines personnes. Néanmoins, chez les plus septiques des non-sorciers, la magie, ça n’existe que dans les livres et, dans ce cas, il serait donc impassable que la réalité et la fiction se rejoignent.

Nous allons tenter de définir ce que représente la magie chez les sorciers, en partant de la définition des non-sorciers. Pour vous, qu’est ce qui relève de la magie chez les sorciers ? Comment peut-on définir ce qui appartient ou non au monde de la magie ? Existe-il différentes sortes de magie ? Tout le monde peut-il accéder à la magie ? La représentation que ce font les non-sorciers de la magie tient-elle compte de toutes les représentations réelles – et irréelles – magiques du monde sorcier ? »




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Violetta Dursley
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MessageSujet: Re: Cours n°1, 1ère année - Les bases de la Mythologie (Past)   Sam 4 Fév 2017 - 14:16
D’autres élèves prirent la parole, chacun donnant son avis, sa définition. Violetta sourit, ce cours pouvait être vivant. Les élèves semblaient motivés, enfin pas tous. Puis vint le moment pour le professeur de mettre en place ces définitions. Mais d’abord il alluma un vieux gramophone avec un vieux vinyle. Il devait être enchanté puisque rien d’électronique ne fonctionnait dans Poudlard. Au plus grand désarroi de sa mère qui avait voulu lui acheter un téléphone portable. Pour au final éviter cette dépense. En plus la gamine l’aurait peut-être déjà cassé.  Enfin bref…

À sa grande surprise, des notes réelles sortirent du gramophone. Violetta aurait pu les toucher. Ses yeux brillant, elle les suivi du regard. Elle admira la formation des origamis puis du décor. Elle se perdit dans leur contemplation, oubliant le fait qu’elle était dans une salle de classe. Mais l’évocation de son nom la ramena à la réalité et elle écouta le speech du professeur avec d’abord énormément d’intérêt. Puis l’intérêt disparu doucement avant de revenir au galop à l’évocation de quelque chose qui l’intéressait ou de son nom. De plus suivre la vie de ces origamis était bien plus intéressant que le blabla interminable du professeur. Violetta tenta vaguement de les dessiner rapidement avec leur décor. Bon, elle était loin d’être douée, mais si cela retranscrivait le monologue, ça pouvait être cool. Même si des animaux en origamis ne devaient pas avoir grand-chose à voir avec des définitions multiples d’un terme. Et puis si une phrase la marquait, elle la notait dans son dessin. C’est ainsi que « l’Histoire se construit par et pour le peuple » prit sa place à côté d’un dragonnet, à moins que ce soit une antilope ou alors un crapaud ?

Bref, après l’Histoire, définition de la Magie.  Ce petit paragraphe fut intéressant et même si Violetta ne nota rien, elle était à nouveau concentrée sur le professeur et non pas son dessin parsemé de phrase clefs ou peut-être pas clefs. Voyons voir quelle sera la suite…


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Lily-Lenny O'Crieff
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MessageSujet: Re: Cours n°1, 1ère année - Les bases de la Mythologie (Past)   Lun 28 Aoû 2017 - 16:29
Lorsque le Pr. Grimgorson déplaça un objet saugrenu que Lenny ne connaissait pas et qu’il entreprit de le mettre en marche et que cet objet imposant se mit, non seulement à jouer de la musique, mais en prime à produire physiquement des notes de musique qui virevoltèrent à travers la pièce, l’attention du jeune garçon s’éveilla complètement et immédiatement. Si la musique n’était pas son art favori, c’était tout de même un art, ce qui lui plaisait généralement. Et cette animation magique sublimait cette jolie mélodie. Puis, lorsque les notes de musique se mêlèrent à des feuilles de papier pour former des origamis dansant et volant et représentant toutes sortes de créatures magiques, Lenny fut absolument émerveillé. C’était ça l’Histoire de la Magie ? Le spectacle qui s’offrait à ses yeux était absolument somptueux. Puis, la salle entière prit part à l’animation. La lumière changea, de grandes feuilles jaunies prirent place et donnèrent à voir divers paysages, et les origamis s’installèrent au sein de ces paysages pour s’y mouvoir de façon signifiante, racontant des histoires. Leurs histoires. Le jeune sorcier était sans voix.

Le professeur entreprit ensuite de commenter les réponses qui lui avaient été données par plusieurs élèves. Lenny n’avait pas compris grand chose de ces réponses et craignait quelque peu qu’il en soit de même pour ce qu’allait ajouter le Pr. Grimgorson. Et malheureusement, cela ne manqua pas. C’était encore pire que l’introduction sur le fonctionnement du cours ! Le jeune homme ne comprenait presque rien au laïus de l’enseignant. Et avec le petit spectacle ambiant, sa concentration sur le cours en prit un sacré coup. Cette ambiance était à la fois incroyablement relaxante et tout simplement fascinante, hypnotique. En très peu de temps, l’attention du jeune sorcier ne fut plus du tout portée sur son professeur pour se laisser entièrement bercée par toute cette faune et cette flore illustratives.

Lenny n’avait pourtant pas l’habitude de se laisser déconcentrer à ce point. Il n’était certe pas tellement du genre à fournir beaucoup d’effort lorsque quelque chose ne l’intéressait pas, mais peut-être pas non plus au point d’ignorer totalement le discours d’un enseignant. Au bout d’un moment, il parvint à se secouer quelque peu l’esprit pour revenir au cours. Il cligna une ou deux fois les paupières.

...très importants : les hommes illustres, c’est à dire, ceux dont on a retenu le nom, ont fait avancé les mœurs et les sociétés en réfléchissant sur des évènements comme les guerres de religions, sur des objets comme les potions ou l’électricité, des concepts comme les sortilèges ou la liberté et l’égalité pour tous les hommes.

Mentionner la création de potions à travers l’Histoire, voilà qui tombait à pic pour aider le jeune élève à se reconcentrer. Le professeur poursuivit, puis pris une gorgée de thé. Lenny jeta un oeil à sa tasse de chocolat, probablement plus tellement chaud, qu’il n’avait pas du tout touché. Cela ne lui faisait toujours pas envie. L’enseignant poursuivit ensuite son discours. Le jeune garçon avait vraiment du mal à suivre. Il y avait beaucoup de notions qu’il n’appréhendait pas. Mais il tenait bon et parvenait à poursuivre son écoute jusqu’au bout, même sans comprendre grand chose. Puis un origami se détacha des autres et vint virevolter dans la classe. Il fallait absolument qu’il apprenne à faire de ce genre de magie. C’était… tellement beau.

N’hésitez pas à intervenir si des données vous semblent obscures, que votre opinion diffère de la mienne, ou que vous désiriez avoir de plus amples informations sur un sujet abordé.

Il serait certainement judicieux que Lenny prenne la parole pour exprimer sa quasi totale incompréhension mais il ne savait pas par où il pourrait commencer. D’autant plus que le professeur reprit son laïus en évoquant des notions encore plus lointaines pour son jeune esprit. Lenny maintint tant bien que mal sa concentration sur ce cours ô combien complexe.

Il faut savoir que la magie, même si elle a une origine commune dans les esprits des sorciers et des non-sorciers, ne présente pas les mêmes enjeux selon le côté de la barrière dans lequel nous nous trouvons. Pour les non-sorciers, et selon le Larousse, la magie est un « ensemble de croyances et de pratiques reposant sur l’idée qu’il existe des puissances cachées dans la nature, qu’il s’agit de se concilier ou de conjurer, pour s’attirer un bien ou susciter un malheur, visant ainsi à une efficacité matérielle ». Nous pouvons voir, dans ce que nous propose cette définition, qu’il y a tout de même l’idée que la magie n’est qu’une croyance populaire parmi tant d’autres – peut-être même vu comme une croyance religieuse – et que, en aucun cas, elle existe pour la majorité des non-sorciers aujourd’hui. Selon eux, la magie était un moyen, pour nos ancêtres, selon les périodes, de s’accaparer les services d’autrui en prétendant avoir de soi-disant pouvoirs liés à la magie, ou, au contraire, de faire une chasse aux sorcières contre des personnes qui utiliseraient soi-disant cette magie. Ils arrivent que, durant certaines périodes, des peuples entiers croyaient vraiment à la magie de leur shaman ou de la personne qui intercédait en leur faveur : généralement, ces oracles ou ces shamans étaient vraiment des sorciers. Néanmoins, il est judicieux que vous reteniez que quelques uns de ces élus étaient des usurpateurs. Le monde n’est ni tout blanc ni tout noir. La magie, en tant que croyance, est un moyen comme un autre de séduire ou de rejeter certaines personnes. Néanmoins, chez les plus septiques des non-sorciers, la magie, ça n’existe que dans les livres et, dans ce cas, il serait donc impassable que la réalité et la fiction se rejoignent.

Nous allons tenter de définir ce que représente la magie chez les sorciers, en partant de la définition des non-sorciers. Pour vous, qu’est ce qui relève de la magie chez les sorciers ? Comment peut-on définir ce qui appartient ou non au monde de la magie ? Existe-il différentes sortes de magie ? Tout le monde peut-il accéder à la magie ? La représentation que ce font les non-sorciers de la magie tient-elle compte de toutes les représentations réelles – et irréelles – magiques du monde sorcier ?


Tout ceci dépassait purement et simplement les considérations et la capacité actuelle de compréhension du jeune garçon. Il aurait bien souhaité exprimer cette difficulté qu’il éprouvait à appréhender toutes ces grandes notions mais il ne savait ni par où commencer, ni par quel biais aborder l’un ou l’autre sujet. Sans compter sur sa fâcheuse tendance à être facilement intimidé. Lenny se contenta donc simplement d’écouter sans comprendre et sans commenter. Ce cours risquait vraiment d’être laborieux et viendrait peut-être finalement à bout de sa faible capacité à faire des efforts à propos de quelque chose qui ne l’intéresse franchement pas.



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