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 Beau temps pour la saison, un peu sec ... quoi que ...[pv Cecil] [FINI]
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MessageSujet: Beau temps pour la saison, un peu sec ... quoi que ...[pv Cecil] [FINI]   Jeu 20 Aoû 2015 - 23:04
Llewy se tenait debout, moitié suffoquant, moitié crachotant, essayant de comprendre ce qui venait de se passer. Le contact brutal, parce que soudain, avec l'eau tiédasse et légèrement verdâtre de la fontaine l'avait privé de tous ses moyens, avait vidé son esprit de toute capacité de déduction, au point de le laisser là, dégoulinant et choqué, sous le regard et les lazzi des autres élèves.
La première chose à pénétrer la brume humide et collante qu'était devenu son cerveau entre ses oreilles, fut le cri, clairement réprobateur, d'une vieille grenouille habituée des lieux, chassée de son refuge herbeux par le plongeon involontaire et fort mal-gracieux du plus petit des serpentards.

Il prit alors conscience de la situation, et tourna son regard vers le haut, vers les deux rangées de galeries qui surplombaient la cour en patio, au centre de laquelle trônait la vénérable fontaine de marbre, gargouillant par son antique dauphin sculpté. Nombre d'élève le toisaient d'en haut, et si certains semblaient choqués par l'évènement, d'autres s'en amusaient ouvertement. Au loin, dans le couloir couvert du déambulatoire, résonnaient les pas de ses agresseurs, qui avaient préféré prendre la fuite que de soutenir le regard de tant de leurs condisciples.

Maintenant seulement, Llewellyn donnait un sens aux chuchotements, éteints dès son approche, aux conciliabules, aux mines de comploteurs et aux regards entendus qu'il n'avait su interpréter de toute la matinée. Et Bran ne lui avait pas été d'un grand secours, attirant son attention sur une foule de détails apparemment insignifiants, mais clairement sans rapports avec ce qui se tramait. Il semblait que certain élèves de seconde année de sa propre maison se servaient de lui pour gagner les bonnes grâces d'une certaine Princesse-Parfaite-des-Serpents-Hautains, même s'il doutait vraiment qu'elle eût commandité quoi que ce soit, préférant vider ses querelles elle-même.

Toujours est-il que le petit bonhomme se tenait là, hésitant entre la colère, impuissante, et las sanglots, inutiles, voyant les autres élèves dans la cour, s'écarter, d'un air horrifié, du Golem de Vase qu'il semblait être devenu, après son ... "bain" intempestif.


Dernière édition par Llewellyn Abernathy le Mar 25 Aoû 2015 - 22:05, édité 1 fois
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Cecil Vernet
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MessageSujet: Re: Beau temps pour la saison, un peu sec ... quoi que ...[pv Cecil] [FINI]   Ven 21 Aoû 2015 - 11:44
Cecil était d'une humeur massacrante. Non seulement il avait mal dormi, mais en plus Peeves avait fait irruption au milieu de son cours des cinquièmes années et lui avait pris ses lunettes. Cecil n'avait plus l'habitude d'esquiver les attaques de l'esprit frappeur. Il s'était donc fait avoir comme un première année. Le cours avait été particulièrement pénible puisque Cecil ne pouvait pas lire sans ses lunettes, il lui avait donc fallu demandé à ses élèves de lire ce qu'il écrivait sur leurs feuilles.

Après le cours, il avait poursuivi Peeves dans la moitié du château, tout en essayant de garder un air digne. Il avait été contraint à jeter un maléfice sur l'esprit frappeur afin de l'empêcher de faire des bruits obscènes avec sa bouche. Résultat, Cecil avait récupéré ses lunettes, qui étonnamment sentaient l’œuf pourri, et avait écopé d'une humeur des plus désagréables. Pour les autres surtout.

Grommelant dans sa barbe, Cecil avançait tête baissée. Les élèves sentaient qu'ils devaient se faire tous petits. Une élève de Serdaigle, le voyant en sortant des toilettes des filles, fit même demi-tour en courant, ce qui exaspéra encore davantage Cecil. Le professeur déboula dans un petit patio intérieur, et la scène qu'il y vit le laissa perplexe.

Un élève de Serpentard, vraisemblablement un première année, était dans la fontaine au centre de la cour. Il ne semblait pas savoir la manière dont il était arrivé là. Autour de lui, certains élèves riaient ouvertement, d'autres faisaient semblant de ne rien voir. Aucun ne faisait quoique ce soit pour l'aider. Cecil sentit la commissure droite de ses lèvres trembler. Il avisa un Poufsouffle de sixième année qu'il avait en cours.

« Que c'est-il passé ? »

La sécheresse de son ton incita l'élève à lui faire un bref résumé de la situation. Cecil leva un sourcil.

« Et il ne vous serait pas venu à l'idée de faire quelque chose ? »

L'étudiant rougit et jugea préférable de reculer d'un pas. Cecil sortit sa baguette et s'approcha de la fontaine. Il s'adressa aux élèves d'une voix forte.

« Vous n'avez pas de travail ? Allez, fichez moi le camp d'ici ! »

Il se réserva l'insulte qui suivit, mais la tentation fut forte d'arroser encore les étudiants d'une bile méritée. Tous déguerpirent rapidement, laissant Cecil seul avec le petit Serpentard encore sonné. Le professeur essaya de chasser la colère de son ton.

« Tu peux sortir maintenant, viens je vais te sécher. »

D'un coup de baguette, l'eau disparut des vêtements de l'enfant, mais ils étaient encore sale, et son visage était recouvert d'une boue croupie.

« Suis-moi, on va aller arranger ça dans mon bureau. »



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MessageSujet: Re: Beau temps pour la saison, un peu sec ... quoi que ...[pv Cecil] [FINI]   Ven 21 Aoû 2015 - 13:20
Llewy, dans sa fontaine, tremblait. Ho, pas de froid, non, l'air et l'eau étant d'une température trop clémente pour ça. Mais il tremblait...et commençait à claquer des dents. La surprise, le choc, la honte aussi, un peu, et, loin sous tout ça, une colère sourde, larvée, diffuse, trop faible encore pour rompre de la barrage de ses inhibitions, trop lointaine pour vaincre la charge de ses peurs et de ses hésitations. L'enfant commençait pourtant à la sentir, à l'apercevoir, cette rage accumulée par une année scolaire de brimades, de mots méchants et de comportements déplacés, d'animosité sourde à son encontre qu'il ne pensait pas mériter.
Les quelques paroles aimables qu'on avait eues pour lui, l'amitié que lui avaient prodiguée quelques élèves, trop rares, mais présents, les paroles de soutien et l'attention de certains professeurs, tout cela avait pesé, œuvrant pour lui cacher cette amertume et cette colère qui grandissaient en lui. Une autre chose avait compté, aussi, pour lui faire sentir que sa vie était devenue meilleure, la disparition de la souffrance, de la douleur, des blessures physiques.
Mais là, même si son sang n'avait pas coulé, son corps ressentait l'agression qu'il venait de subir. Les réflexes ont la vie dure, et Llew percevait l'adrénaline sur ses nerfs, il savait que d'ici peu, il allait bondir et courir, chercher un abri, s'y recroqueviller pour lécher ses blessures.

Il n'en eût pas le temps. L'irruption d'un tourbillon de colère gela la scène dans son esprit. Cette colère était autre, extérieure, étrangère. Et pourtant, il lui semblait comprendre que cette colère prenait sa défense, aboyait sur les témoins de son humiliation, leur reprochait leur inaction, puis les expédiait, de quelques mots acérés,loin de la triste figure qu'il montrait. Avant de vraiment comprendre, il se sentit quasiment tiré hors du bassin, puis, d'un sortilège, séché et réchauffé.
Il réussit à bafouiller, sans se mordre la langue avec ses mâchoires récalcitrantes :

- Merci, Monsieur, je v.v.vais me débrouiller, main.main.maintenant

Quand l'adulte, d'une voix impérative reprit la parole, l'enfant sentit la colère qui restait proche. Il n'osa pas insister.

« Suis-moi, on va aller arranger ça dans mon bureau. »

Llewellyn emboita alors le pas à l'homme, se demandant qui il pouvait être. Surement l'un des professeurs, il l'avait vu à leur table, pendant les repas, et il avait un bureau. Mais quelle matière pouvait-il bien enseigner ? Le petit Serpentard se rendit alors compte que nombre de professeurs, et donc de matières, lui étaient encore inconnus. Allait-il falloir à chaque fois un incident du même genre pour qu'il les rencontre ?
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Cecil Vernet
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MessageSujet: Re: Beau temps pour la saison, un peu sec ... quoi que ...[pv Cecil] [FINI]   Ven 21 Aoû 2015 - 14:12
A la colère de Cecil venait de s'ajouter une autre sensation : l'impression de déjà-vu. Tandis qu'il marchait à grands pas dans le couloir, il se souvenait. Il avait presque oublié l'incident, mais lui aussi lors de sa seconde année avait été précipité dans cette même fontaine. Par son cousin, plus précisément, Cillian O'Connell, le fils de son délicieux oncle Kerwan. Cillian l'avait pris en grippe depuis la première fois qu'il l'avait vu le jour de le Répartition en première année. Les deux cousins avaient le même âge, mais ils éprouvaient l'un pour l'autre une détestation totale.

Cecil se souvenait maintenant de la sensation cuisante de se retrouver le nez dans la boue, la lèvre en sang, devant nombre de ses camarades de classe. A croire que les années passées loin de Poudlard avaient effacé les nombreux souvenirs douloureux de son temps ici. Il avait le sentiment que c'était lui-même qui marchait derrière, les yeux embués et le cœur lourd.

Cecil fit entrer le garçon en lui demandant son nom, puis il alla chercher dans son appartement une serviette propre, ainsi qu'un peignoir. Llewellyn restait au centre du bureau, à trembler.

« Tiens, on va enlever ta cape, si tu veux bien. Tu ne peux pas rester dans cet état. »

Bien que sa colère soit toujours présente, Cecil fut surpris d'entendre sa voix si douce, presque paternelle. Il aida l'enfant à ôter sa cravate et sa chemise. Llewellyn fut bientôt torse nu, et, alors que Cecil allait le recouvrir du peignoir, il vit sur sa peau blanche de nombreuses marques. Des bleus, des ecchymoses, mais surtout des cicatrices. Là une griffure, ici une coupure qui avait dû être profonde.

Le cœur de Cecil se mit à battre plus fort et il regarda l'élève dans les yeux. Ce qu'il y vit lui confirma ses pensées. Comment avait-on pu faire subir cela à un enfant ? Malgré son visage d'ange et ses oreilles décollées, Llewellyn respirait la tristesse et la douleur. On sentait sous sa peau presque translucide les ravages de l'absence de confiance et d'amour-propre. Cet enfant n'avait jamais été aimé, même un aveugle aurait pu le voir. Sans doute ne s'aimait-il pas lui-même, mais comment aurait-il pu si personne ne lui avait appris ? Les larmes montèrent aux yeux de Cecil, des larmes de rage et de dégoût. Il souffrait de voir cet enfant comme cela, et le contact avec sa peau nue décuplait cette sensation.

Cecil tendit le bras et toucha la joue de Llewellyn. Il tenta par ce geste de faire passer tout l'amour et toute la douceur qu'il pouvait. Il regarda Llewellyn comme il aurait regardé son propre enfant.

« Tu as le droit d'être en colère, petit homme. »



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MessageSujet: Re: Beau temps pour la saison, un peu sec ... quoi que ...[pv Cecil] [FINI]   Ven 21 Aoû 2015 - 18:13
L'adulte devait lui arpentait les couloirs, d'une allure impérieuse, d'un pas résolu, dans lequel se sentait toute sa colère. L'école toute entière devait le ressentir, car pas un seul élève ne croisa leur route, même Peeves, entrevu au bout d'un couloir, préféra rebrousser chemin. Llewellyn ne comprenait pas bien le sens de cette colère. Certes, il avait déjà vu des professeurs qui ne supportaient pas les injustices, qui traquaient les moindres comportements inamicaux des élèves entre eux, mais il n'avait encore jamais vu de professeur, d'adulte même qui semblaient prendre les choses tellement à cœur.

A moins que cette colère ne soit dirigée contre lui, l'avorton incapable de se défendre, trop faible pour répondre aux agressions, trop lent pour savoir même qui était l'agresseur. Car il n'était toujours pas sûr. Mais si ce qu'il supposait était juste, c'était pour sa maison l'occasion de perdre une foule de points. Et lui qui n'était pas très doué pour en rapporter, il ne voulait surtout pas donner une raison à ses ... "camarades" de le détester encore plus.
C'est avec ces tristes pensées en tête que le petit garçon suivait l'homme devant lui, sans prendre garde au chemin parcouru, ayant vaguement eu conscience d'avoir emprunté les terribles escaliers fous, mais sans trop savoir à quel étage leurs pas les avaient entrainés. A plusieurs reprises, au cours de cette déambulation silencieuse, il lui avait fallu réprimer un sanglot, qu'il n'avait que réussi à transformer en soupir, de ces gros soupirs à faire trembler le monde.

Ce n'est que lorsque le professeur devant lui se retourna et lui demanda son nom que Llewy prit conscience qu'ils étaient enfin arrivés.

- Abernathy, monsieur, Llewellyn Abernathy.

- Première année à Serpentard...


Reprit-il, alors que le professeur passait une porte menant vers une autre pièce, qui ne semblait pas être une classe, vu du centre du bureau. Là, debout au milieu de cette pièce, les questions que l'enfant s'était posées revenaient, en foule, assaillir son esprit, rongeant le peu de confiance qu'il avait pu glaner dans le silence du cheminement derrière l'homme. Il en était là, plongé dans la confusion et l'indécision, quand le professeur revint, une serviette et un étrange vêtement en mains.

« Tiens, on va enlever ta cape, si tu veux bien. Tu ne peux pas rester dans cet état. »

Llewellyn eut toutes les peines du monde à ôter les boutons de sa robe de sorcier, encroutés de vase, et finit par la faire passer par dessus sa tête, de frustration. L'adulte avait du jauger sa maladresse, et ne pouvait pas ne pas avoir vu comme il tremblait. C'est sans doute la raison qui le poussa à venir en aide au gamin devant lui, l'aidant à retirer sa cravate et déboutonner sa chemise, avant de se tourner vers le vêtement moelleux pendant que le garçon retirait la pièce de tissu qui avait bien souffert. Alors qu'il allait l’envelopper dans son étrange manteau, le regard du professeur se posa sur les marques sur le corps de l'élève. Llew vit passer bien de choses, dans les yeux de l'homme en face de lui, dont beaucoup qu'il ne comprit pas. Il y reconnut cependant la stupeur, la rage, l'envie de vengeance, et une étincelle de ... de quoi au juste ? de compréhension ? de reconnaissance ? d'acceptation de la fatalité d'une rencontre orchestrée par le destin ?

Ce n'est que lorsque la main de l'homme quitta son corps pour lui toucher la joue que Llew se rendit compte que le professeur avait suivi du bout des doigts les plus visibles de ses cicatrices, dans un état presque second, comme hypnotisé ... ou plutôt comme un somnambule, plongé dans ses propres souvenirs.

« Tu as le droit d'être en colère, petit homme. »

Ces paroles, autant que toute la chaleur, tout le soutien, tout l'amour, disons-le, que l'homme avait mis dans ce léger contact, toute cette puissance unie finit par rompre les fragiles barrières que Llewy avait mis si longtemps à bâtir, les rambardes qui devait soutenir son indifférence au monde qui ne voulait pas de lui.

Dans une explosion incontrôlable, tous ses sentiments se mélangèrent, il perdit toute maitrise, et s'abattit dans les bras de l'homme, accroupi devant lui, pleurant à chaudes larmes, laissant libre cours à sa voix, ne retenant plus rien. Il évacua toute tension, toute pression, toute rancœur sur le torse de l'adulte devant lui, pleurant pendant de longues minutes, jusqu'à n'être plus qu'une petite chose vide, fatiguée, mais reconstruite.
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Cecil Vernet
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MessageSujet: Re: Beau temps pour la saison, un peu sec ... quoi que ...[pv Cecil] [FINI]   Ven 21 Aoû 2015 - 21:46
A peine Cecil eut-il prononcé quelques mots qu'il sentit dans le regard de Llewellyn que quelque chose s'était brisé en lui. Les larmes se mirent à couleur franchement, mais Cecil vit tout de même dans ses larmes une forme de libération. Ce n'était pas les sanglots d'un chagrin passager ou l'expression de la honte, mais bel et bien une profonde tristesse, tenue recluse depuis trop longtemps par une volonté inconsciente de ne pas laisser transparaître ses émotions. Une tristesse originelle, repoussée maintes fois, mais toujours présente dans un coin de son cœur d'enfant. Un précipice au bord duquel Llew vacillait. Un précipice qui l'aurait happé.

Mais Llew préféra plonger en avant, dans les bras de Cecil, qui se retrouva assis par terre à bercer l'enfant en lui caressant les cheveux. Le professeur était en terrain inconnu. Jamais encore il n'avait vu les barrières de qui que ce soit s'effondrer de la sorte. Jamais encore il n'avait eu à consoler quelqu'un qu'il venait à peine de rencontrer, mais à qui il se sentait intimement lié. Que ce soit par le miroir de temps ou la seule compatibilité des cœurs, Cecil savait que cet enfant était et serait une part de lui. Les larmes de Llew traversaient la chemise du professeur, et semblaient s'infiltrer en lui, comme si l'enfant lui faisait don du poids qui trop longtemps avait rompu son dos. Il partageait sa peine et son âme et lui en fit cadeau.

Peu à peu, les larmes se tarirent, et la respiration de Llewellyn s'apaisa, reprenant un rythme calme. L'enfant resta tout de même quelques instants serré contre la poitrine de Cecil. Il avait besoin de compagnie et d'amour, et la révélation de ce besoin et la mise à nue de son âme n'avait fait qu'accentuer cette réalité. Cecil posa sa main derrière la tête de Llew. Après avoir pleuré aussi longtemps, il devait avoir la migraine.

« Tu sais, petit homme, c'est normal d'être triste ou d'être en colère. Cela ne fait pas de toi quelqu'un de faible que d'avouer lorsque tu vas mal, au contraire même. Tu es en encore un enfant, et tu as tellement souffert déjà. Ce n'est pas juste mais c'est ainsi. Fais juste en sorte que cette souffrance ne te détruise pas. Tu es plus fort que tu ne le pense, petit homme. Il te faut juste apprendre à te défendre, et surtout à avoir confiance en toi. »


Cecil desserra son étreinte et regarda Llewellyn dans les yeux. Un calme étrange avait remplacé les larmes. L'enfant écoutait attentivement ce que lui disait Cecil, qui sentait que ses prochains mots allaient être décisifs pour lui.

« Aime-toi, comme un vieil étranger comme moi est capable de t'aimer sans te connaître. Ne te cache plus, petit homme. Relève le menton et affronte la vie. Tu as tellement de belles choses à découvrir. Et si tu as mal, énerve-toi, bats-toi. »



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MessageSujet: Re: Beau temps pour la saison, un peu sec ... quoi que ...[pv Cecil] [FINI]   Lun 24 Aoû 2015 - 15:18
Llewellyn était épuisé. Il ne savait trop combien de temps il avait passé à pleurer ainsi, mais il avait senti passer chaque larme, chaque sanglot, comme venant du plus profond de son corps et de son âme. Avec la fatigue immense, il ressentait aussi d'innombrables douleurs, plus ou moins diffuses, comme si chaque nerf transportait les cris de chacun de ses muscles, comme courbaturés par la disparition de la tension qui les tenait noués depuis presque un an. Mais il percevait aussi chacune des fractures que ses os avaient subi par le passé, toutes les luxations de ses articulations malmenées. Il croyait même voir chacune de ses cicatrices, chaque boursoufflure de sa peau briller, comme s'il portait des scarifications, des tatouages rituels, comme ces dessins qu'il avait vu enfant, dans les vieux grimoires en Avalon. Chaque douleur, chaque sensation lui paraissait portée par la lave en fusion qui circulait dans ses veines, non comme une promesse de destruction, mais comme l'expression de sa nature. Il ÉTAIT ce que ces tortures passées avait fait de lui, il l’acceptait enfin. La douleur, la peine, la colère et la haine, même, le quittaient peu à peu, pour laisser la place à une sérénité qu'il ne connaissait pas, pas encore.

Il reprit peu à peu conscience de son entourage, et desserra lentement ses mains crispées sur le tissu détrempé de la chemise de l'homme qui le tenait dans ses bras. Il parla alors à voix basse, avec une douceur qu'il avait rarement expérimentée :

- Pardon, professeur, je suis désolé. Je ne sais pas ce qui m'a pris, ça ne m'était jamais arrivé. Je ne sais même pas si je devrais avoir honte ou être soulagé ...

L'homme prit la parole à son tour.

« Tu sais, petit homme, c'est normal d'être triste ou d'être en colère. Cela ne fait pas de toi quelqu'un de faible que d'avouer lorsque tu vas mal, au contraire même. Tu es en encore un enfant, et tu as tellement souffert déjà. Ce n'est pas juste mais c'est ainsi. Fais juste en sorte que cette souffrance ne te détruise pas. Tu es plus fort que tu ne le pense, petit homme. Il te faut juste apprendre à te défendre, et surtout à avoir confiance en toi. »

Lorsque l'homme se détacha de lui, lui repoussant légèrement la tête en arrière pour plonger son regard dans celui du gamin, Llewy comprit tout de suite que ce qu'il allait dire était de la plus grande importance, que ce serait peut-être la plus grande leçon qu'il apprendrait aujourd'hui.

« Aime-toi, comme un vieil étranger comme moi est capable de t'aimer sans te connaître. Ne te cache plus, petit homme. Relève le menton et affronte la vie. Tu as tellement de belles choses à découvrir. Et si tu as mal, énerve-toi, bats-toi. »

L'enfant médita ces paroles quelques seconde, avant de répondre.

- Je suis désolé, professeur, mais je ne suis pas tout à fait d'accord. Je sais que ma colère vient de ma peur, de mes peurs ... mais je sais aussi que cette colère me mène à la haine, que cette haine engendre la violence, que la violence produit la douleur, et qu'à la fin, la douleur conduit à la folie ou à la mort.
Je viens de comprendre que pour échapper à la douleur, je dois en fait vaincre mes peurs. Et pour ça, je n'ai d'autre choix que de devenir fort. Une fois fort, je pourrai embrasser ma peur, l’empêcher de me mordre le cœur, puis l'apaiser. Il me faut juste trouver le chemin de cette force. Je dois vous remercier d'avoir été la main tendue qui m'a montré le début du chemin, je vous en serai reconnaissant pour toujours.

Quand au fait de s'aimer soi-même, l'idée me plaît, elle me plaît même beaucoup. Je sais juste pas comment on peut faire ça. Et il y a pas de cours d'amour à l'école, ça va pas être facile à trouver, comme méthode...


Llew passa son bras sur son visage, étalant un peu plus la crasse de la fontaine que ses larmes avaient de nouveau détrempée, s'en barbouillant un peu plus sans le faire exprès. Il tenta de se relever, sur ses jambes flageolantes, mais ne parvint qu'à passer d'une position à genoux à une position assise, l'air piteux.
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Cecil Vernet
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MessageSujet: Re: Beau temps pour la saison, un peu sec ... quoi que ...[pv Cecil] [FINI]   Lun 24 Aoû 2015 - 21:16
L'éloquence du petit Serpentard étonna Cecil qui écouta son discours sans broncher. L'enfant était indéniablement intelligent, d'une sagesse bien étonnante pour un enfant de son âge. La souffrance fait vieillir, Llewellyn en était la preuve. Cependant, Cecil ne put que sourire devant la remarque idéaliste et naïve de l'enfant sur la colère. Le cynisme avait empli le cœur du professeur depuis bien trop longtemps. Du moins, c'était ce qu'il pensait. La sagesse lumineuse de Llewy le touchait au plus profond de son être, car il ne fit pas de remarque désobligeante sur l'innocence de l'enfant, ni même n'eut la moindre pensée dédaigneuse.

Llewy tenta d'essuyer la boue sur son visage, et, bien qu'il l'étalât plus encore, la lueur au fond de son regard n'avait pas faibli. Sans doute ne partirait-elle plus jamais.

"Puisses-tu jamais ne douter de ce que tu viens de dire sur ta colère et tes peurs, petit homme. Car lorsque tu as laissé la colère se mêler à la détermination, il n'y a pas de retour possible. Si tu veux devenir plus fort, tu ne dois pas combattre tes peurs, mais les accepter, leur faire une place dans ton cœur, dans ton équilibre. Cela est extrêmement difficile à faire, mais tu trouveras la force."

Cecil aida Llewellyn à se relever et entreprit d'essuyer la boue sur son visage avec une serviette.

"Pour apprendre à t'aimer, il te faut apprendre à connaître ta valeur et tes limites. Connais les et accepte les. La suite n'est qu'une question de choix et de volonté."

Une fois son travail terminé, Cecil recula pour s'assoir sur son bureau, en continuant de fixer Llewellyn.

"Pour reprendre tes termes, tu as découvert le début du chemin. Cette voie est solitaire et ardue. Elle peut te mener à la gloire comme à l'échec. Nombreux sont ceux qui la découvrent. Rares sont ceux qui font le choix de l'arpenter. Tu y découvriras bien plus que tu ne peux l'imaginer, et le bénéfice disponible n'a pas de limite. Mais comme dans tous les voyages, les chaos sont partout et les impasses bien plus nombreuses que les ponts. Tu as dit que c'est grâce à moi que tu as entrevu ce chemin, alors je vais te poser une question, petit homme, une question qui marquera ton premier pas sur cette voie."

Cecil s'approcha du fauteuil où il avait posé la cape de l'élève. Il fouilla dans ses poches et sortit sa baguette. Il s'approcha du petit Serpentard et le regarda dans le yeux, lui tendant sa baguette.

"Llewellyn, es-tu prêt?"



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MessageSujet: Re: Beau temps pour la saison, un peu sec ... quoi que ...[pv Cecil] [FINI]   Mar 25 Aoû 2015 - 18:14
Llewellyn voyait bien que le professeur continuait de le jauger, de son regard incisif, scrutateur et sans concessions. Mais il le jaugeait sans le juger, et ça, c'était nouveau pour le petit garçon. Il se sentait pesé, décortiqué, analysé, démonté puis remonté, dans le faisceau des yeux verts, si clairs, si hypnotiques.
Il sentait sa propre résolution enfler, pour affirmer son choix, face à cet examen, comme l'âme d'un mort affrontant l'Anubis de l'ancienne Égypte.

"Puisses-tu jamais ne douter de ce que tu viens de dire sur ta colère et tes peurs, petit homme. Car lorsque tu as laissé la colère se mêler à la détermination, il n'y a pas de retour possible. Si tu veux devenir plus fort, tu ne dois pas combattre tes peurs, mais les accepter, leur faire une place dans ton cœur, dans ton équilibre. Cela est extrêmement difficile à faire, mais tu trouveras la force."

La voix du professeur rompit le charme, juste avant qu'il ne vienne en aide au gamin, le débarbouillant, ce qui n'était finalement pas un luxe. Pendant la "toilette", Llewy entreprit de se justifier.

- Je n'ai pas le droit de céder à ma colère ... et pas plus à ma tristesse, d'ailleurs, même si je les ressens, parce que la colère rend méchant, elle fait de nous des gens mauvais, et si ArienBran m'a choisi, c'est pour être un gens bien, un héros, dans le camp des gentils. Je sais pas encore contre quoi ou contre qui je vais avoir à me battre, mais je pense que mon premier ennemi, ça sera moi-même ... Je ne dois pas tuer le chien !

Sans se rendre compte de l'étrangeté de ses paroles, sans savoir si la référence faisait partie ou non du bagage culturel du professeur Vernet. Il regarda l'homme s'appuyer sur son bureau, comme pour une causerie entre amis, entre égaux, maintenant qu'il l'avait relevé.

"Pour apprendre à t'aimer, il te faut apprendre à connaître ta valeur et tes limites. Connais les et accepte les. La suite n'est qu'une question de choix et de volonté.

Pour reprendre tes termes, tu as découvert le début du chemin. Cette voie est solitaire et ardue. Elle peut te mener à la gloire comme à l'échec. Nombreux sont ceux qui la découvrent. Rares sont ceux qui font le choix de l'arpenter. Tu y découvriras bien plus que tu ne peux l'imaginer, et le bénéfice disponible n'a pas de limite. Mais comme dans tous les voyages, les chaos sont partout et les impasses bien plus nombreuses que les ponts. Tu as dit que c'est grâce à moi que tu as entrevu ce chemin, alors je vais te poser une question, petit homme, une question qui marquera ton premier pas sur cette voie."


Pendant que l'homme prenait une pause, comme pour vérifier que ses paroles avaient été non seulement entendues, mais aussi comprises, Llew réfléchit aux nouvelles questions qui se posaient à lui, choisissant soigneusement celles qui lui permettraient de ne pas avoir l'air trop crétin. En effet, il en arrivait à apprécier ce professeur qu'il ne connaissait pas, dont il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il pouvait bien enseigner, malgré une année complète passée dans la même école. Et il ne voulait pas le décevoir par des question idiotes, ou trop hâtives. Cet homme devant lui semblait connaitre le poids de chaque mot, la valeur de chaque silence. Il fallait soupeser le sens de chaque phrase, parce que chaque parole avait valeur de serment, avec lui. Et Llewellyn, connaissait l'importance de la parole donnée, il connaissait le poids des responsabilités de chaque choix, même s'il n'avait pas vécu lui-même le contrecoup des décisions de son héros personnel.

- Je veux connaitre ma valeur ... et trouver mes limites ... mais je ne promets pas de m'y arrêter. Je vais arpenter ce chemin, et on verra bien ce qu'il y au bout !
Et, monsieur, j'espère pouvoir vous raconter ce que j'y trouverai !


Quand l'homme mit la main sur sa baguette, avant de la tendre vers lui, Llewellyn sentit une nouvelle fois ce contact, cette sensation de chaleur enveloppante, ce hérissement de tous les poils presque joyeux. Il entendit son sang pulser plus fort, son cœur battre, pas plus vite, non, mais plus ... puissamment. Il vit sa baguette luire faiblement, mais se demanda, brièvement, si c'était son imagination.

"Llewellyn, es-tu prêt?"

L'enfant prit une profonde inspiration, puis avança d'un pas. Il tendit la main, se saisit de sa baguette en répondant, d'une voix ferme, les yeux dans ceux de l'adulte face à lui :

- Oui, professeur ! Je suis prêt !
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Beau temps pour la saison, un peu sec ... quoi que ...[pv Cecil] [FINI]
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