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 Un sale quart d'heure... [PV Cecil]
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Nocta S. Yaxley
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MessageSujet: Un sale quart d'heure... [PV Cecil]   Jeu 20 Aoû 2015 - 0:42

 

 

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Nocta s'était rendue comme souvent au Lac Noir en compagnie de Maleficius. La nuit n'allait pas tarder à tomber, et bientôt elle serait en violation de plusieurs règles de Poudlard. Elle eut un léger sourire en se faisant intérieurement cette remarque: au vu du nombre de règles qu'elle n'avait pas respecté depuis le début de l'année, continuer dans ce sens vers la fin ne serait pas vraiment dérangeant. Elle se força néanmoins à se dire qu'elle rentrerait à l'heure pour une fois. Cette décision prise, elle commença à ranger ses affaires dans son sac, rajustant avec soin sa cravate vert et argent. Elle déposa sur ses frêles épaules une cape de haute couture aux reflets verts et passa sa main blanche dans ses cheveux fins. Ainsi prête, elle commença à reprendre le chemin de l'école, guettant le retour de son grand-duc aux yeux rouges. Celui n'arrivait toujours pas. Elle avait les yeux rivés dans le ciel lorsqu'elle bouscula quelque chose, ou plutpôt quelqu'un. Un Poufsouffle de première année, particulièrement timide et peureux lui jeta un regard effrayé. Elle sentit aussitôt le rouge lui monter aux joues et l'observa avec malice.

"Tu viens de me toucher?"

Le pauvre garçon recula en secouant la tête, n'arrivant visiblement pas à prononcer ne serait-ce qu'un mot. Cette situation renforça la méchanceté et la supériorité de la fillette qui leva sa tête pour le toiser avec dégoût.

"Personne ne me touche sombre incapable pleurnichard!"


Sa voix n'était pas colérique: elle était calme et tranchant comme une lame.

"Mais attends, on dirait que tu essaie de dire quelque chose sauf que...-elle fit mine d'approcher son oreille pour essayer d'entendre quelque chose- mais tu es tellement faible que le simple fait de parler aurait pour conséquence que tu te fasses dessus visiblement..."

Elle simula une compassion extrême avant de reprendre:

"C'est pitoyable! Pauvre petit blaireau!"

Son visage reprit une expression mauvaise et arrogante et elle dégaina sa baguette magique en la faisant brièvement tournoyer autour d'elle: un serpent de fumée verte se matérialisa, prenant de plus en plus d'ampleur avant de se ruer sur le pauvre garçon, suivant le geste de Nocta. Le Poufsouffle se mit à courir aussi vite que ses jambes pouvaient le porter, haletant sur le chemin poussireux tandis que le serpent s'évaporait dans l'air frais. La jeune sang-pur eut un rire désabusé. C'était tellement facile d'effrayer les faibles avec ce tour de passe-passe: elle le connaissait déjà avant d'avoir sa baguette, sa mère le lui avait appris avant sa mort, lui racontant quelques unes de ses histoires au service du Lord des Ténèbres. Mais elle lui avait aussi clairement dit de ne pas l'utiliser devant des professeurs, même si à cette époque là, la jeune Nocta Severna Hesper Styx Belvina Yaxley n'avait alors que 6 ans. Il était clair que ce tour pourtant si simple à réaliser n'en était pas moins dénué de signification.

La petite peste rangea sa baguette soigneusement et lissa l'une de ses mèches de cheveux, jetant de petits regards furtifs autour d'elle. Elle n'avait vu personne, mais pourtant il y avait bien quelqu'un...

   

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Cecil Vernet
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MessageSujet: Re: Un sale quart d'heure... [PV Cecil]   Jeu 20 Aoû 2015 - 10:39
Ce soir là, Cecil n'avait pas mangé dans la Grande Salle. Il était passé aux cuisines et les elfes s'étaient empressés de lui donner quelque chose à manger. De son temps à l'école, il avait été assez célèbre chez les elfes de maison pour être le seul Serpentard à avoir jamais remercié l'un d'entre eux. Et si aujourd'hui, beaucoup des nouvelles têtes ne lui disaient rien, il en reconnaissait tout de même quelques unes, qui avaient immédiatement raconté aux autres ses anciens exploits. Si exploit il y avait. Car pour Cecil, il ne s'agissait que d'une simple marque de courtoisie. A l'époque, les elfes le mettaient très mal à l'aise, leur servilité sans doute. Aussi avait-il tout fait pour que le petit être aux yeux globuleux et aux oreilles de chauve-souris qu'il avait croisé ce jour là le laisse tranquille.

Cecil avait donc mangé au bord du lac, sous un chêne centenaire, en plongeant dans ses souvenirs. Il n'était pas dans sa nature d'être nostalgique, et encore moins d'être sentimental, mais depuis qu'il était revenu au château, il revoyait son passé sous un œil nouveau, plus serein quelque part. Avec le temps, il s'était mis à apprécier les elfes de maison. Il ne voyait désormais plus leur attitude comme une marque de soumission imposée, mais comme l'expression d'une mission sacrée et centenaire. Et puis il était tellement bon de rentrer dans un bureau rangé et aéré chaque jour...

D'un coup de baguette, Cecil fit disparaître les restes de son repas. Il se leva et enleva les plis de sa robe. Il allait retourner au château lorsque quelque chose attira son regard. Deux élèves de premières années venaient de se rentrer dedans non loin.

"Tu viens de me toucher?"

Cecil eut alors un mauvais pressentiment. Il n'avait jamais aimé les fortes têtes, et, a fortiori, les élèves qui brutalisaient les autres.

La petite Serpentard souffla quelques mots au Poufsouffle d'une voix douce, mais Cecil était trop loin pour comprendre ce qu'elle disait précisément. Il décida de garder sa baguette à la main, au cas où. La fillette sortit alors sa propre baguette, la fit tournoyer au dessus de sa tête. Un serpent de fumée verte apparut devant elle, grossissant à vue d’œil. Le Poufsouffle s'enfuit à toute jambes.

Cecil fut tellement surpris qu'il n'intervint pas tout de suite. Comment une gamine de son âge pouvait-elle connaître un sort à ce point chargé d'une funeste signification ? Le sort avait en effet presque la même signification que la Marque des Ténèbres, si ce n'est qu'il était beaucoup plus facile à invoquer. Il ne nécessitait pas une grande puissance magique, mais le poids symbolique de son usage ne laissait aucun soupçon...

Cette petite venait d'une famille de Mangemorts.

Le sang de Cecil ne fit qu'un tour. Sentant sa présence, la Serpentard se retourna vers lui, tandis qu'il s'approchait à grands pas, l'air extrêmement énervé. Il tendit le bras vers elle.

"Votre baguette", dit-il, glacial.

La fillette lui donna avec réticence. Cecil reprit d'une voix toujours aussi froide :

"Suivez-moi."

Cecil bouillait intérieurement, mais il essayait de n'en rien laisser paraître. Il se devait de faire les choses dans les règles. D'abord, le bureau. Ensuite, et bien, elle allait souffrir...
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Nocta S. Yaxley
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MessageSujet: Re: Un sale quart d'heure... [PV Cecil]   Jeu 20 Aoû 2015 - 11:30

 

 

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Elle le vit arriver et bien avant qu'il n'atteigne l'endroit où se trouvait la petite blonde, elle sut qu'elle venait de faire la plus grosse erreur de sa scolarité. Elle déglutit intérieurement mais ne laissa transparaître aucune émotion sur son visage de poupée. Durant un court instant, elle hésitait à tenter le tout pour le tout et s'enfuir. Mais c'était une idée complètement stupide: d'une part elle était trop reconnaissable, d'autre part elle faisait face à un professeur de Poudlard qui la rattraperait en moins d'une seconde et dont le chatîment serait encore plus sévère. Elle maudit intérieurement sa stupidité. Et plus il s'approchait d'elle, plus elle sentait sa colère quasiment palpable dans l'air frais. Il tendit sa main d'un geste sec lorsqu'il arriva enfin devant Nocta. La descendante d'Herbert Yaxley hésita et fit mine de résister, mais un seul regard au professeur inconnu suffit à effacer sa résistance: elle lui donna la baguette d'un geste désinvolte. La voix du jeune homme était aussi froide que celle de Nocta lorsqu'elle effrayait ses cibles, mais c'était étrange de l'entendre contre elle... Elle lui rappelait étrangement la voix de son oncle et rien que le fait d'y penser déclencha en elle un frisson dont elle se départir vite.

"Suivez-moi."

Le ton était sans appel et, elle ne discuta pas. Néanmoins, si elle ne connaissait pas ce professeur, elle n'était pas du genre à se laisser briser aussi facilement. Elle fit exprès de prendre son temps et s'arrêta même à l'entrée de l'école pour faire son lacet, espérant secrètement qu'il continuerait sans l'attendre et qu'elle aurait ainsi une excuse pour s'échapper. Mais elle l'apercevait toujours en se relevant et ne pouvait donc décemment pas prendre un autre chemin. Elle observa le ciel par l'une des arches de l'école: Maleficius retrouverait bien le chemin tout seul. Ils arrivèrent enfin devant le bureau du dit professeur et Nocta entra avec un petit sourire arrogant. Habituellement, la fillette aurait joué la carte de l'innocence et aurait déblatérer ses mensonges comme un venin: elle avait déjà réussi à échapper à des punitions avec des ADEM's et des professeurs, car elle savait ses talents de menteuse épattants. Seulement, c'était généralement contre les rapport d'un élève, ou lorsque l'adulte n'avait vu qu'une partie de la scène. Devant un professeur qui avait certainement été présent du début jusqu'à la fin de l'incident, il aurait été bien stupide de tenter de mentir. Elle jeta un coup d'oeil au panneau disposé sur la porte en bois et son sourire s'élargit: "Cecil Vernet". C'était donc lui. Toutes les familles de sang-pur parlait de ce fils de traître qui avait obtenu un poste à Poudlard. Son oncle avait justement pousser des jurons et s'était indigné contre une certaine..Siobhan, si les souvenirs de Nocta étaient fiables. La mère de ce dit professeur. Avant même qu'il ne prenne la parole, elle le regarda dans les yeux et dit avec son arrogance habituelle:

"C'est donc vous le fils de la traîtresse dont tout le monde parle..."

Elle entendait par "tout le monde", son monde à elle, ceux des anciens mangemorts, des familles de sang-pur quasiment exclusivement Serpentards. Elle eut un rictus de dégoût en prononçant son nom:

"Siobhan O'Connail, ou Connel... quelque chose du genre, c'est ça?"

Elle voulut continuer sa tirade pour énerver le professeur, elle était déjà perdue de toutes façons, alors autant s'y donner à fond, mais elle n'en eut guère le temps...


   

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Cecil Vernet
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MessageSujet: Re: Un sale quart d'heure... [PV Cecil]   Jeu 20 Aoû 2015 - 12:17
La petite Serpentard fit tout ce qui était en son pouvoir pour ralentir et énerver Cecil. Et cela fonctionna. A moitié du moins. Cecil était bien trop intelligent pour se laisser berner par une gamine arrogante, mais sa patience avait pour ainsi dire laisser la place au reste. Elle avait sentit qu'elle ne ferait pas le poids et avait donc prudemment laissé les commandes à ses antagonistes la rage et le dégoût. Cecil eut l'impression que le trajet jusqu'à son bureau avait duré une éternité. Il vit la fillette regarder la plaque indiquant son nom sur la porte.

"C'est donc vous le fils de la traîtresse dont tout le monde parle..."

Cecil cligna des yeux. L'étonnement prit un instant le pas sur la colère.

"Siobhan O'Connail, ou Connel... quelque chose du genre, c'est ça?"

Oh... Jackpot. Il ouvrit la porte du bureau et lui fit signe d'entrer. Il referma derrière lui et fixa la gamine plantée au milieu de la pièce avec son air arrogant. Cecil se concentra au maximum sur le choix de ses premiers mots.

« Mademoiselle, la raison pour laquelle vous êtes dans ce bureau à cet instant précis n'a rien à voir avec mon ascendance. Vous êtes ici parce que vous avez fait usage contre un de vos camarades d'un sortilège dont je suis certain que vous connaissez l'origine et l'utilisation initiale. Vous vous êtes rendue coupable devant témoin de l'usage d'un sortilège qui se rapproche bien trop dangereusement de la magie noire et qui relève d'une tradition familiale que je ne saurais tolérer. Que vous soyez une peste m'indiffère. Que vous trouviez du plaisir à martyriser les autres ne provoque chez moi que de la répulsion. Mais que vous employiez un sort qui est une des marques des Mangemorts à l'encontre d'un de vos camarades de classe, je ne peux l'accepter. Vous avez transgressé le règlement, cela va sans dire, mais plus encore vous vous êtes rendue coupable d'un délit passible d'un séjour à Azkaban. Vous n'étiez peut-être pas il y a quinze ans, mais vous faites partie de cette génération qui a vécu les conséquences de la guerre, qui a grandi marquée par son traumatisme. Vous n'êtes cependant visiblement pas assez intelligente ou sensée pour vous poser la question de la portée de votre geste. Mais sachez qu'en utilisant ce simple sort, vous vous revendiquez d'un héritage infâme. Le meurtre, la haine, la désolation. Je doute que vous en ayez conscience, et ce n'est pas votre faute d'être née dans une famille de monstres. Mais vous ne faites rien pour changer cela, pour vous départir d'eux et plus encore, vous exhibez votre ascendance et votre culture familiale au sein même de l'école. Êtes-vous réellement inconsciente ou tout juste stupide ? Vous osez profaner sous le nez d'un professeur le lieu de la bataille finale de la guerre que vos Mangemorts ont perdue. Vous réfléchirez la prochaine en vous regardant dans le miroir à ce que vous avez fait, à ce que vous êtes. Vous vous sentez sans doute très puissante et très maligne d'incarner la nouvelle génération. Vous vous pavanez et vous usez de ces sorts comme si vous étiez intouchable. Mais vous ne l'êtes pas, élève. Ici comme ailleurs, vous n'êtes qu'une enfant qui est là pour apprendre et grandir. Vous n'êtes pas spéciale. Vous n'êtes différente que parce que votre arrogance et votre héritage vous donne une confiance aveugle. Vous n'êtes qu'une gamine qui ne sait rien des choses et qui ne comprend pas ses actes ou leur portée. Vous êtes faible et vous cachez cette faiblesse sous des airs importants. Alors, élève, je vous interdis de prononcer le nom de ma mère ou de qui que ce soit qui a été tué par des gens comme votre famille, tant vous n'aurez pas compris la portée de vos mots et l'horreur de leur mort. Aujourd'hui vous vous êtes révélée. Aujourd'hui vous avez commis l'acte de trop. Maintenant, attendez de voir ce qui viendra. »


Tout au long de son discours, Cecil s'était approché d'elle jusqu'à la surplomber de toute sa hauteur.

« Donnez moi votre nom et vous année. »
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Nocta S. Yaxley
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MessageSujet: Re: Un sale quart d'heure... [PV Cecil]   Dim 20 Sep 2015 - 20:06



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Nocta finit par abandonner son petit air malicieux, lorsque le professeur prit la parole. Elle avait senti la tension de l'air augmenter dès que la porte se fut refermée derrière elle: elle venait de se jeter dans la gueule du loup et la désagréable sensation d'être piégé la saisit à la gorge. Elle déglutit tout en faisant en sorte de ne rien laisser paraître. Il n'était pas question pour elle de se laisser démonter aussi facilement. Ce n'était non seulement pas dans sa nature, mais encore moins dans ses intentions. Elle tenta donc de reprendre consistance et ne cilla pas lorsque le regard du professeur se posa sur elle. Ce dernier était énervé, c'était indéniable. Nocta le voyait, le sentait même et cette simple certiture lui offrait une joie étrangement satisfaisante. C'était un peu comme un défi qu'elle s'était lancée: faire perdre patience à tyous les professeurs de Poudlard. Et elle avaity déjà réussi avec u_n bon nombre, esquivant les punitions et les reproches comme un serpent se frayant à travers les herbes hautes, attaquant au moment propice et se retirant quand les risques étaient trop importants. Aujourd'hui, elle ne savait pas encore où ranger cette dernière sanction qu'elle aurait bientôt, elle aurait du faire plus attention, regarder autour d'elle avant de lancer ce petit sortilège si simple et pourtant si effrayant. Ce sortilège qu'on lui avait appris il y avait déjà plusieurs années. En y repensant un sourire naquit de nouveau sur son visage blanc, avant que ces quelques pensées ne soient troublée par des mots durs et froids. La jeune Serpentard leva ses yeux bleus en direction du bureau en face d'elle. Le professeur se tenait bien droit en face d'elle et sa voix tranchait l'air frais:

" Mademoiselle, la raison pour laquelle vous êtes dans ce bureau à cet instant précis n'a rien à voir avec mon ascendance. Vous êtes ici parce que vous avez fait usage contre un de vos camarades d'un sortilège dont je suis certain que vous connaissez l'origine et l'utilisation initiale. Vous vous êtes rendue coupable devant témoin de l'usage d'un sortilège qui se rapproche bien trop dangereusement de la magie noire et qui relève d'une tradition familiale que je ne saurais tolérer. Que vous soyez une peste m'indiffère. Que vous trouviez du plaisir à martyriser les autres ne provoque chez moi que de la répulsion. Mais que vous employiez un sort qui est une des marques des Mangemorts à l'encontre d'un de vos camarades de classe, je ne peux l'accepter. Vous avez transgressé le règlement, cela va sans dire, mais plus encore vous vous êtes rendue coupable d'un délit passible d'un séjour à Azkaban. Vous n'étiez peut-être pas il y a quinze ans, mais vous faites partie de cette génération qui a vécu les conséquences de la guerre, qui a grandi marquée par son traumatisme. Vous n'êtes cependant visiblement pas assez intelligente ou sensée pour vous poser la question de la portée de votre geste. Mais sachez qu'en utilisant ce simple sort, vous vous revendiquez d'un héritage infâme. Le meurtre, la haine, la désolation. Je doute que vous en ayez conscience, et ce n'est pas votre faute d'être née dans une famille de monstres. Mais vous ne faites rien pour changer cela, pour vous départir d'eux et plus encore, vous exhibez votre ascendance et votre culture familiale au sein même de l'école. Êtes-vous réellement inconsciente ou tout juste stupide ? Vous osez profaner sous le nez d'un professeur le lieu de la bataille finale de la guerre que vos Mangemorts ont perdue. Vous réfléchirez la prochaine en vous regardant dans le miroir à ce que vous avez fait, à ce que vous êtes. Vous vous sentez sans doute très puissante et très maligne d'incarner la nouvelle génération. Vous vous pavanez et vous usez de ces sorts comme si vous étiez intouchable. Mais vous ne l'êtes pas, élève. Ici comme ailleurs, vous n'êtes qu'une enfant qui est là pour apprendre et grandir. Vous n'êtes pas spéciale. Vous n'êtes différente que parce que votre arrogance et votre héritage vous donne une confiance aveugle. Vous n'êtes qu'une gamine qui ne sait rien des choses et qui ne comprend pas ses actes ou leur portée. Vous êtes faible et vous cachez cette faiblesse sous des airs importants. Alors, élève, je vous interdis de prononcer le nom de ma mère ou de qui que ce soit qui a été tué par des gens comme votre famille, tant vous n'aurez pas compris la portée de vos mots et l'horreur de leur mort. Aujourd'hui vous vous êtes révélée. Aujourd'hui vous avez commis l'acte de trop. Maintenant, attendez de voir ce qui viendra. "

Une moue étrange prit possession du visatge de poupée de Nocta Severna Yaxley. C'était entre l'air capricieux d'une fillette n'ayant pas obtenu ce qu'elle voulait et l'air important et vengeur d'une femme prête à faire souffrir. Mais Nocta ne voyait aps son visage et ne savait pas quelle expression l'obn pouvait déchiffrer à partir de ses yeux glacés et de ses lèvres arrogantes. Elle réfléchissait aux paroles qu'elle venait d'entendre et à la portée que cela avait sur elle.... elle put ainsi la résumer en un terme: aucune. Aucune portée, aucune incidence, aucun repenti. C'était quelques peu comique, mais c'était hélas la vérité: on ne détisse pas une éducation en un discours et Nocta n'était pas une enfant prompte à se remettre en question et encore moins à douter de ses principes..; enfin de sprincipes qu'on lui avait inculqué depuis sa naissance, de leurs principes donc. Elle hésitait cependant à l'attitude à adopter: jouer à la petite fille pleurant sur son sort et regrettant ce qu'elle a fait. Ou bien poursuivre dans son arrogance ô combien supérieure et qui convenait tant à son statu de peste? Elle décida assez rapidement de s'éttacher au premier choix. Elle fit lentement glisser son sourire et baissa ses yeux bleus sur le sol de pierre. Elle commença à triturer un fil qui dépassait de sa robe de haute-couture de ses doigts fins et fronça les sourcils. Le masque se mettait en place, doucement mais surement. Sans quitter des yeux les pieds du bureau d'ébène, elle commença d'une toute petite voix, comme si elle était impressionnée:

"Je...je suis désolée monsieur... je ne voulais pas manquer de respect à qui que ce soit, et encore moins aux morts..."

Et puis, tout cela -pourtant magnifiquement bien joué- lui parut soudainement faéux et elle poussa un long soupir. Elle remonta ses deux grands yeux bleus insolents et les plongea dans ceux de son interlocuteur. Son visage était redevnu impassible, sensiblement moquer:

"Non, désolé je n'y arrive pas. J'aurais aimé vous dire que je regrettais que je suis terriblement honteuse, mais ce n'est pas le cas. Vous avez le beau rôle à dire que la guerre a fait des victimes, mais il n'y en a pas eu que de de votre côté!"

Elle avait craché les derniers mots avec un courage -ou plutôt une inconscience- retrouvée. Reguaillardie par sa tentative échouée de mensonge, elle reprit avec encore plus de violence:

"Et cet héritage infâme est celui de ma maison, cent fois plus noble que la votre ne pourra jamais l'être!"

Elle courait à sa perte, elle s'était pris le mur mais insistait pour retenter l'expérience. Après tout, elle n'avait que douze ans...
   

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Cecil Vernet
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MessageSujet: Re: Un sale quart d'heure... [PV Cecil]   Dim 20 Sep 2015 - 22:36
Lorsque Cecil eut fini sa tirade, il sentit aussitôt qu'elle n'avait eu aucun effet sur la gamine. Plusieurs émotions passèrent dans ses yeux, mais aucune n'était regret ou tristesse. Au contraire même, comme si voir son adversaire se battre et non s'enfuir donnait à Nocta plus de courage encore. Il sentait en elle l'ancrage profond de convictions qu'on lui avait fait ingurgité depuis toujours. Cecil se mit même à douter qu'il était possible qu'elle puisse jamais s'en défaire. Dans tous les cas il était de son rôle de professeur de faire quelque chose pour la punir. Il allait reprendre sa diatribe lorsqu'il la vit baisser la tête.

"Je...je suis désolée monsieur... je ne voulais pas manquer de respect à qui que ce soit, et encore moins aux morts..."

Cecil fut profondément interloqué par ce changement d'attitude, mais un soupir de la part de la jeune fille vint presque immédiatement confirmer un pressentiment qu'il avait eu. Elle jouait la comédie. Remarquablement bien, Cecil devait l'admettre. Elle avait failli flouer un maître de l'esprit critique. Presque. Nocta plongea ses yeux dans ceux du professeur.

"Non, désolé je n'y arrive pas. J'aurais aimé vous dire que je regrettais que je suis terriblement honteuse, mais ce n'est pas le cas. Vous avez le beau rôle à dire que la guerre a fait des victimes, mais il n'y en a pas eu que de de votre côté!"

Le dédain et la haine suintaient de chacun de ses mots. Mais une haine empruntée, les mots d'autres, de ceux qui avaient souffert, de ceux qui avaient vécu le traumatisme dont elle parlait.

"Et cet héritage infâme est celui de ma maison, cent fois plus noble que la votre ne pourra jamais l'être!"

Ce fut cette fois la fierté dans le ton de la jeune fille qui frappa Cecil. Ce qui était logique. Elle avait été élevée dans le culte de la famille et du sang. Il était normal qu'elle emploie des mots qu'elle ne comprenait pas encore. Des concepts lourds et profonds que sa courte expérience n'avait pas pu rencontrer autrement que dans les récits de ses aïeux. Cecil eut pitié d'elle. Son comportement était puéril, mais quelque part, il relevait d'un profond problème existentiel. Nocta n'avait jamais pu être qui que ce soit d'autre que la fille Yaxley, la descendante de Mangemorts. Elle n'avait sans doute jamais pu être une enfant libre et insouciante, à jouer dans les champs et à chasser les sauterelles. Peut-être même que sa haine était véritablement. Elle devait haïr ce monde qui avait fait d'elle une enfant-adulte, ce monde qui l'avait privée de son innocence. Puis, la colère remplaça la pitié dans l'esprit de Cecil. Nocta était loin d'être faible, elle l'avait prouvé à l'instant. Elle était suffisamment intelligente pour faire ses propres choix et les assumer. Cependant, une idée traversa l'esprit de Cecil. Et si elle n'était pas si forte que cela ? Si justement, son attitude n'était là que pour cacher une faiblesse honteuse que sa famille n'aurait jamais accepté en elle ? Nocta avait assurément sur les épaules un poids terrible, qui l'empêchait de vivre sa vie d'enfant. Il était inutile de continuer à s'énerver contre elle. Elle avait été élevée dans la colère et la haine. Certainement pas dans la compassion. Cecil fut tout de même tenté de lui envoyer une autre salve dans la figure, mais il savait que c'était inutile. Dommage. On ne coinçait pas tous les jours une élève, de première année qui plus est, qui utilisait un sort signature des Mangemorts. Il mit sa propre animosité de côté, à regret. Il réalisa soudain qu'il fixait Nocta depuis qu'elle avait arrêté de parler plusieurs minutes auparavant. Il espérait que le silence aurait réussi à déstabiliser la jeune Serpentard.

« Je ne sais pas combien de professeurs se sont déjà aperçus de ton comportement, mais dans tous les cas, petite, n'essaie même pas de jouer à ce jeu là avec moi. Je tiens néanmoins à vous féliciter. Vous êtes une très bonne actrice. Dommage que vous utilisiez ce talent pour le mensonge plutôt que pour autre chose. Passons. »

Cecil s'assit nonchalamment sur son bureau, fixant toujours Nocta.

« Tu peux difficilement tromper un professeur d'Arithmancie, Nocta. Je pourrais te sermonner encore pendant une heure ou deux. Essayer de te faire comprendre combien ce que tu viens de dire est dur. Mais toi comme moi savons que ça ne servirait à rien. Tu es bien trop intelligente pour ça. Tu ne vas pas te laisser influencer par quelqu'un que tu méprises. Moi non plus d'ailleurs. Mais je dois t'accorder un point. Tu as raison, il y a eu des morts des deux côtés. Et bien trop de morts dans cette guerre. Tu l'as dit toi-même et au fond, tu en souffres. Alors pourquoi attises-tu encore cette même haine qui a causé cette première guerre ? Ce n'est pas ton combat, Nocta. C'est peut-être celui de ton père et de ton oncle, peut-être le mien d'une certaine manière, mais pas le tien. Tu es jeune, tu as l'avenir devant toi. Ne te laisse pas embrigader par des vieux haineux. Est-ce que tu as vraiment envie de rester comme tu es là, en colère et malheureuse ? Car tu es malheureuse. Ça se voit. Du moins, tu es mal dans ta peau, coincée entre tes envies et les attentes de ta famille. Je me trompe ? »



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Nocta S. Yaxley
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MessageSujet: Re: Un sale quart d'heure... [PV Cecil]   Lun 21 Sep 2015 - 14:28



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Le professeur resta silencieux durant de longues minutes, son regard dur plongé dans les yeux bleus de Nocta. Il semblait réfléchir, mais la jeune Yaxley prit ça comme un défi et se refusa à baisser les yeux, les gardant toujours sauvagement ancrés dans ceux du jeune professeur. Elle avait déjà échoué à jouer son petit rôle, il était inutile qu'elle montre plus de faiblesse que ça encore. Pourtant le temps lui parut extrêmement long et plusieurs fois elle faillit laisser retomber ses yeux. Mais elle tint bon, encore et toujours, bien que ce silence pesant commençait à rendre la tension à peine soutenable. Elle plissa ses yeux de chat et fit glisser l'une de ses mèches blondes derrière son oreille. Elle tiendrait bon, peu importe qu'elle soit punie pour insolence, elle était déjà foutue de toutes façons. En temps normal, elle aurait eu peur de la réaction de son père et de son oncle, peur des sanctions qu'elle recevrait en plus chez elle après que les lettres de son directeur de maison soient arrivées au manoir. Mais puisqu'il s'agissait d'un professeur que ni son père, ni son oncle ne respectait, puisqu'il s'agissait du fils d'une traîtresse, il était clair qu'elle n'avait pas trop à craindre, si ce n'est d'avoir encore attiré l'attention sur elle et indirectement sur sa famille. Elle aurait probablement des devoirs à faire en plus et quelques passages dans le bureau de son père, mais rien de bien méchant. Elle 'navait donc pas de réelle inquiétude, si ce n'est que le professeur en face d'elle semblait des plus sévères et qu'il rendrait évidemment compte au professeur Audlington. Et que leur joyeuse conversation semblait loin d'être finie. Cela la ramena à la réalité et le silence pesait toujours dans l'air. Et ses yeux n'avaient pas dévié un seul instant de ceux du professeur Vernet.

"Je ne sais pas combien de professeurs se sont déjà aperçus de ton comportement, mais dans tous les cas, petite, n'essaie même pas de jouer à ce jeu là avec moi. Je tiens néanmoins à vous féliciter. Vous êtes une très bonne actrice. Dommage que vous utilisiez ce talent pour le mensonge plutôt que pour autre chose. Passons."

Elle eut un sourire narquois lorsqu'il prononça ces premiers mots. Hmm, réfléchissons, combien de professeurs? A peu près les trois-quarts? La jeune fille avait déjà une belle réputation, que ce soit parmi les élèves ou le corps éducatif. Et cela l'enchantait plus que toute autre chose. Elle ne fit même pas semblant de s'intéresser à son reproche sur son jeu d'actrice, se contentant de savourer les félicitations glacées -mais félicitations tout de même- qu'elle avait obtenue.

"Tu peux difficilement tromper un professeur d'Arithmancie, Nocta. Je pourrais te sermonner encore pendant une heure ou deux. Essayer de te faire comprendre combien ce que tu viens de dire est dur. Mais toi comme moi savons que ça ne servirait à rien. Tu es bien trop intelligente pour ça. Tu ne vas pas te laisser influencer par quelqu'un que tu méprises. Moi non plus d'ailleurs."

Elle eut un rire désabusé. Elle pouvait tromper qui elle voulait lorsqu'elle se donnait à fond, du mois en était-elle persuadée. Un sourire vint remonter les jointures de ses lèvres: évidemment qu'elle ne se laisserait pas influencer par quelqu'un comme lui, elle ne se laissait influencer par personne d'autres que son oncle ou son père, si cela pouvait s'appeler de l'influence...

"Mais je dois t'accorder un point. Tu as raison, il y a eu des morts des deux côtés. Et bien trop de morts dans cette guerre. Tu l'as dit toi-même et au fond, tu en souffres. Alors pourquoi attises-tu encore cette même haine qui a causé cette première guerre ? Ce n'est pas ton combat, Nocta. C'est peut-être celui de ton père et de ton oncle, peut-être le mien d'une certaine manière, mais pas le tien. Tu es jeune, tu as l'avenir devant toi. Ne te laisse pas embrigader par des vieux haineux. Est-ce que tu as vraiment envie de rester comme tu es là, en colère et malheureuse ? Car tu es malheureuse. Ça se voit. Du moins, tu es mal dans ta peau, coincée entre tes envies et les attentes de ta famille. Je me trompe ?"

Elle sentit ses poings se serrer en encaissant l'insulte pour son père et son oncle. Ces vieux haineux. Qui était-il pour les juger? Elle abandonna de nouveau son sourire, sentant ses pupilles bleues rétrécirent en même temps qu'elle se refermait. En colère et malheureuse? Elle ne l'était pas... Enfin si, elle était souvent en colère, mais, c'était une question de caractère, elle était comme ç, c'est tout. Quant à savoir si elle était heureuse... elle était fière de sa famille, fière d'appartenir à une maison aussi noble que celle des Yaxley... maintenant, elle savait qu'elle détestait les filles de son âge toujours riantes et heureuses, elle les détestait parce qu'elle n'y avait pas accès. Elle fermait elle-même l'accès à ce bonheur en fin de compte, car loin de chez elle, à Poudlard, elle aurait très bien pu abandonner ses principes qui n'étaient d'ailleurs pas les siens. Mais Nocta n'était aps la fille d'Arcturus Yaxley pour rien, elle était plus narcissique et insolente qu'il ne l'avait jamais été. Elle ne voulait aps se mélanger à la populace comme les Gryffondors qui se baladaient toujours par groupe de cinq au minimum, elle était solitaire et méchante. Oui, méchante, elle se plaisait dans cette pure méchanceté qui n'était rien d'autre qu'un bouclier contre els autres, une barrière entre sa propre souffrance et celle qu'elle voulait faire ressentir aux personnes de son entourage. Se retrouvant en fin de compte encore plus seule qu'au départ. Cela pouvait-il en être autrement? Non. Mais était-elle heureuse? Oui, elle s'en persuadait, tout en sachant au fond d'elle qu'elle ne l'était pas. Elle ne voulait pas penser à tout ça, elle ne voulait pas penser à la crainte que lui inspirait son père et son oncle, au désespoir qu'elle éprouvait en pensant à sa mère, seule figuère un tant soit peu tendre qu'elle avait pu voir dans sa petite enfance et qui n'était plus qu'un vieux tableau dans le manoir. Elle ne voulait pas penser à tout ça, mais lui, l'obligeait à le faire. Elle ferma les yeux durant une fraction de seconde, et les rouvrit plein de haine. Elle détestait ce professeur qui l'obligeait à déterrer partiellement ce qu'elle avait pris tant de temps à enfouir. Elle allait faire une bêtise: elle ne savait aps encore quoi, pleurer ou crier, il fallait qu'elle parte. Elle jeta un dernier regard tueur et tourna les talons pour se jetere littéralement sur la porte, tentant de l'ouvrir à la volée, elle ne savait aps s'il l'avait fermée à clé. Si c'était le cas il poursuivrait certainement ses questions dignes d'une torture psychologique pour la jeune fille, et si la porte s'ouvrait sur elle, alors elle se jetterait dans un couloir ou dans l'autre, sachant pertinemment qu'elle ne sèmerait jamais un professeur de Poudlard, mais étant assez désespérée et désemparée pour tenter le tout pour le tout. La jeuen Serpentard se jeta donc sur la poignée de la porte. La fuite était préférable, elle ne voulait ni pleurer devant cet ignoble sorcier et encore moins aggraver son cas en utilisant sa baguette ou en l'insultant.
   

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MessageSujet: Re: Un sale quart d'heure... [PV Cecil]   Mar 22 Sep 2015 - 21:10
Lorsque le sourire disparut du visage de Nocta, Cecil sut que d'une manière ou d'une autre, il l'avait atteinte. Il dut réprimer une furieuse envie d'exprimer joyeusement sa victoire. Cela n'aurait pas été très professionnel, ni très adulte, mais surtout ça aurait été particulièrement contre-productif. Et il jouait une partie d'échec contre une professionnelle de la dissimulation. Il ne pouvait se permettre aucun faux-pas. Cecil sentit dans le regard de Nocta l'hésitation, la colère, le doute, mais il fut sûr d'une chose. Si elle le détestait par principe auparavant, à présent, elle le haïssait de tout son être.

Puis elle tourna les talons et se dirigea vers la porte. Cecil jubila. Il la tenait. Il n'avait pas fermé la porte à clé en entrant dans le bureau, il n'avait aucune raison de le faire. Mais à présent, il voulait s'épargner une course poursuite éreintante dans le château. Il leva la baguette de Nocta qu'il tenait toujours dans la main, et d'un mouvement sec, il verrouilla la porte alors que la jeune Serpentard posait la main sur la poignée. Il choisit précautionneusement ses mots. Il voulait que ce qu'il dise ait le plus d'impact possible sur Nocta. Il n'espérait pas vraiment la faire craquer, ni même la faire changer. Ce choix serait le sien. Il voulait seulement lui montrer qu'il existait une autre voie. Mais pour cela, il allait devoir frapper très fort.

« Vous me décevez, Nocta. Je vois que dès que la situation ne lui plaît plus, la vipère prend la fuite. J'attendais mieux de vous. Si vous fuyiez c'est que vous n'êtes peut-être pas si forte que vous le pensez. Peut-être n'êtes-vous même pas digne de mon intérêt... »

Cecil fit le tour de son bureau, posa la baguette de Nocta et prit dans ses mains un papier qui traînait, en ignorant complètement la jeune fille. En réalité, Cecil n'arrivait même pas à se concentrer sur ce qu'il lisait. Il voulait seulement provoquer une réaction chez la jeune fille et il se disait que l'indifférence, surtout venant de quelqu'un qu'elle méprisait et haïssait, était la meilleure solution. Pour couronner le tout, il se mit à pianoter sur le bureau, en essayant de faire le plus de bruit possible. Il verrait bien la réaction de l'élève de Serpentard.



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MessageSujet: Re: Un sale quart d'heure... [PV Cecil]   Dim 27 Sep 2015 - 20:16



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Fermée. La porte était fermée à la plus grande honte de la jeun fille. Ou plutôt elle venait de l'être, car au moment où la main blanche de la jeune fille se posait sur la poignée, elle entendit la serrure se bloquer et elle sut que le professeur venait de verrouillée la porte: elle n'avait pas été assez rapide. Nocta ne bougea pas d'un centimètre, elle ne comptait pas se retourner avant de longues secondes, avant qu'elle soit sûre que le rouge aie disparu de ses joues et que ses yeux n'allaient pas laisser réchapper quelques larmes de colère et de frustration. Une fois qu'elle serait sûre de tout ça, alors elle se retournerait pour faire face à la terrible et humiliante situation dans laquelle elle venait de se fourrer.

" Vous me décevez, Nocta. Je vois que dès que la situation ne lui plaît plus, la vipère prend la fuite. J'attendais mieux de vous. Si vous fuyiez c'est que vous n'êtes peut-être pas si forte que vous le pensez. Peut-être n'êtes-vous même pas digne de mon intérêt... "

Elle jouait avec le feu et venait déjà de se brûler, il ne fallait pas qu'elle retente cette douloureuse expérience, et pourtant c'est avec une arrogance à peine dissimulée qu'elle laisse s'échapper un juron entre ses lèvres roses:

"Maudit traître-à-son-sang...!"

Elle se retourna avec véhémence, ses cheveux blonds fouettant l'air en suivant le mouvement brusque de sa nuque. Elle aurait pu lui cracher à la figure à cet instant même tellement sa colère enfantine la dépassait. Pourtant, si quelque chose la différenciait des Gryffondors, c'était bien cette ultime patience qu'elle savait dégainer à tout moment. Son masque d'impassibilité et d'indifférence, qui certes, n'était qu'une illusion, mais qui fonctionnait à merveille et l'aidait à se calmer aussi intérieurement. Elle prit une inspiration et ouvrit ses deux grands yeux bleus pour reprendre contenance: le professeur Vernett ne la regardait même pas! A vrai dire il était en train de lire un vulgaire papier et ses doigts s'abaissaient en un rythme inconnu sur le bois de son bureau. Tout le petit exercice de la jeune fille pour reprendre son calme fut écrasé par cette soudaine indifférence: elle sentit de nouveau ses joues s'empourprer et la colère, ou plutôt la haine à cet instant remonta en flèche. Habituellement c'était elle qui énervait les personnes autour d'elle avec son impassibilité à toute épreuve, le vivre par miroir était quelque chose qui ne lui était encore jamais arrivé. Elle serra ses poings avec tellement de vigueur que ses phalanges étaient presque translucides, empêchant le sansg d'y circuler. Elle se mordit la lèvre jusqu'à sentir un gout de sang dans sa bouche. Elle allait craquer, elle allait exploser et certaines scènes luir evinrent en mémoire: ces moments où elle était seule dans sa chambre, surtout les jours qui suivaient la mort de sa mère. Ces moments où elle rejettait son père et où les gifles et les menaces de ce dernier ne suffisait plus à calmer l'ardeur et la colère, l'incompréhension de la gamine, tous ces moments où elle avait quasiment détruit sa chambre à coup de cris, de rage et d'interventions magiques incontrôlées et involontaires, ces longues nuits solitaires de sa grande chambre dénuée de présence maternelle, ces longues nuits où la seule chose qui lui importait était de crier et de détruire. Et son regard bleu glissa sur les fioles, les livres, les instruments qui étaient disposés sur les étagères, et son la jeune Yaxley se vit les jeter à terre avec rage, les piétiner, les lancer par la fenêtre, les propulser sur ce détestable professeur qui l'avait enfermé dans ce bureau et qui pourtant faisait comme si elle n'y était pas. Elle se sentit soudainement étouffée et des élans de sa claustrophobie revinrent à la chartge. Elle ferma de nouveau les yeux, serra encore plus ses poings, enfonça avec plus de vigueur ses dents dans la chair de sa lèvre déjà rouge: elle ne pouvait pas faire ça, cela lui ferait trop plaisir, il cherchait à l'énerver, il fallait qu'elle soit plus maline, toujours plus maline que les autres. Voilà ce qui faisait sa force, voilà ce qui la rendait tellement méchante et tellement impressionnante pour les autres élèves, elle trouvait toujours le moyen de faire pire que ce qu'on pouvait lui infliger.

Elle rouvrit ses paupières et ses yeux bleus ne vacillaient plus avec le contre-coup de la haine: ils avaient pris une lueur étrangement déterminée.

"Votre intérêt à mon égard est bien la dernière chose dont je me soucie."

Mensonge, terrible mensonge: elle détestait être ainsi releguée plus bas que terre, mais il fallait qu'elle maintienne ce masque sur son visage le plus longtemps possible, il ne percerait pas cette carapace qu'elle formait depuis longtemps déjà, il ne l'atteindrait pas, jamais! La fillette avala sa salive et bravant toute règle de respect, s'assit sur un siège qu'elle avait repéré et prit un livre au hasard sur une étagère. Tap, tap, tap, tap... Le bruit des doigts du professeur qui s'abaissaient et remontaient sur le bureau l'insupportait mais elle serra la mâchoir et feignit à son tour l'indifférence. Elle feuilleta le livre avec une négligence poussée et fit en sorte de se racler la gorge bruyamment et de changer régulièrement de position... du moins s'il lui en laissait le temps...
   

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MessageSujet: Re: Un sale quart d'heure... [PV Cecil]   Mer 14 Oct 2015 - 20:27
Cecil commençait véritablement à s'amuser. Elle avait juré et il avait presque failli laisser exploser sa joie. Presque. Mais il était bien trop fin, et un stratège bien trop talentueux pour se griller de la sorte. Mais le cœur y était. Il sentait que la petite allait bientôt céder, il ne pouvait pas s'arrêter là. Il n'espérait pas forcément qu'elle craque devant lui ou qu'elle se répande en larmes et en paroles, en excuses vides de sens et en aveu de son mal-être, si mal-être il y avait. En vérité, Cecil n'en avait pas grand chose à faire qu'une fille de Mangemort soit malheureuse. Il ne lui souhaitait rien d'autre que de se rendre compte que le monde n'était pas aussi bêtement simple et manichéen que ce que eux pensaient. Il voulait surtout voir dans le regard de la jeune fille, entendre dans sa voix la plus infime et partielle pointe de doute, cette idée dérangeante mais persistante que peut-être, elle pouvait sa tromper, sa famille pouvait se trompait, et une grande partie de son éducation était basée sur des valeurs fétides. La petite ne perdrait sans doute jamais sa morgue, ni son caractère, et c'était tant mieux. Cecil aimait les gens avec du caractère, mais lorsque ce caractère était utilisé dans un but altruiste et noble. Et non dans la défense d'un héritage abscons et venimeux.

"Votre intérêt à mon égard est bien la dernière chose dont je me soucie."

Mensonge. Cecil perçut le mensonge dans cette minuscule, infime hésitation au tout début de la phrase, aussitôt rattrapé avec une maestria impressionnante. Le petite était une grande. Elle serait une sorcière puissante, une femme respectée, pourvu qu'elle n'utilise pas ses dispositions naturelles à des fins vaines. Actuellement, elle s'était assise et feuilletait un livre pris au hasard, imitant Cecil. Elle se racla la gorge de manière bruyante et véritablement exaspérante, ce qui fit sourire intérieurement Cecil, qui continuait lui aussi de pianoter sur son bureau. N'importe quel autre élève se serait pris le savon du siècle. N'importe quel autre élève serait sorti du bureau en pleurant d'humiliation. Mais pas elle. Cecil ne luit ferait pas don de sa colère. Elle se nourrissait à la haine, elle méprisait la bonté. L'indifférence était donc la meilleure solution. A moins que... Cecil eut une idée séduisante. Folle mais terriblement attirante. L'indifférence ou le malaise. Oui... Il allait essayer.

"Lait ou citron pour votre thé?"



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MessageSujet: Re: Un sale quart d'heure... [PV Cecil]   Jeu 22 Oct 2015 - 0:11



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Piégée. Piégée comme un rat, voilà l'image qui lui venait à l'esprit quand elle pensait à sa situation actuelle. Enfermée dans le bureau d'un professeur qu'elle avait ouvertement insulté, qu'elle détestait et qui lui rendait tout aussi magistralement la pareille. Elle ne pouvait sortir. Elle ne pouvait rien faire sinon jouer au jeu, faire comme si rien de tout cela ne l'atteignait. Mais elle perdait patience. Elle était frustrée, perdue, elle avait l'impression d'étouffer dans ce maudit bureau. Pourquoi ne pouvait-elle pas sortir? Pourquoi cet abruti de professeur ne lui criait pas dessus un bon coup avec une ou deux heures de colle et point barre? A quoi jouait-il, qu'est ce que cela pouvait bien lui faire que Nocta résiste ou abandonne? La jeune fille commençait à sentir ses nerfs s'échauffer, elle lisait un mot sur deux du bouquin qui se maintenait entre ses mains tremblantes. Elle avait l'habitude d'énerver et était habituée à ce que ça marche. Elle se sentait aussi bête et désappointée que lorsque son extrême méchanceté s'était vue confronter à l'ultime bonté de Nim. Et bien c'était la même chose, le professer Vernet inversait les rôles.

"Lait ou citron pour votre thé?"

C'en était trop, cette dernière question resta en travers de la gorge de la jeune fille. Elle jeta le livre par terre, rage masquée par une indifférence de plus en plus faible. Elle se releva plus rapidement qu'elle ne l'aurait voulu et se planta devant le jeune professeur d'arithmancie. Ses deux mains blanches et enfantines à plats sur le bureau elle s'avança pour demander d'une voix où perçaient colère et terreure:

"Qu'est ce que vous attendez de moi?"

Elle ne voulait plus jouer. Elle ne s'était même pas lassée, elle angoissait. Elle avait besoin d'air, besoin de pouvoir échapper à cette pièce dans laquelle elle était enfermée. Sa claustrophobie revenait à la charge à chaque fois qu'elle posait son regard bleu sur la porte verrouillée. Elle se passa une main sur le front: plus rien n'avait d'importance maintenant. La seule chose qui l'importait était de sortir d'ici.

"Ouvrez cette porte, vous n'avez pas le droit de m'enfermer."

Bien sûr qu'il en avait le droit, en revanche Nocta n'avait pas le droit de lui parler sur ce ton, de jeter son livre et encore moi de lui donner des ordres. Mais, en y réfléchissant, elle n'avait pas le droit de faire tout ça! Elle avait peut-être trouvé une solution pour sortir. Plus elle dérogeait aux règles, plus son ca s'aggraverait, et le professeur serait ainsi obligé de contacter quelqu'un d'autre, c'est-à-dire de sortir de son bureau ou encore de renvoyer Nocta. Elle prit une inspiration et fit lentement glisser un instrument inconnu du bureau d'ébène. Elle écouta le choc avant de prendre un air faussement contri:

"Oups, je suis vraiment désolée professeur, je suis si maladroite..."
   

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MessageSujet: Re: Un sale quart d'heure... [PV Cecil]   Jeu 22 Oct 2015 - 12:08
La provocation de Cecil eut l'effet escompté. Nocta jeta le livre qu'elle lisait et vint planter ses mains sur le bureau du professeur. Cecil releva la tête très lentement et la fixa d'un air de suprême désintérêt.

"Qu'est ce que vous attendez de moi?"

C'était une excellente question à laquelle Cecil n'était pas sûr de connaître la réponse. Pourquoi la gardait-il ainsi dans son bureau? Pourquoi ne lui donnait-il pas juste une retenue, à rapport à son directeur de maison et c'était tout? Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais il n'en laissa rien paraître. Il avait réussi son coup, Nocta était énervé, et cette phrase était sans doute la plus honnête qu'elle ait dite depuis qu'elle avait franchi le seuil du bureau. La jeune fille passa une main sur son front, et Cecil vit dans son regard une lueur folle, un début de peur panique. La sueur perlait sur ses tempes, elle semblait véritablement mal à l'aise.

"Ouvrez cette porte, vous n'avez pas le droit de m'enfermer."

Cecil fit glisser sur regard vers le porte avant de revenir très lentement vers Nocta. Même s'il ne savait pas pourquoi il ne voulait pas laisser partir la jeune fille, il était certain qu'il n'était pas prêt à ouvrir la porte. La main de la jeune fille glissa doucement sur le bureau de Cecil emportant avec elle un instrument de mesure du déplacement des astres que qu'il avait ramené de Chine. L'objet se fracassa contre le sol et Nocta prit un air désolé.

"Oups, je suis vraiment désolée professeur, je suis si maladroite..."

Cecil se leva et alla préparer le thé. Il prit son temps, tout en réfléchissant à toute allure. Déjà pour atténuer la colère que le geste puéril de Nocta avait provoquée. Mais surtout afin de décider de ce qu'il allait faire avec elle. S'il la laissait partir maintenant, elle allait probablement ressasser sa colère pendant des jours entiers, ce que serait contreproductif. Cecil ne pouvait espérer la changer en quelques heures de discussion. La seule chose qu'il pouvait peut-être lui faire était lui montrer qu'un autre chemin était possible. Une autre voie. Lui faire comprendre que sa vie serait une série de choix et que sa personnalité serait définie par ces choix et non pas par son ascendance. C'était la seule chose qu'il pouvait faire à cet instant. Il dut réprimer la frustration du sentiment d'impuissance. Mais le choix de changer Nocta n'était pas le sien. La seule chose qu'il se devait de faire en tant que professeur était de veiller à ce que ces mauvaises actions soient punies. Il servit deux tasses dans lesquelles il mit un nuage de lait. Il en déposa une devant Nocta et se rassit en buvant une gorgée de la sienne. Utilisant la baguette de Nocta, il répara l'instrument brisé qui vint se remettre à sa place comme si rien ne c'était passé.

"Nocta, je vais informer le professeur Audlington de votre conduite et je le laisserai vous infliger la punition qu'il jugera la plus appropriée à votre conduite. Je n'ai rien de plus à vous dire que ce dont je vous ai déjà fait part, si ce n'est une toute petite chose. Si jamais vous sentez en vous l'envie de quelque chose de différent, si jamais vous voulez sortir de votre colère et de vos secrets, revenez me voir. Nous sommes bien plus semblables que vous ne le pensez."

Cecil marqua un temps d'arrêt, buvant une gorgée de son thé. Il patienta quelques instants, choisissant avec soin ses mots.

"Le chemin de nos parents n'est pas le seul qui existe. Je veux vous aider, mais je ne peux le faire si vous même ne le souhaitez pas. Tout ce que je peux faire, c'est de vous montrer que les portes existent et qu'elles vous sont toutes ouvertes."

Reprenant sa baguette, Cecil déverrouilla la porte de son bureau qui s’entrebâilla.

"La porte est ouverte. A voir de vous où vous voulez qu'elle vous mène et quand vous voulez l'emprunter. Le choix est votre."

Cecil reporta son attention sur le livre ouvert devant lui et but une gorgée de thé.



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MessageSujet: Re: Un sale quart d'heure... [PV Cecil]   Dim 25 Oct 2015 - 0:04



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Il s'en moquait. Nocta venait de casser un objet quelconque sur son bureau et ce professeur s'en moquait. Peut-être n'était-ce pas assez précieux? Ou alors faisait-il semblant de ne pas être atteint par ce geste. La jeune Serpentard inspira doucement. Il lui prit soudain l'envie de tout détruire, de jeter par terre chacun des objets sur lequel elle posait les yeux, de jeter les tasses, les feuilles, les plumes, les chaudrons, les outils, de tout briser en mille morceaux. Les images de destruction hystériques passaient dans sa tête pendant que le sorcier revenait avec son thé fumant. Les yeux bleus de la jeune fille se posèrent avec une quasi-horreur sur la tasse devant elle. Elle allait exploser, ou imploser. Dans les deux cas les conséquences allaient être désastreuses. La descendantes Yaxley vit le jeune homme saisir sa baguette et réparer l'objet qu'elle avait brisé avec. Elle se mordit la lèvre jusqu'au sang pour ne pas hurler, c'était pour elle le comble de l'humiliation, un certain sadisme presque à utiliser sa baguette pour réparer ce qu'elle même elle avait cassé.

"Nocta, je vais informer le professeur Audlington de votre conduite et je le laisserai vous infliger la punition qu'il jugera la plus appropriée à votre conduite. Je n'ai rien de plus à vous dire que ce dont je vous ai déjà fait part, si ce n'est une toute petite chose. Si jamais vous sentez en vous l'envie de quelque chose de différent, si jamais vous voulez sortir de votre colère et de vos secrets, revenez me voir. Nous sommes bien plus semblables que vous ne le pensez."

Elle aurait en temps normal offert au sorcier un sourire des plus ironiques ou faussement offensés, agrémenté d'un petit rire narquois. Mais elle était encore trop frustré pour ça et peinait déjà bien assez pour rester un tant soit peu impassible. Elle ne se risquerait pas à sourire et encore moins à rire comme elle aimait le faire en tant que digne peste. Elle n'avait aucune envie que le professeur Audlington soit au courant de tout ça puisque son père avait déjà été contacté la semaine passé. Quant à la punition qu'elle aurait, elle serait ridicule comparée à celle que son père ou son oncle lui infligerait. Elle se sentit défaillir en y pensant mais ferma les yeux un court instant. Elle ne pouvait pas se permettre de penser à ça ici et maintenant, elle ne pouvait se permettre de montrer ses peurs et ses faiblesses, l'humiliation était déjà bien assez douloureuse comme cela.

"Le chemin de nos parents n'est pas le seul qui existe. Je veux vous aider, mais je ne peux le faire si vous même ne le souhaitez pas. Tout ce que je peux faire, c'est de vous montrer que les portes existent et qu'elles vous sont toutes ouvertes."

Nocta n'écoutait pas. Les paroles restaient gravé dans sa fidèle mémoire mais pour le moment, elle se fochait pas mal de ce qu'il pouvait bien raconter et manquait par ailleurs de maturité pour bien le comprendre. En revanche, elle fut particulièrement attentive lorsqu'elle vit le professeur Vernet saisir sa baguette et la diriger vers la porte. Si elle n'avait pas eu un minimum d'honneur, elle se serait déjà jetée vers la sortie pour enfin respirer.

"La porte est ouverte. A voir de vous où vous voulez qu'elle vous mène et quand vous voulez l'emprunter. Le choix est votre."

Les yeux bleus de la jeune fille glissèrent de sa tasse encore fumante à la porte ainsi déverrouillée. C'était elle qui prenait la fuite, comme d'habitude. Elle hésita seulement quelques secondes. Puis elle sentit la rage de nouveau gronder en elle: il était trop calme, pourquoi était-il si calme? Elle se leva d'un seul bond sans même s'en rendre compte et balaya d'un violent revers sa tasse de thé.Sa respiration se fit plus rapide, plus hachée, et elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle le détestait vraiment. Elle voulut ajouter quelque chose, n'importe quoi mais rien ne lui vint, elle dont les répliques étaient habituellement acerbes, elle ne trouva rien à dire. Elle tourna alors furieusement les talons et sortit d'un pas maintenu. Dès qu'elle fut sortie du bureau elle s'élança en laissant les larmes rouler sur ses joues blanches. Elle courut et se glissa dans un coin quelconque pour être tranquille. Sa main tâta sa poche droite... elle n'avait pas sa baguette. Elle l'avait laissé au professeur. Elle en avait besoin, elle avait besoin de sa baguette, d'être rassurée! Elle songa que peut-être il la ferait passer un l'un de ses professeurs mais abandonna vite cette idée. Au vu du caractère de cet homme, il était certain qu'il attendrait qu'elle vienne d'elle-même la chercher. Il ne servait donc à rien de retarder le moment fatidique. Autant récupérér son précieux outil dès maintenant. Elle essuya rapidement ses joues mouillées et marcha, une fois de plus humiliée vers le bureau du professeur Vernet. La porte était encore entrouverte. Elle tapa doucement, la tête baissée, n'osant guère le regarder dans les yeux.

"J'ai oublié de vous demander ma baguette...monsieur."

Le dernier terme sortit difficilement. L'humiliation était cuisante et totale. Ne pas le regarder. Elle ne voulait pas croiser son regard, elle ne voualit pas qu'il voie ses yeux rougis et ses joues baignées de larmes.

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Cecil Vernet
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MessageSujet: Re: Un sale quart d'heure... [PV Cecil]   Mer 28 Oct 2015 - 11:57
Nocta sortit rapidement, après avoir balayé d'un revers de main la tasse de thé. Elle avait semblé vouloir parler mais avait finalement préféré partir. Cecil était un bien piètre legilimens, mais cela ne l'avait pas empêcher de percevoir le trouble profond de la jeune fille. Visiblement, ses paroles avaient eu un impact sur elle, et Cecil s'en félicita. Il se sentait étonnamment calme, pensif. La colère qu'il avait pu ressentir en voyant la jeune fille exécuter son sort quelques minutes plus tôt s'était complètement évanouie, laissant place à une quiétude qu'il avait du mal à analyser. Il ne savait vraiment pas si, comme il l'avait invitée, Nocta reviendrait un jour vers lui, mais cela ne le dérangeait pas. Il savait qu'il l'avait atteinte, et cela prouvait que, quelque part entre sa fierté et le poids de sa famille, un espoir, une envie peut-être de quelque chose d'autre était toujours vivant. Il but une gorgée de thé et d'un mouvement de baguette, il répara la tasse qui vint elle aussi se reposer délicatement sur le bureau. Cecil se rendit alors compte que ce n'était pas sa baguette.

Nocta était partie en oubliant de la récupérer, et Cecil l'avait laissée partir en oubliant de lui rendre. Il se demanda quelques instants si elle allait s'en apercevoir et si elle allait revenir la chercher. Farouche comme elle était, elle s'en rendrait compte assurément très vite, mais son retour vers le bureau n'était pas aussi évident. Cecil observa l'objet. C'était une très belle baguette. Tout sorcier expérimenté pouvait sentir sa puissance et sa volonté. Du bois d'if sans aucun doute, avec un ventricule de coeur de dragon. Une baguette forte, ambitieuse, dangereuse aussi. Un outil difficile à manier et encore plus à dompter, ce qui prouvait que la jeune fille était véritablement une puissante sorcière en devenir.

Cecil se leva, en observant toujours la baguette de Nocta. Il la trouvait étonnamment confortable, comme si elle s'adaptait à lui. Il le leva et souffla "Spero Patronum". Son lion argenté en jaillit dans un éclaire puissant. Le Patronus fit le tour de la pièce pour revenir s'assoir devant Cecil. Il était étrangement lumineux, presque aveuglant. Cecil regarda une fois encore la baguette. Etait-ce de la jubilation qu'il sentait? Dans tous les cas, l'outil semblait vibrer d'être utilisé à pleine puissance, et si son allégeance n'avait pas changé, Cecil sentait comme une forme de respect de la part de la baguette à son égard. Comme si elle le jaugeait digne d'être son adversaire.

Quelqu'un frappa à la porte et Nocta entra, les yeux rivés vers le sol.

"J'ai oublié de vous demander ma baguette...monsieur."

La jeune fille semblait vouloir éviter à tout prix de la regarder dans les yeux. En levant la tête elle aurait pourtant découvert une scène pour le moins étonnante. Cecil la fixait, et son Patronus faisait de même. Tous deux la fixait du même air, d'un regard calme et serein, mêlé à une forme de sévérité.

"Votre baguette est puissante, Nocta. Mais aussi porteuse d'un sombre message. Voldemort aussi avait une baguette en bois d'if. J'espère que vous saurez vous montrer digne d'elle, sans céder aux excès dans lesquels elle pourrait vous mener. La baguette choisit son sorcier, et non l'inverse. Elle vous a choisi. Méritez là."

Sans lui adresser un seul mot, Cecil lui tendit sa baguette. Il n'avança pas d'un seul pas afin qu'elle soit obligée de relever la tête et de venir vers lui. Il voulait voir ce que ses mots allaient provoquer chez elle.



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Nocta S. Yaxley
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MessageSujet: Re: Un sale quart d'heure... [PV Cecil]   Dim 22 Nov 2015 - 0:33



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*Ne surtout pas lever les yeux, ne surtout pas lever les yeux...* La jeune fille gardait la tête baissée en priant pour que ses yeux ne soient pas trop rougis par sa crise de larmes. Mais elle savait pertinemment que c'était inutile d'espérer cela alors même que sa peau si blanche se teintait de rouge bien trop rapidement. Si elle aimait arborer un masque d'indifférence, son corps semblait quant à lui bien décidé à montrer ce qu'elle ressentait. Elle eut une bouffée de colère qui faillit s'emparer d'elle en pensant qu'elle s'était mise à pleurer après une discussion avec cet imbécile de professeur. Si elle rapportait ce qui s'était dit à son oncle et son père, elle aurait vraisemblablement de gros soucis, tant par le fait qu'elle se soit fait remarquer que par la faiblesse dont elle avait fait preuve. La jeune sorcière avait donc d'ores et déjà pris la décision de ne parler de cette entrevue à personne, et surtout pas à sa famille. Elle ne savait que trop bien quelle serait leur réaction. La fille Yaxley agita un peu la tête pour que ses longues et fines mèches blondes cachent son visage et en particulier son regard. Elle attendait la réaction du professeur Vernet, qui ne se fit d'ailleurs pas attendre.

"Votre baguette est puissante, Nocta. Mais aussi porteuse d'un sombre message. Voldemort aussi avait une baguette en bois d'if. J'espère que vous saurez vous montrer digne d'elle, sans céder aux excès dans lesquels elle pourrait vous mener. La baguette choisit son sorcier, et non l'inverse. Elle vous a choisi. Méritez là."

En temps normal, les premiers mots de ce jeune professeur auraient rempli la Serpentard de joie et d'orgueil. Néanmoins la précédente discussion et le petit jeu de provocation l'avait mise dans une humeur exécrable qui laissait place à trop de doutes dans ses pensées; elle ne réagit pas. En revanche, elle ne put s'empêcher de montrer plus d'intérêt en entendant le nom de Voldemort.

"Ne...!"

Elle tressaillit surtout sans le vouloir et se retint au dernier moment. Elle aurait voulu se mettre à hurler de ne jamais prononcer ce nom, qu'il n'était pas digne de nommer ainsi le Seigneur des Ténèbres mais elle se retint juste à temps. Ce n'était certainement pas de cette façon qu'elle allait récupérer sa baguette, mais ce nom qui résonnait à ses oreilles lui rappelait de mauvais souvenirs. A commencer par celui où elle même avait prononcé le mot "Voldemort" qu'elle avait lu dans un livre. Elle était encore toute petite et sa mère était encore en vie. Ils étaient à table et les réactions qui s'étaient successivement peintes sur les visages des membres de sa famille présents l'avaient marqué. Ils étaient passés d'un étonnement plein d'effroi à une bouffée d'indignation pour finir par une franche colère. Son père l'avait violemment giflé et c'était la première et dernière fois qu'elle avait prononcé ce nom. Et elle venait de l'entendre de la bouche de cet homme qui, en cet instant, concentrait toute sa haine et sa colère de fillette de onze ans en sa seule personne. Elle avait écouté la suite et avait su replacer sa concentration dans sa baguette plutôt que dans cet affront terrible. Car sa baguette était faite dans le même bois que celui du Seigneur des Ténèbres! Cela expliquait peut-être en partie la fierté qu'elle avait lue dans le regard de son oncle lorsqu'elle était allée chez Ollivander. Herbert Yaxley lui avait alors dit que le bois d'if était fait pour les meilleurs duellistes et puisque c'était là un sport dans lequel excellait tous les Yaxley depuis leurs plus lointains ancêtres, elle avait cru que c'était pour cette raison, mais peut-être pas seulement en fin de compte. Néanmoins, le silence revint. Nocta se fichait pas mal des sombres chemins dont parlait le professeur Vernet en cet instant, elle n'avait écouté que ce qu'elle voulait entendre. Mais il n'y eut rien d'autres. Aucun mouvement de la part du jeune homme. Elle devait donc relever la tête. Elle prit son courage à demain et tenta de prendre son air le plus hautain. Elle fit glisser ses cheveux blonds sur ses yeux bleus rougis par les larmes et fit face à une vision des plus étranges: un lion doré la surveillait de son regard sévère... exactement de la même façon que le professeur. Aïe. Elle avait croisé son regard, trop tard. Elle rompit aussitôt le contact visuel et se mordit la lèvre. Le majestueux lion l'avait prise au dépourvu. Elle s'avança de plusieurs pas et tendis la main pour récupérer sa précieuse baguette. Elle serra les doigts autour du bois d'if. Maintenant qu'elle était revenue, il lui fallait attendre l'autorisation du professeur pour quitter les lieux, elle ne voulait plus risquer son honneur devant une porte verrouillée...



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Cecil Vernet
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MessageSujet: Re: Un sale quart d'heure... [PV Cecil]   Mar 8 Déc 2015 - 17:29
A peine Nocta eut-elle repris sa baguette, le Patronus de Cecil disparut. Pourtant, la petite l'avait vu. Elle avait croisé son regard et elle avait tressailli. Cecil ne savait pas vraiment quoi en penser. Avait-elle vu dans l'animal quelque chose qui lui échappait à lui? N'y avait-elle rien vu d'autre qu'un Patronus, impressionnant certes, mais fort semblable à son sorcier? Il ne savait pas, mais il pensait que ce contact visuel ne resterait pas fortuit. Du moins il l'espérait. Quoique ce soit pour que la petite apprenne.

Visiblement, Nocta attendait son autorisation pour quitter le bureau. Lui ayant donné une première fois, Cecil ne s'attendait pas à devoir à nouveau lui enjoindre de retourner dans son dortoir, mais il était vrai, après tout, qu'une élève polie se devait d'attendre le mot de son professeur pour sortir. Et si elle n'était pas fondamentalement courtoise ou respectueuse, Nocta était sans conteste polie lorsqu'il lui fallait l'être. Lorsqu'elle savait qu'elle se rapprochait trop de la limite sans doute. Quelque chose frappa soudain Cecil. Il détailla Nocta du regard, et, bien qu'elle ait la tête baissée, il sentit son intuition se confirmer. Il regarda Nocta et vit un paradoxe. Ou peut-être une danse. Non. Un combat. Un combat permanent entre le feu et la glace, entre l'impulsion et le calcul. Un combat déchirant ou bien souvent la froideur et la distance l'emportaient.

Cecil décida qu'il allait l'autoriser à partir, mais d'abord, il allait lui donner quelque chose. Peut-être quelque chose qui la ferait réfléchir. Il se dirigea vers son armoire vitrée, dans laquelle il exposait ses objets de valeur, il l'ouvrit et en sortit un petit pendentif représentant le Yin et le Yang au bout d'une chaîne d'argent. Il s'arrêta un instant avant de revenir vers Nocta. Il lui prit la main et déposa dedans le pendentif.

"Je vous prête cet objet. Que vous le portiez ou non, cela m'est égal. Il est enchanté, donc si vous le perdez, je le retrouverai facilement. Considérez cela comme une opportunité, Nocta."

Cecil laissa le silence revenir puis reprit :

"Vous pouvez partir."

Il se détourna d'elle et retourna s'assoir à son bureau. Il savait qu'il n'avait pas fini d'entendre parler de Nocta Yaxley.



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Nocta S. Yaxley
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MessageSujet: Re: Un sale quart d'heure... [PV Cecil]   Mar 12 Jan 2016 - 23:49



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Le contact familier de sa baguette d'if lui fit le plus grand bien et lui permis de garder contenance. Elle ne savait pas réellement pourquoi, mais le lion l'avait effrayé. Elle sentait toute la tension de la pièce peser sur ses épaules et elle n'avait qu'une seule envie: sortir de ce bureau au plus vite pour rejoindre son dortoir. Après l'adrénaline de toute cette énorme provocation en continue qu'elle venait d'effectuer auprès du professeur Vernett, elle savait que son cas s'aggraverait sérieusement auprès du professeur Audlington, et par conséquent que son père l'apprendrait. Elle baissa malgré elle un peu plus la tête en sentant ses mèches blondes glisser sur son visage. Elle ne réfléchissait jamais longtemps à ses actes et se rendait toujours compte trop tard des conséquences catastrophiques qu'ils engendraient. Mais il n'y avait pas que cela. Il y avait autre chose, un peu comme lorsqu'elle se trouvait en présence de Nim. De la même façon que la jeune Poufsouffle, le professeur Vernett mettait Nocta mal à l'aise et elle venait de comprendre pourquoi: ils ne réagissaient pas à ses provocations comme elle s'y attendait. Elle était habitué soit à la confrontation directe, soit à l'abandon de son interlocuteur. Mais elle ne savait comment réagir face à un calme, peut-être apparent, certes, mais néanmoins très frustrant. Elle venait, pour une des premières fois de sa vie, d'être confronté à un homme qui sans pour autant la rejeter complètement, lui avait fait comprendre qui commandait avec un froid glacial. Et elle avait compris, même si elle avait tiré sur l'élastique jusqu'au bout, elle ne remettait plus en question l'autorité de ce Sorcier. Ce qui ne voulait pas dire pour autant qu'elle le respectait... mais elle ferait attention la prochaine fois à ne plus perdre la face... car même si elle refusait de se l'avouer, et même d'y penser, elle avait peur de tout ce que lui avait dit le professeur d'arithmancie. A propos de sa famille, mais aussi à propos d'elle-même. Elle refusait d'y prêter attention, mais au fond, chacun des mots restait gravé dans sa mémoire et un jour ou l'autre, elle serait bien obligé de se pencher dessus. Elle attendait la permission de s'en aller depuis de longues minutes déjà, mais rien ne venait. En entendant une porte d'armoire s'ouvrir, elle releva cependant la tête: le professeur Vernett venait d'ouvrir une vitrine et saisit quelque chose qu'elle ne vit pas dans sa main. Elle le fixa avec méfiance tandis qu'il revenait vers elle.

"Je vous prête cet objet. Que vous le portiez ou non, cela m'est égal. Il est enchanté, donc si vous le perdez, je le retrouverai facilement. Considérez cela comme une opportunité, Nocta."

Elle ne bougea pas pendant quelques longues secondes, fixant le pendantif noir et blanc que lui tendait le professeur. Etait-ce un piège? Elle leva des yeux des plus suspicieux vers le jeune homme sans savoir comment réagir. Puis finalement, elle fit passer sa baguette dans la main gauche et saisit l'objet dans sa main droite.

"Vous pouvez partir."

Nocta murmura un "bonne journée" sifflant entre ses dents et s'éclipsa le plus dignement qu'elle put. Elle marcha rapidement en bousculant plusieurs Serdaigles de deuxième année sans y prêter attention. Enfin elle arriva dans sa salle commune et descendit jusqu'à sa chambre, heureusement vide. Elle ralentit alors seulement le pas et s'assit sur son grand lit vert et argent. Elle ouvrit la paume de sa main pour fixer le pendentif du Yin et du Yang. Oui, cet homme ressemblait décidément bien à Nim. Alors qu'elle avait brûler le livre de la Poufsouffle, celle-ci l'avait saisi dans ses bras. Et quand elle manquait effrontément de respect à un professeur ce dernier lui laissait un collier (après lui avoir fait bavé, certes). Elle ne pouvait comprendre ces gestes. Cela la dépassait complètement et elle eut envie de jeter le collier dans les eaux du Lac Noir. Mais la complémentarité des deux gouttes d'eau, si semblable et si différentes l'en empêchèrent: elle serra le bijou dans sa main droite et ouvrit un tiroir. Elle saisit une petit bourse de cuir dans laquelle se trouvait une bague en argent surmonté d'un serpent qui avait appartenu à sa mère. Elle mit le petit collier dedans et finit par refermer la bourse. Elle avait une envie folle de le mettre autour de son cou, mais sa fierté l'en empêchait... comme tellement d'autres choses.


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