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 Un livre et plus si affinités [PV Alouarn] [TERMINE]
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Cecil Vernet
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MessageSujet: Un livre et plus si affinités [PV Alouarn] [TERMINE]   Mar 25 Aoû 2015 - 22:19
La rencontre avec Llewellyn avait vraiment perturbé Cecil. Depuis la veille, le professeur n'arrêtait pas de penser à cet enfant, à tout ce qu'il lui avait dit, aux années de souffrance qu'il avait senti. En quelques minutes, il était devenu plus proche d'un être vivant qu'il ne l'avait jamais été depuis de nombreuses années. Il se sentait assez seul en vérité, car il ne savait pas vraiment à qui parler de tout cela, et il savait au fond de lui même qu'il était incapable de se donner comme cela à qui que ce soit, de manière consciente ou non.

En vérité, il était déprimé. Le petit Serpentard était reparti, mais Cecil avait l'impression que Llewy lui avait transmis toute sa douleur et toute sa peine. Et pour Cecil, qui était d'un naturel tout de même assez négatif, c'était bien déprimant. Ajoutées à cela une nuit blanche et une très grosse migraine, Cecil était vraiment mal.

Il avait bien essayé de dormir, mais le souvenir de Llewellyn était trop fort, trop frais pour le laisser en paix. Deux verres de whisky pur feu n'avaient réussi qu'à lui donner la nausée. Et la ballade nocturne qu'il avait tentée l'avait plongé dans le plus grand désarroi, car, entre l'alcool et la fatigue, il n'avait réussi qu'à se perdre dans les couloirs et se retrouver pourchasser par Peeves, qui visiblement  avait fait de lui une de ses cibles favorites.

Une fois de retour dans son bureau, il avait comaté sur son fauteuil jusqu'au milieu de la matinée. D'ordinaire, Cecil aimait le samedi, mais là, il avait le sentiment que celui-ci n'allait pas être comme d'habitude.

Il passa le reste de la journée à errer dans le château, à la recherche d'une porte de sortie hors de la morosité. Vers les cinq heures, il passa devant la porte de la salle d'histoire de la Magie, et une idée lui vint à l'esprit. Il frappa à la porte du bureau du professeur Grimgorson en se disant qu'il devait avoir une mine affreuse. La porte s'ouvrit.

« Bien le bonjour cher collègue. Je venais voir si par le plus grand des hasards vous n'auriez pas un volume l'histoire d'Avalon. »





Dernière édition par Cecil Vernet le Mar 10 Nov 2015 - 15:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un livre et plus si affinités [PV Alouarn] [TERMINE]   Dim 30 Aoû 2015 - 15:46



S’il est impossible de ne pas penser à quelque chose, il reste encore possible de penser à autre chose.



PARTICIPANTSAlouarn Grimgorson & Cecil Vernet
Résumé • Fin d’année scolaire 2014, quelques temps avant les examens. Alouarn est en train de se préparer pour aller à une soirée, lorsque l’on frappe à sa porte. Cecil Vernet, professeur d’arithmancie vient lui demander un livre sur Avalon. Un peu suspicieux, Alouarn lui pose des questions.



Un livre et plus si affinités…


Le son d’un battement d’aile, suivre du hululement de Géralt, finit de me réveiller complètement. Je m’étirais lentement : il avait encore fait très chaud durant la nuit. J’enlevais précipitamment le drap qui m’avait servi de couverture : ce dernier laissa apparaître un corps nu. Un frisson me parcourut lorsqu’une brise légère entra par la fenêtre ouverte et vint caresser mes membres encore endormis. Je pris une douche rapide : l’eau fraiche fut le coup de fouet qui manquait pour bien démarrer la journée. Je m’habillais légèrement alors que l’eau pour le thé commençait, d’un pas tranquille, à bouillir : une chemise africaine que je ne pris pas la peine de fermer, un caleçon un peu dépareillé et troué, et vieux bermuda couleur crème, vinrent épouser les formes de mon corps. Nous étions samedi et j’avais une belle journée qui s’annonçait. Mon seul regret était de n’avoir trouvé aucun partenaire pour la soirée. En effet, j’avais prévu d’aller au théâtre : l’un de mes amis donnait une représentation et m’avait donné deux places pour son spectacle. Il m’avait expressément demandé de ne pas venir seul. Il n’en disait pas plus dans sa lettre.

Je donnais une friandise à Géralt. Je vins doucement caresser sa tête : alors qu’un hululement de contentement se faisait entendre, je pris cette fameuse missive pour la relire. L’écriture pouvait en dire long sur le commanditaire. C’était un tracé hésitant : la main qui l’avait dessiné avait du trembler. Etait-ce de la peur ? De la nervosité ? Avait-il écrit sous la contrainte ? Rien n’indiquait que se fut le cas. Le langage était plutôt soutenu : en y regardant de plus près, on aurait pu penser que le texte était une tirade en prose. L’auteur de cette correspondance voulait se faire remarquer, se mettre en avant sur scène et déclamer au monde entier ses sombres pressentiments. Je fus légèrement déçu de ne trouver aucun message caché, lui qui d’habitude était si joueur. Il y avait le cachet de la troupe sur l’enveloppe : étonnamment, il avait était fait avec de la cire verte. Cette couleur était, dans notre monde occidental, associée à l’espoir et à la chance. Elle est parfois porteuse d’échecs et d’infortune. En revanche, ce qui était étrange, c’est qu’un comédien, aussi suspicieux et attaché aux valeurs du théâtre que lui, ait choisi ce colorant. Ceux qui étaient du milieu, ainsi que ceux qui étaient habitués à le fréquenter, savaient pertinemment bien que le vert était banni des théâtres. Une légende urbaine voudrait que Molière ait fait sa dernière représentation habillé d’un vêtement de cette couleur, avant d’être évacué et de mourir chez lui. Je ne savais que penser : je m’inquiétais énormément mais, sans plus d’informations, je ne pouvais que tergiverser. Je soupirais, laissant le morceau de papier et son enveloppe choir sur mon bureau.

Partir plus tôt ne servirait pas à grand chose : je n’avais aucune d’où il pouvait se trouver avant la grande parade de dix-neuf heures. Il avait pour habitude de trainer tard dans les rues de Londres, touchant plus souvent qu’il ne voulait le dire aux substances illicites. Il m’était arrivé, parfois, de fumer avec lui de l’herbe mais j’avais toujours mis un point d’honneur à m’arrêter avant que mes limites ne soient atteintes. Lorsque ce genre de soirées se terminait, nous montions sur les toits pour admirer le lever du soleil. Nous laissions alors nos penchants sexuels prendre le dessus. Je n’étais pas très fier de cette époque : je n’avais jamais avoué à Grand-Père que je trainais dans ces milieux-là. Pour lui, j’étais chez des amis des plus honorables et respectables. Aujourd’hui, j’avais peur, oui, peur d’avoir des rapports. Moi qui étais si friand de ces choses-là, je m’étais grandement calmé. Je continuais à fréquenter le milieu du spectacle, mais j’avais appris à m’amuser autrement ?

Comme tout le monde, j’avais profité de ma jeunesse, mais peut-être ne l’avais-je pas fait de la meilleure façon qui soit. En y repensant, j’aurais du me faire dépister depuis longtemps mais, j’avais tellement honte que je n’osais pas me présenter à un hôpital ou à un médecin. Je secouais la tête, comme si ce simple geste pouvait chasser mes pensées. Je serrais les poings de colère. Si seulement j’avais eu le courage d’assumer mes actes, je ne serais peut être pas seul aujourd’hui. Je détournais mon regard de la lettre et me décidais à aller faire quelques exercices dans le parc. Je mis plus d’une heure à choisis ma tenue de sport : il s’agirait de ne pas salir ma tenue de détente. Je courus jusqu’à l’heure du déjeuner. Je fis quelques étirements, décidant, du même coup, que je prendrais mon repas dans mes quartiers. Je fis un détour par la salle de bain des préfets. Je me fis couler une eau bien chaude, avec un maximum de mousse. Je me glissais dans la baignoire après avoir enlevé mes vêtements et les avoir mis en boule dans un coin de la pièce. J’émis un soupir de soulagement lorsque la chaleur des flots vint caresser mes muscles fatigués. Je m’assis, mettant mon dos contre le rebord, mes bras appuyés contre la terre ferme, ma tête en arrière, laissant mes cheveux détachés épouser le sol et mon dos. Je restais ainsi durant une quinzaine de minutes, savourant l’instant présent. Je fus vite lassé du chant des sirènes. Je me séchais rapidement/ Je mis les habits que je portais le matin même, et me mis à déambuler dans les couloirs presque déserts. Je revins à mon bureau en sifflotant. Les elfes de maison avaient profité de mon absence pour venir remplir la corbeille à fruits et me déposer un bon repas.

Je passais le reste de mon après-midi à changer la disposition de mon bureau. Perdu dans mes pensées, je ne fis pas attention aux aiguilles de l’horloge qui tournaient, le temps n’attendant point celui qui ne prenait garde à l’heure. On frappa à ma porte : le bruit occasionné par le geste me fit sursauter. Qui ça pouvait bien être ? Je n’attendais pourtant personne. Je regardais ma montre à gousset (cadeau de mon grand-père) : elle indiquait dix-sept heures. Il ne fallait pas que je tarde si je voulais être à l’heure pour la parade. Mais, je ne pouvais laisser une âme en peine à la porte de mon bureau. Je posais ma baguette sur mon bureau. Je restais quelques instants devant la porte avant de l’ouvrir en grand, chemise ouverte, laissant alors apparaître mes tatouages. Je restais bouché bée face à l’énergumène qui me faisait face. J’eus du mal à reprendre contenance, ne sachant trop comment réagir : je ne m’attendais pas à tomber sur un homme mûr. Quel âge avait-il ? Il ne devait pas avoir plus d’une quarantaine d’années malgré les cheveux blancs qui se trouvait au milieu de sa tignasse rousse. Je refermais la bouche et me décalais sur le côté, l’invitant, d’un geste de la main, à entrer.

La surprise passée, j’avais retrouvé mon air jovial et accueillant. Je tirais une chaise vers mon bureau, après y avoir enlevé les affaires qui trainaient dessus. Je vins m’asseoir à mon tour, prenant le temps qu’il faut pour examiner mon « collègue ». Il devait faire un peu près ma taille. Il était athlétique, ce qui n’était pas pour me déplaire. Sa voix était assez grave : elle me semblait néanmoins posée et maître d’elle-même. Sa prestance jurait avec les traits tirés de son visage : il semblait avoir passé une très mauvaise nuit… Une malheureuse journée n’aurait pas un impact aussi important sur l’organisme d’un homme aussi bien bâti. Je répondis donc à sa formule de politesse de la façon suivante :

❝ ▬ Bien le bonjour, professeur Vernet. Désirez-vous une tasse de thé ?❞




J’avais adopté un ton amical, sûr de mes bonnes intentions. En attendant sa réponse, je me levais pour prendre une seconde tasse et je la posais devant lui. Je pris la théière et vins verser un breuvage brûlant dans mon récipient. J’y ajoutais une cuillère de miel. Je lui indiquais le parfum de la liqueur qui se trouvait devant nous :

❝ ▬ Caramel au beurre salé ! Importé fraichement de France, j’espère que ce thé sera à votre goût.❞



Je trouvais ça étrange de se vouvoyer entre collègues. Nous étions censés travailler en harmonie pour le bien de nos charmants élèves. Cette distance imposée dès le début de la conversation me laissait perplexe. Etait-ce du à une simple politesse ou tenait-il vraiment à ce que je garde mes distances ? Je tentais ma chance :

❝ ▬ Le monde d’Avalon est vaste et sans scrupule. Que cherches-tu vraiment à savoir ? Pourquoi se pencher dessus maintenant ?❞



Tout ceci me rappelait le jeune Llewellyn. Il ne me semblait pourtant pas que les premières années avaient cours d’arithmancie. Son intérêt soudain pour les Isles lointaines m’intriguait grandement.




© By Halloween







"Nothing in life can't be improved by a cup of tea." de Pamona Falk, élève à Serpentard.
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Cecil Vernet
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MessageSujet: Re: Un livre et plus si affinités [PV Alouarn] [TERMINE]   Dim 30 Aoû 2015 - 17:30
L'homme qui ouvrit la porte était torse nu. Enfin, la chemise qu'il portait était ouverte sur un corps vraiment, vraiment très bien fait. Alors que le professeur Grimgorson avait la bouche grande ouverte, car il ne s'attendait visiblement pas à voir Cecil dans l'encadrement de sa porte, le professeur d'arithmancie se permit de laisser couler son regard le long du torse de son collègue. Il poitrine musclée, des abdominaux parfaits, des tatouages qui mettaient en valeur cette physionomie très attirante. Cecil pouvait même voir l'élastique du caleçon de son collègue, qui épousait à merveille son délicieux V taillé comme celui d'un dieu.
Le professeur Grimgorson se décala pour laisser entrer son invité et Cecil revint à la raison. On ne phantasme pas sur les abdominaux de ses collègues, et ce n'est pas parce qu'ils sont magnifiques, et que tout le reste est magnifique, et qu'on se sent seul, sexuellement, qu'il faut céder. Cecil eut un imperceptible soupir et mit quelques secondes à retrouver la raison de sa présence ici. Il se laissa tomber sur la chaise que le professeur Grimgorson venait de dégager pour lui.

« Bien le bonjour, professeur Vernet. Désirez-vous une tasse de thé ? »

Cecil hocha la tête par réflexe, sans même comprendre la question. Il réprima un bâillement, qui aurait été impoli, et se concentra sur Alouarn Grimgorson. Étrange bonhomme. Des cheveux et des yeux rouges. Un corps de rêve. Mais Cecil sentait un caractère plus complexe qu'il n'y paraissait. A voir. En dépit de l'attirance sexuelle qu'exerçait le professeur Grimgorson sur lui, Cecil n'arrivait pas vraiment à le cerner. Il ne le connaissait pas suffisamment, mais il arrivait généralement à plutôt bien identifier les personnes qu'il rencontrait. Sans doute était-ce en grande partie ce mystère qui attirait Cecil.

« Caramel au beurre salé ! Importé fraîchement de France, j’espère que ce thé sera à votre goût. »

Cecil eut un frisson. Le caramel au beurre salé. Il n'en avait goûté qu'une fois, mais l'effet produit avait été radical. Cecil avait eu des pensées impies pendant plusieurs heures. Il but une gorgée du goût des lèvres. A peine eut-il senti le goût puissant du caramel dans sa bouche, la chaleur de son corps se mit à grimper.

« Le monde d’Avalon est vaste et sans scrupule. Que cherches-tu vraiment à savoir ? Pourquoi se pencher dessus maintenant ? »


Pourquoi lui parlait-il d'Avalon ? Cecil était complètement embrumé par le goût du caramel. Il ne s'était même pas rendu compte qu'Alouarn l'avait tutoyé. Il fallait penser, et surtout, ne rien laisser paraître.

« Je t'avouerais que mes connaissances en histoire sont assez vierges. Je connais Avalon de nom, mais à part ça, je suis en panne sèche. J'ai rencontré hier, le petit Llewellyn, hum... Abernathy, me semble-t-il. Et il s'est passé quelque chose. Enfin, rien de ce qu'on pourrait penser, hein ! Du tout. Je lui ai déboutonné la chemise, parce qu'elle était pleine de boue, et j'ai vu de nombreuses cicatrices sur sa peau. Nous avons eu un échange intense, instructif je veux dire... J'ai consulté son dossier et j'ai vu qu'il venait d'Avalon, alors je voulais en savoir un peu plus. »

Penser à Llewellyn aider Cecil à calmer ses ardeurs. Il se concentra alors sur l'image du petit garçon, avant de ce rendre compte de ce qu'il était en train de faire. Penser à un enfant pour éviter de penser au sexe ! Yeurk. Juste yeurk. Cecil abandonna et but la tasse de thé d'une seule traite, se brûlant la gorge au passage. La fatigue couplée à l'effet du thé lui fit tourner la tête. Il tentait le plus possible de ne rien laisser transparaître, ce qui devait être un échec frappant.

« Je suis désolé, je suis dans un état pitoyable. J'ai très peu dormi à cause de lui. Enfin, je pensais à lui. A ses problèmes disons... »

A croire que revenir à Poudlard avait fait de Cecil un champion du ridicule. Autant aller jusqu'au bout et en appeler à la compassion de ce très attirant professeur aux cheveux couleur de la passion...



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MessageSujet: Re: Un livre et plus si affinités [PV Alouarn] [TERMINE]   Dim 6 Sep 2015 - 19:13



S’il est impossible de ne pas penser à quelque chose, il reste encore possible de penser à autre chose.



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Un livre et plus si affinités…


J’écoutais d’une oreille attentive le professeur qui me faisait face : il n’avait pas l’air dans son assiette. Pourtant, il tentait de ne rien laissait paraître. En vain. Si nous commencions par la façon dont il m’avait dévisagé alors que je venais de lui ouvrir. Je doute qu’il se soit attardé sur mon visage de poisson rouge. Son regard avait pris le premier bateau et avait parcouru les mers qui habitent mon corps. Il était parti de mes épaules, et avait ramer jusqu’à l’élastique de mon caleçon. Que cherchait-l ? Ma tenue le gênait-il à ce point ? Je ne pus empêcher mes joues de rougir légèrement. Je ne savais plus où me mettre. J’étais loin d’imaginer qu’il trouvait mon corps désirable. Je bus une gorgée de mon breuvage, laissant ce dernier se répandre sur mes papilles. Il avait hoché la tête un peu trop vite lorsque je lui avais proposé du thé : réflexe ou désir ? Je posais ma tasse et plongeais mon regard dans le sien. Je n’arrivais pas à définir de quel côté de la barrière il était. Je sentais un désir d’aider son prochain, mais, paradoxalement, certaines situations semblaient le mettre mal à l’aise. Pourquoi, par exemple, s’imaginer que j’aurais des pensées déplacées sur des scènes aussi simples que celles qu’il venait de me présenter ? Il était, à mon humble avis, préoccupé par autre chose. Je ne le connaissais pas assez pour m’avancer mais je ne pouvais m’empêcher de penser qu’il y avait des non dits dans cette conversation. Son tutoiement brisa en partie la glace qui nous séparait l’un de l’autre. Je souris, me détendant légèrement : je ne savais jamais comment aborder mes collègues, surtout ceux que je ne côtoyais pas souvent. Il ne fallait pas que je me leurre : je ne connaissais pas tant que ça mes compagnons de route. J’avais passé mon année à faire passer mes élèves avant ma propre personne. Et je ne regrettais rien. Rien du tout. J’avais, d’un certaine façon, croqué la vie à pleines dents. Je secouais la tête pour chasser ces pensées de ma tête. Je n’étais pas là pour ressasser le passé. Il fallait que j’avance : les vacances d’été étaient bientôt là et il fallait que je prennes du temps pour moi. Je n’avais aucun projet à long terme : je préférais, et de loin, les soirées organisées à la dernière minute, où des mystères insolubles se présentaient à moi.

Je sortis de mes rêveries et reportais mon attention sur le professeur d’arithmancie. C’était plutôt un bel homme. J’osais une pensée déplacée : je la chassais aussi vite qu’elle était venue. Je n’avais aucune chance de ce côté-ci. Cela me fit penser à un jeu auquel j’aimais particulièrement m’amuser lorsque j’étais à la terrasse d’un café avec des amis qui connaissaient mon sérieux penchant pour les hommes : nous nous amusions à noter les personnages de la gente masculine. Je n’avais pas compris tout de suite qu’ils cherchaient soit à me caser avec quelqu’un soit à me trouver un coup d’un soir. Il est vrai que l’on se divertissait beaucoup, au dépend des autres, certes, mais il n’y avait rien de bien méchant dans nos enfantillages. Il est vrai que si je devais noter Cecil, je dirais, non sans une certaine envie, que je le mettrais bien dans mon lit. Je fis la grimace : cela faisait deux fois en l’espace de quelques minutes que j’avais eu des pensées déplacées. Je bus une nouvelle gorgée de mon thé, ne laissant rien paraître de ma tempête intérieure. Je tentais de me remémorer ses paroles. Je ne savais pas s’il était courant de chercher des informations sur Avalon. J’en avais bien fait dans ma jeunesse, faute de ne pas l’avoir étudié en cours lorsque j’en avais l’âge, et je transmettais certains renseignements à ce sujet à mes élèves de première année, mais je ne comprenais décidément pas pourquoi il s’intéressait d’aussi près à Llewellyn. Pouvais-je vraiment lui faire confiance ? Si le garçon s’était laissé toucher par Cecil, c’est que je devais craindre peu de chose. Néanmoins, en tant qu’adulte responsable, je devais m’assurer du bien fondé de monsieur Vernet. Je me levais et vins effleurer du bout des doigts les rangées de livres qui se trouvaient derrière mon bureau. Je décidais alors de tenter ma chance. Après tout, ce n’était pas tous les jours que l’on pouvait se promener au bras d’un homme aussi beau et mûr que Cecil. Et puis, si ça ne lui convenait pas, il aurait toujours la possibilité de repartir avec un livre sous le bras ou d’aller faire des recherches à la bibliothèque. A dire vrai, mon amour propre allait en prendre un coup s’il refusait.

❝ ▬ J’ai un marché à te proposer : accompagnes-moi au théâtre ce soir, et, en échange, je te dirais tout ce que je sais sur Avalon. Je pourrais même te trouver des données qui sont difficiles à avoir. Qu’en penses-tu ? Personnellement, je trouve ça plus convivial que de se retrouver seul face à un livre ou à un spectacle. Voyons les choses du bon côté, nous aurons le temps d’apprendre à nous connaître, disons, plus intimement.❞

Je n’allais pas lui donner toutes les informations maintenant, de peur qu’il n’accepte pas la proposition. Ce n’était pas très fairplay de ma part, mais je voulais mettre toutes les chances de mon côté : à dire vrai, j’avais surtout peur de me retrouver seul avec mes démons du passé. C’est alors que mon compagnon but sa tasse d’une seule traite : cela me surprit. Je restais les bras le long du corps ; ne sachant trop comment interpréter ce geste. Il avait du se faire mal vu la chaleur qui se dégageait de la liqueur. Il s’excusa pour son « état pitoyable ». Il tenta, vainement, de s’expliquer : il était adorable lorsqu’il tentait de se justifier. Je décidais de prendre les choses en main : j’allais tenter quelque chose d’un peu osé, mais si mes déductions étaient bonnes, je pourrais ne pas le regretter. J’enlevais ma chemise et la mis correctement sur le dossier de ma chaise. Je vins ouvrir un placard : plusieurs flacons se trouvaient à l’intérieur. Ils étaient alignés comme des petits soldats de plomb : ils contenaient différentes potions qui, ma foi, n’étaient pas toutes bonnes, ni au goût, ni à la couleur, ni à la substance. Celle que je cherchais n’avait aucun des trois pour plaider en sa faveur. Néanmoins, son efficacité contre les « états pitoyables » après une nuit blanche et une journée des plus moroses. Je finis par la trouver au fond de l’armoire, derrière une lotion… pour les cheveux ! Depuis le temps que je la cherchais, cette bouteille. Je sortis également une tasse propre et la remplis à moitié de l’étrange mixture qui se trouvait dans mon flacon. Je lui tendis le récipient, en prenant soin de préciser :

❝ ▬ Tiens ! Malgré les apparences, cette potion est très bien pour donner un coup de jus. Elle te permettra de tenir pour les cinq prochaines heures. Attends-toi à avoir un important coup de fatigue une fois que ses effets se seront dissipés. Ne me demande pas ce que c’est : mon père m’en envoie régulièrement. Ne fais pas la même bêtise que moi, je…❞

Je me tus tout en lui tendant la tasse. Non, il n’avait pas besoin de savoir. Pas maintenant. Pourtant, il aurait été acceptable, voir même vital, que je parle à quelqu’un de mes faiblesses, entre autre de ma dépendance à certaines potions. J’avais déjà vaincu celle qui me liait à quelques drogues. J’avais suivi des groupes de soutien pour me sortir de cette spirale infernale, et j’aimais particulièrement mon métier pour me faire une raison dans les moments difficiles. Mais, arriverais-je à garder toujours les deux pieds sur terre ? Je me perdis dans les méandres de sombres pensées. Je finis par me forcer à retourner dans la réalité. Je tâchais de sourire, mais mon regard laissait d’autres sentiments s’échapper de mon corps. Je toussais tout en ouvrant le premier tiroir de mon bureau : j’en sortis mon jeton d’abstinence. Ma dernière rechute remontait à trois ans, six mois et vingt trois jours. Encore maintenant, je comptais les journées qui me séparaient de ma dernière récidive. Je mis la pièce dans ma poche : j’admettais volontiers que j’avais fait des conneries dans ma jeunesse, des sottises dont j’avais encore honte aujourd’hui. Mon parrain avait l’âge de mon grand-père mais il avait rendu l’âme il y a bientôt trois ans de cela, et les autres tuteurs que l’on m’avait présenté… Disons que cela ne s’était pas très bien passé. Ils n’avaient guère su gérer mes sottes d’humeurs, ma schizophrénie, et j’en passe. J’avais toujours réussi à garder ma famille en dehors de ça, même si on m’avait fortement conseillé de la mettre au courant. Même si je mettais un point d’honneur à arrêté avant d’avoir atteint mes limites, il n’en restait pas moins que je m’tais ma santé en danger. Certains produits couplés aux potions que je devais prendre donnaient un effet dévastateur sur l’organisme.

Je me décidais à penser à autre chose : cette soirée était consacrée aux arts, et plus particulièrement aux spectacles de rue, et aux salles de théâtre. Je n’avais donc pas de quoi me morfondre sur mon sort. Je reportais mon attention sur mon charmant collègue : je souris, et me rapprochais doucement de Cecil. Je me mis face à lui, et pris un air qui portait à croire que je réfléchissais. Je ne savais quelle attitude adopter : d’un côté, j’aurais aimé me laisser tomber dans les bras de cet homme, oublier notre société, et refaire notre monde ; d’un autre, je ne connaissais pas assez le professeur d’arithmancie pour lui confier mes rêves, mes peurs et mes désirs. Il fallait déjà que je convaincs mon conjoint de bien vouloir m’accompagner. J’attrapais alors l’enveloppe qui contenait les deux billets et je croisais les bras, l’air pensif.

❝ ▬ Tu verras, ce sera amusant. Et comme je n’aime pas particulièrement la foule, je m’arrangerais pour te faire connaître l’envers du décor.❞


Je lui fis un clin d’œil, puis je me laissais emporter par le flot des mots, par mon discours des plus passionnés :

❝ ▬ Il y aura des costumes, une fanfare, un défilé dans les rues. Je comptais aller à la parade de dix-neuf heures, pour avoir l’occasion de voir un spectacle dans ma langue natale. Mais, si tu préfères, il y a celle de dix-huit heures qui est en anglais. Dans ce cas, nous devrons un peu nous dépêcher. Nous pourrions ensuite aller boire un verre dans un bar, tout en se prenant un apéro à la française avec du saucisson, du pain, et du fromage. Nous aurions ensuite tout le temps de revenir au théâtre pour la représentation de vingt-et-une heures trente.❞

Devais-je lui dire que j’y allais pour une autre raison ? Je finis par céder, estimant que je n’aimerais pas que l’on me fasse de telles cachotteries si, un jour, on m’invitait voir une représentation de ce genre :

❝ ▬ A dire vrai, outre l’espoir de passer une très bonne soirée en ta compagnie, j’aurais besoin qu’un sorcier aguerri m’accompagne pour régler… disons, résoudre une enquête. Un ami appartenant à la troupe qui fait la représentation de ce soir m’a parlé de vols étranges et de bruits bizarres… Je me suis dis que… enfin… hum… on pourrait bien s’amuser et que… que ça nous changerait un peu d’air…❞

Je devins aussi rouge que ma chevelure. J’avais été tel un petit garçon qui découvrait une nouvelle attraction.

❝ ▬ Je… je comprendrais que tu… tu ne veuilles pas m’accompagner. Tu es fatigué et t… tu as certainement m… mieux à faire de venir t… t’amuser avec un inconnu.❞


J’étais pitoyable. Je posais, dans un soupir, les tickets sur mon bureau : décidément, je n’étais pas vraiment doué pour engager la conversation.

❝ ▬ Je vais voir ce que j’ai comme livres sur Avalon.❞




Je détournais le regard, n’osant croiser celui de Cecil.




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Cecil Vernet
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MessageSujet: Re: Un livre et plus si affinités [PV Alouarn] [TERMINE]   Lun 7 Sep 2015 - 12:04
Lorsque Alouarn enleva sa chemise, Cecil rougit, et pas parce qu'il était mal à l'aise. Alouarn se retourna vers une armoire et Cecil secoua la tête discrètement pour essayer de remettre ses idées en place. Il était venu ici dans un but, et il ne se laisserait pas déstabiliser par un jeune professeur à moitié naturiste. Cecil croisa les jambes de sorte à comprimer ses parties génitales afin de couper l'afflux sanguin qui s'y accumulait. Il regretta cette décision à la seconde même où Alouarn se retourna à nouveau vers lui. Il avait sorti de l'armoire un flacon dont il versa le contenu dans une tasse propre.

« Tiens ! Malgré les apparences, cette potion est très bien pour donner un coup de jus. Elle te permettra de tenir pour les cinq prochaines heures. Attends-toi à avoir un important coup de fatigue une fois que ses effets se seront dissipés. Ne me demande pas ce que c’est : mon père m’en envoie régulièrement. Ne fais pas la même bêtise que moi, je… »

Alouarn s'interrompit. Une ombre passa sur son visage et son regard se perdit dans des souvenirs visiblement douloureux. L'espace d'un instant, Cecil vit Alouarn beaucoup plus vieux qu'il ne l'était réellement, le dos courbé, la tête baissée. Le regard de Cecil s'attarda sur l'armoire aux potions du professeur d'histoire de la Magie. C'était bien étonnant pour un professeur autre que celui des Potions d'avoir une si impressionnante collection. Cecil plissa les yeux afin de lire les étiquettes sur les petites fioles de verre. Beaucoup de remèdes du même type que celui que lui tendait Alouarn, mais aussi de nombreuses mixtures que Cecil n'avait jamais vu. Il nota précieusement cette information dans un coin de sa tête. Son cher historien avait des secrets. Il tendit le bras et attrapa la tasse en soufflant un remerciement, mais Alouarn ne sembla pas l'entendre. Il fit le tour de son bureau et sortit quelque chose d'un des tiroirs. Étrange... Cecil en profita pour décroiser les jambes. Les battements de son cœur étaient revenus à un rythme raisonnable, même si le goût puissant du caramel était encore présent dans sa bouche. Et lui chauffait encore le corps et les idées.

Cecil réalisa soudain que Alouarn l'avait invité à un spectacle. En vérité, il lui avait même fait du chantage. Sa compagnie contre un livre et des informations. Cecil n'aimait pas être manipulé en temps normal. Mais la proposition du jeune homme avait comme un goût de mystère, bourré de sous-entendus. Une bulle de pensées impies éclata dans l'esprit de Cecil et le sang afflua de nouveau dans une certaine partie de son anatomie. Alouarn avait employé le mot « intimement ». Cecil aima beaucoup cette idée. Il oublia ce qui se trouvait dans sa tasse et la but d'un seul coup, puis il fit la grimace. C'était la chose la plus mauvaise qu'il n'ait jamais goûté. On aurait dit un mélange de vomi de chat, de sueur de gobelin et de viande pourrie. Le seul avantage fut que le goût du caramel avait complètement disparu de sa bouche.

Cecil sentit rapidement la chaleur de la potion descendre dans son estomac et se répandre dans son corps. Le goût était atroce, mais la potion était sans conteste efficace. Il se sentait déjà plus en forme. D'ailleurs, la vaillance de ses parties génitales en fut décuplée. Cecil jura intérieurement et jeta un regard suspicieux à Alouarn, se demandant s'il l'avait fait exprès. Le jeune professeur lui sourit, comme s'il avait suivi ses pensées et s'approcha de lui en affectant un air pensif. Cecil n'avait qu'à tendre la main pour toucher le corps parfait d'Alouarn. C'était simple, tendre la main. Puis l'attraper et le plaquer sur le bureau avant de... Non, non, non, non. Cecil se mit une énième gifle mentale. Le spectacle. Penser au spectacle. Le jeune professeur attrapa l'enveloppe avec les billets et croisa les bras, mettant en valeur ses biceps. Cecil empêcha sa langue de sortir de sa bouche.

« Tu verras, ce sera amusant. Et comme je n’aime pas particulièrement la foule, je m’arrangerais pour te faire connaître l’envers du décor. »

Cecil ne put s'empêcher de penser, avant de se mettre une autre gifle mentale, qu'il aurait volontiers visité l'envers de son décor. Alouarn lui fit un clin, et Cecil se demanda à nouveau s'il lisait dans ses pensées. Il fit son maximum pour ne pas rougir et échoua sans doute, mais Alouarn, emporté par sa verve ne sembla pas le remarque. Ou du moins ne pas le relever.

« Il y aura des costumes, une fanfare, un défilé dans les rues. Je comptais aller à la parade de dix-neuf heures, pour avoir l’occasion de voir un spectacle dans ma langue natale. Mais, si tu préfères, il y a celle de dix-huit heures qui est en anglais. Dans ce cas, nous devrons un peu nous dépêcher. Nous pourrions ensuite aller boire un verre dans un bar, tout en se prenant un apéro à la française avec du saucisson, du pain, et du fromage. Nous aurions ensuite tout le temps de revenir au théâtre pour la représentation de vingt-et-une heures trente. »

Voilà qui était intéressant. Alouarn était français. Cecil s'engouffra dans cette opportunité en essayant d'oublier le reste. Il ouvrit la bouche, mais les mots qui en sortir furent comme chancelant sous le poids de ceux, plus suggestifs, qui auraient voulus atteindre le jeune homme aussi.

« Je suis à moitié français aussi. Je serais ravi d'aller à la parade de dix-neuf heures. Je n'entends pas notre belle langue assez souvent. »

Cecil pensa alors à la langue d'Alouarn et son esprit dévala à nouveau la falaise de son corps vers l'élastique de son caleçon. Il faillit louper ce que Alouarn était en train de lui dire. Enquête ? Etrange ? Bizarre ? Cecil fut instantanément conquis. La perspective d'une folle nuit en compagnie de l'homme le plus sexy de l'école à chasser les mystères au milieu d'un spectacle en langue française éleva l'excitation de Cecil à son paroxysme. Et pas seulement son excitation physique, qui se maintenait à une très impressionnante hauteur. Cecil se gifla mentalement une fois de plus. Il commençait à avoir vraiment mal au crâne. Cecil leva les yeux vers Alouarn qui se mit à rougir. Cecil paniqua un instant, il cherchait ce qu'il avait bien pu lui faire.

« Je… je comprendrais que tu… tu ne veuilles pas m’accompagner. Tu es fatigué et t… tu as certainement m… mieux à faire de venir t… t’amuser avec un inconnu. »


Le cœur de Cecil rata un battement. Comment pouvait-on à la fois être aussi sensuel et adorable ? Il réprima une envie de le prendre dans ses bras, mais, avant qu'il n'ait pu dire quoique ce soit, Alouarn posa les billets et enchaîna, avant de détourner le regard.

« Je vais voir ce que j’ai comme livres sur Avalon. »


Cecil se leva et lui prit le bras. Il lui sourit en essayant de mettre dans son regard le plus de malice et de joie possible.

« Pourquoi ? Il me semble que nous devons aller à ce spectacle d'abord ? A moins que je n'ai mal compris... »

Cecil eut un petit rire et sourit encore à Alouarn. Après une petite pression sur le bras, il le lâcha et sortit sa baguette. D'un mouvement ample, il la fit tournoyer au dessus de sa tête et se retrouva coiffé et vêtu d'une tenue de circonstance. Une chemise blanche très ajustée, ainsi qu'un pantalon noir qui mettait en valeur le galbe de ses cuisses et des rangers noirs.

« Tu devrais enfiler une chemise avant d'y aller, sinon tu vas faire baver la moitié des gens que nous allons croiser. »

Il s'approcha d'Alouarn et pour la première fois depuis qu'il allait passer la porte de son bureau, il se sentit détendu.

« Et je ne voudrais pas que quelqu'un d'autre que moi te désire à ce point, ce soir. »

Cecil lui effleura le bras, en ayant dans sa tête un rire machiavélique. Il allait se venger. Et sa vengeance serait... dangereusement attirante.



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MessageSujet: Re: Un livre et plus si affinités [PV Alouarn] [TERMINE]   Dim 13 Sep 2015 - 20:35



S’il est impossible de ne pas penser à quelque chose, il reste encore possible de penser à autre chose.



PARTICIPANTSAlouarn Grimgorson & Cecil Vernet
Résumé • Fin d’année scolaire 2014, quelques temps avant les examens. Alouarn est en train de se préparer pour aller à une soirée, lorsque l’on frappe à sa porte. Cecil Vernet, professeur d’arithmancie vient lui demander un livre sur Avalon. Un peu suspicieux, Alouarn lui pose des questions.



Un livre et plus si affinités…


Je fus heureux d’apprendre que je n’étais pas le seul ayant, en partie du moins, une origine française. Cela me soulagea quelque peu : j’avais un sentiment rassurant qui me rapprochait un peu plus de mon interlocuteur. Alors que je parcourais du bout des doigts une rangée de livres, je sentis une main m’attrapait le bras : un frisson me parcourut. Non, ce n’était pas de la terreur, mais plus du plaisir. Oui, j’avais envie qu’il me prenne par la taille, qu’il couvre mon corps de baisers, que ses lèvres viennent s’unir aux miennes. Curieusement, je n’eus pas honte de mes pensées. Il est vrai que j’étais très fort pour cacher mes sentiments, même à ma propre personne. Néanmoins, ce premier contact physique m’avait fait prendre conscience que je désirais Cecil. Non pas que j’éprouvais un quelconque sentiment amoureux pour le professeur d’arithmancie, mais mon corps criait scandale : selon lui, il s’était abstenu bien trop longtemps. Il désirait avoir accès aux plaisirs de la chair. Mon âme était prête à s’abandonner à lui mais, ma raison, pour ne citer qu’elle, faisait des siennes. Elle savait mieux que quiconque mes penchants pour le sexe. Elle connaissait mon passé et mes pêchés. Et c’est bien pour cela qu’elle tirait la sonnette d’alarme. Il y a trois ans, juste avant que mon parrain d’abstinence ne décède, nous étions en train de faire les démarches pour que j’aille me faire dépister. Je n’avais jamais eu le courage de passer à l’acte après sa mort. Et si je l’avais ? Je secouais la tête : je ne pouvais pas prendre le risque de contaminer mon camarade, et tout ça, à cause d’une erreur de jeunesse. Je tentais de cacher la rougeur qui venait d’enflammer mes joues. Je me perdis dans son regard : il était empli de malice et de joie. Mes doigts vinrent caresser ses lèvres qui affichaient, ma foi, un sourire des plus sensuels. Il accepta mon invitation. Je répondis à sa grimace par une du même genre. Il sortit sa baguette : j’en fus quelque peu étonné. Je n’utilisais que très rarement la magie. Il profita de ma surprise pour se changer intégralement à l’aide d’un sortilège : la tenue qu’il arborait maintenant lui allait à merveilles. Je ne pouvais qu’admirer les formes de mon partenaire : je voulais caresser sa poitrine ; sentir la tendresse de ses muscles contre mon corps ; percevoir la chaleur de son anatomie, qu’elle vienne réchauffer ma chair, celle-là même qui réclamait le contact d’un être humain. Je souris à sa remarque. Je m’approchais tranquillement de lui, grimace qui tendait vers les oreilles, je lui répondis :

❝ ▬ Est-ce un mal de se faire désirer ? J’aurais l’embarras du choix. Et, soyons franc, il y a des hommes qui méritent le détour… et pas que dans le milieu du spectacle.❞


Comment lui faire comprendre, sans le vexer, que j’avais envie de lui, que je le réclamais corps et âme, que, l’espace d’un instant, je voulais être l’objet de tous ses fantasmes ? Il mit fin à mon supplice en affirmant qu’il voulait être le seul à me désirer ce soir. Le « à ce point » aspirait-il à m’envoyer un signal fort ? Je n’arrivais pas, pour le moment, à croire ce que je venais d’entendre. Cela faisait des années qu’on ne m’avait pas fait une telle déclaration. Avec le temps, j’avais été amené à penser que je n’étais plus attirant, que je n’étais plus dans le coup depuis très longtemps. Je ne savais s’il se moquait de moi : non, non, non, je ne devais pas céder à la tentation. Tous les murs que j’avais mis si longtemps à construire s’effritaient comme de vulgaires biscottes. Une tempête intérieure commençait à faire rage. Je secouais la tête : pas maintenant. Et si Cecil disait la vérité ? Je sursautais lorsqu’il me toucha le bras. Pourquoi fallait il que ma raison appelle ma folie pour m’empêcher, une fois de plus, d’avoir une relation sexuelle, aussi courte et intense soit-elle ? Il m’offrait son corps sur un plateau d’argent. Comment pouvais-je refuser un si bon parti ? Il fallait que je lui dise la vérité : mais voudra-t-il encore de moi ? Je le connaissais à peine : m’acceptera-t-il comme je suis ? Non, ça serait trop beau. Et puis, devait-il savoir ? J’avais peur, oui, si peur de me faire juger, jeter, piétiner. Et s’il répandait le bruit dans toute l’école ? Peut-être étais-je en train de me faire du souci pour pas grand chose ? Une voix vint susurrer à mon oreille :

❝ ▬ Ne lui accorde point ta confiance. Regarde-le, il est comme les autres. Qui te dit qu’il n’est pas venu pour te faire tomber ? Il fait semblant, oui, tout ceci n’est qu’une habile manipulation. Ne te laisse pas avoir. Il n’aime pas les personnages qui n’entrent pas dans les normes de la société. Il fait tout pour gagner ta confiance : que tu es bien naïf de lui accorder la tienne.❞

Je me pris la tête entre les mains : je voulais que cela cesse. N’avais-je pas le droit de profiter de la vie telle qu’elle se présentait ? Il y avait tellement à prendre en compte. Parfois, je me mettais à regretter le passé, comme si la voie de la facilité me rappelait à elle. Je me tournais un instant, offrant mon dos à Cecil. J’essuyais rapidement une larme qui s’était malencontreusement perdue sur ma joue. Je tremblais légèrement : je serrais les poings pour que mon partenaire de le remarque pas. Je ne savais plus ce que je voulais. Je finis par me diriger vers mon armoire à mixtures, et cherchais mon traitement pour la schizophrénie : je mis un petit moment à trouver la potion mais, une fois que cela fut chose faite, je m’empressais d’ouvrir le flacon et d’engloutir la moitié de son contenu. Je pris le mélange que j’avais donné au professeur d’arithmancie quelques minutes plus tôt et bus le reste de la fiole. J’allais payer très cher le mélange des deux boissons… d’ici quelques heures, ça sera l’enfer. Mais, qu’importe ! Je voulais profiter au maximum de ma soirée. Je mis la bouteille vide à la poubelle, et l’autre dans le sac que j’allais emporter. Vu la quantité que j’avais prise, il n’était pas conseillé que j’en prenne à nouveau, même si j’en éprouvais le besoin. Si les drogues ne me tuaient pas, les potions le feraient si personne ne m’arrêtait. J’avais estimé que j’étais assez grand pour me passer de l’aide des autres et, pourtant, j’avais noyé mon impuissance et ma solitude dans d’autres substances que l’on trouvait sans souci sur le marché légal. J’étais un peu paniqué à l’idée que Cecil puisse poser des questions. Je mis de côté pendant quelques instants mes préjugés et pris de grandes inspirations. Mon esprit finit par se calmer. Je me retournais, sourire aux lèvres, le visage serein : les murs de mon âme gardaient des trésors dont la brillance laisser à désirer. Etait-ce nécessaire de garder ses secrets dans un château fort ? Toujours cette question qui revenait, inlassablement.

Je m’approchais de Cecil et vins doucement poser mes mains sur sa chemise au niveau de sa poitrine. Je remontais doucement jusqu’au col de son haut. La proximité avec son corps me fit frémir. J’aurais voulu déposer un baiser sur ses lèvres. Je fus retenu par une idée qui commençait à germer dans mon esprit : nous allions jouer, oui, s’amuser à qui tiendrait le plus longtemps. Je me penchais légèrement en avant, mon buste frôlant le sien. Mon visage s’approcha du sien : je fermais les yeux, voulant m’imprégner de son odeur. Alors que l’une de mes mains venait flatter son torse et que l’autre venait caresser du bout des doigts son visage, je vins lui souffler à l’oreille :

❝ ▬ Voyons jusqu’où tu seras capable de gérer tes émotions ?❞




Je vins lui mordiller l’oreille alors que ma main descendait dangereusement vers son entrejambe. J’avais envie qu’il me prenne dans ses bras ; qu’il se déshabille pour que je puisse me rincer l’œil sur son corps qui, ma foi, avait les formes que j’aimais ; que nos deux carcasses s’unissent au milieu de nos cris, de nos râles de plaisir. Je ne cachais pas le fait que j’aimais me faire désirer, particulièrement lorsque mon partenaire voulait de moi. Je savais que c’était purement sexuel mais, j’espérais que, le temps d’une soirée, je sois dans les pensées d’une personne, que l’on s’occupe uniquement de moi, que je sois l’objet de tous les désirs et les fantasmes de cet homme. Je voulais qu’on s’occupe de moi : sans le conscientiser réellement, je ne voulais plus rester seul. Le combat que je menais contre mes démons me fatiguait : j’avais ce besoin d’avoir une épaule sur qui me reposer. Et puis, il fallait aussi que je songe à réaliser mes rêves. Y arriverais-je ? Je ne suis pas fait pour vivre en ermite. J’avais envie d’avoir des amis, d’avoir une vie de couple, d’avoir… plein de choses, en vérité. Il est vrai que Cecil m’attirait mais je me voyais mal finir ma vie avec lui : non pas que je le trouvais moche, mais je n’avais aucun sentiment amoureux pour lui. Comment devais-je le considérer ? Je n’avais pas envie qu’il soit seulement un coup d’un soir… Il ne fallait pas trop que je me fasse d’illusion, un gars comme moi, avec la vie qu’il a eu, ne pouvait avoir des amis : j’avais honte de moi, honte de ce que j’étais. Comment pouvait-on accorder sa confiance à quelqu’un qui avait des soucis d’addictions couplés avec quelques-uns d’ordre psychologique ? J’en vins à conclure que je me détestais plus que je ne m’admirais : en même temps, il n’y avait pas grand chose à apprécier. Parfois, je rêvais que je n’avais jamais quitté le cocon familial et que j’étais resté éternellement un petit garçon. C’était bien avant toutes ces conneries, celles-là même qui m’avaient fait racler le fond. Non, je ne devais pas m’apitoyer sur mon sort. Grand-père me disait souvent que la vie méritait d’être vécue, quelque soit le milieu d’où l’on venait, du moment que l’on souhaitait la vivre pleinement. J’aimais mon travail et, depuis le temps que je cherchais une lumière au bout du tunnel, je n’allais pas gâcher cette opportunité qui se présentait à moi. Je lançais, en forçant un peu mon sourire :

❝ ▬ Attends-moi ici, j’en ai pour cinq minutes, juste le temps de trouver une tenue plus adéquate.❞



Je fermais la porte de ma chambre, lentement, doucement. J’aurais voulu crier, hurler mon désespoir. J’avais été pathétique. Pourquoi la vie était-elle aussi compliquée ? Je ne pensais pas qu’une simple sortie avec Cecil aurait fait remonter autant de souvenirs. Ma tête ne pouvait-elle pas me laisser tranquille le temps d’une soirée ? Je ne demandais pourtant pas grand chose. Mon poing vint rencontrer le mur : mes doigts émirent un horrible craquement. Je me mordis les lèvres pour ne pas chanter de douleur. Quel crétin ! Je me fis un rapide bandage : je ne choisirais pas, une nouvelle fois, la voie de la facilité. Je devais encore apprendre à accepter mon passé, ce que j’étais : et, croyez-le ou non, ce n’était pas chose facile. Je finis par mettre un sarouel rouge et orange, avec une chemise blanche colorait de-ci de-là par des motifs africains. Je mis également des gants, malgré la chaleur, plus pour cacher mon pansement qu’autre chose. Je lâchais mes cheveux, les laissant dégringoler le long de mon dos. J’y passais rapidement un coup de brosse pour enlever les quelques nœuds existants. Je finis par poser le peigne sur ma table de nuit et sortis ma baguette de sous mon oreiller. Je sortis de la chambre quelques instants plus tard, un sourire figé sur le visage. Il fallait que je fasse bonne impression. Je commençais à échafauder mille et une théories du complot. Je ne savais plus où donner de la tête. Je ne voulais pas paraître ridicule. Il fallait que je me reprenne : l’idée que la potion contre, ou du moins, pour m’aider à me battre contre la schizophrénie, allait bientôt faire effet me détendit légèrement. La seconde mixture, qui avait déjà commencé à agir, s’engouffra dans cette brèche. Je mis ma baguette dans mon sac, et d’autres babioles tels que mon jeton d’abstinence, une lampe de poche, des gâteaux, deux pommes, un livre, un calepin et son stylo, et une bouteille d’eau. Je pris ma sacoche et passait la lanière en bandoulière. C’était le départ, le vrai : mes yeux se mirent à pétiller comme ceux d’un enfant. Je me tournais vers Cecil, l’invitais d’un signe de la main à prendre mon bras, et lui demandais d’un ton qui voulait tout dire :

❝ ▬ Prêt pour la soirée, monsieur Vernet ?❞








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Cecil Vernet
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MessageSujet: Re: Un livre et plus si affinités [PV Alouarn] [TERMINE]   Mer 14 Oct 2015 - 21:26
Cecil jouait. Cela ne lui arrivait pas souvent, mais actuellement il s'amusait énormément. Il avait réussi à oublier le goût du caramel et à contrôler ses désirs. L'assouvissement de ses envies serait bien plus agréable si le combat était long et risqué. Alouarn était bien trop désirable et quelque bien trop atypique pour que Cecil ne lui offre que bien peu de ce qu'il pouvait faire en terme de séduction. Voire de torture. Tout dépendait du point de vue adopté.

Alouarn essaya d'éveiller la jalousie de Cecil en invoquant la présence d'autres hommes. D'un revers de main mental, Cecil balaya l'idée. Il ne lui laisserait jamais la moindre occasion de penser à quelqu'un d'autre que lui ce soir-là. Il se savait magnétique. Une de ses conquêtes féminines lui avait un jour dit qu'il ressemblait au cobra qui paralysait ses victimes de son regard. Cecil avait trouvé la comparaison un peu stupide, lui qui détestait la flute, et avait puni la malheureuse d'un second round particulièrement éreintant. Si Cecil était un cobra, Alouarn n'était en aucun cas une faible rongeur. Il avait de multiples aspérités, des failles et des points forts qui le rendaient complexe et attirant à la fois. Cecil se sentait comme un explorateur parti explorer une terre inconnue, mais certainement pas vierge au vu des sous-entendus sans équivoque de l'historien. Une bulle de rire éclata dans l’œil de Cecil mais il résista à la tentation du rire franc. Surtout lorsqu'il vit une ombre passer sur le visage de son collègue.

Alouarn se dirigea à nouveau vers son armoire et farfouilla des fioles. Cecil demeura interdit. Qu'est-ce qui pouvait bien lui arriver? Visiblement, il portait en lui bien plus de démons que ce que pensait Cecil. Un doute lui vint à l'esprit. Peut-être n'était-ce pas prudent de séduire et de jouer avoir quelqu'un qui semblait en profond conflit avec lui-même? Sans doute ne l'était-ce pas, mais cela n'empêcherait aucunement Cecil de le faire. Alouarn était un mystère qu'il voulait élucider. En plus d'avoir profondément envie de visiter ses mystères corporels, ce qui était une toute autre chose. Importante comme autre chose. Très importante, même. Cecil se reprit mentalement, et releva les yeux vers le plafond plutôt que sur le délicieux postérieur de son collègue.

Puis Alouarn revint vers lui, les mains baladeuses et les mots provocants. Le pôle rationnel de Cecil soupira en essayant de retenir tant bien que mal le pôle pulsion qui bavait abondamment. Alouarn vint roucouler dans son oreille en touchant un peu partout, les yeux fermés. Si ça n'était pas une incitation à l'arrachage de vêtement, Cecil se demandait bien ce que c'était.

Jusqu'où il pouvait gérer ses émotions? Cecil sourit et eut envie de lui répondre "Bien plus loin que tu ne penses, mon canard", ce qui aurait sans doute brisé une partie de la tension sexuelle. Mais non, il ne lui ferait pas le cadeau. Par contre, pour aider à la concentration, Cecil se mit à penser à des bébés chats. Toujours utiles les bébés chats. Alouarn s'esquiva une seconde fois, pour aller se changer cette fois. Pause utile qui permit à Cecil de se reconcentrer. Une partie de la situation lui échappait. Alouarn était très difficile à cerner, mais étrangement, cela ne dérangeait pas Cecil. Il avait le sentiment que le professeur finirait par lui dire ce qu'il devrait savoir si la situation l'exigeait. Il était à l'aise avec lui, comme s'il se connaissait depuis longtemps, dans une relation de respect mutuel et de jeu sexuel. Et cela lui plaisait beaucoup. Il sentait poindre une envie de venir en aide à Alouarn, dont le délicat contraste de fragilité et d'indépendance l'attirait furieusement. Sexuellement d'une part, mais humainement d'une autre. Cecil sentit que cette rencontre allait être importante.

Alouarn ressortit et finit de se préparer, sous l'oeil inquisiteur de Cecil. Il semblait aller un peu mieux, et quand bien même, il irait sans doute très bien à la fin de la soirée, du moins, Cecil ferait en sorte. Lorsque Alouarn lui demanda s'il était prêt, Cecil lui sourit et répondit d'un ton de mystère.

"Je vous laisserai le découvrir par vous même, monsieur Grimgorson."



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